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Fès: Un nouvel investissement dans l’offshoring informatique 

Mercredi 21 février 2018 à 11h15
Fès: Un nouvel investissement dans l’offshoring informatique
Photo de "famille" où le wali et le maire de Fès, posent aux côtés de l'ambassadrice du Canada et du président chez CGI, de la région France-Luxembourg-Maroc 

CGI est une multinationale spécialisée dans les systèmes d’informations (SSII). Elle a inauguré en grande pompe, ce mardi 20 février, son troisième site au Maroc. La holding canadienne prévoit d’y employer 250 ingénieurs dès 2019. Aujourd’hui, plus d’une centaine de jeunes fassis y exercent déjà.

Le choix de Fès pour un tel investissement, pourrait surprendre plus d’un. C’est une cité plutôt connue pour son tourisme et son artisanat. Mais l’ancienne capitale du Maroc est aussi sa troisième plus grande ville, avec plus d’un million deux cent mille habitants. Plus encore, son université et celles de sa région accueillent plus de 103.000 étudiants

Le contexte

Face à une démographie importante, comme celle de Fès, les économistes sont partagés. D’aucuns la voient comme un handicap à une allocation efficiente des ressources par l’Etat, d’autres en revanche, la perçoivent comme une opportunité à saisir, celle d’une force de travail disponible et d’un marché potentiel de consommateurs.

Dès le début du XXIe siècle, l’Etat marocain a délibérément adopté la deuxième lecture. Dans le cadre de ses plans successifs, visant l’intégration du Maroc dans l’économie mondiale, des secteurs d’activité précis, où le Maroc avait des chances réelles de développement, ont pu être identifiés. Les "métiers mondiaux" du Maroc étaient nés, et des mesures concrètes furent initiées, afin d’inciter les operateurs internationaux à y investir.

Parmi ces secteurs, l’offshoring figure en bonne place. Il s’agit d’accueillir les délocalisations des activités tertiaires (activités de bureaux), émanant des pays à forts coûts salariaux.

L’offshoring ne se résume pas aux call-centers, où des opératrices se limitent à des réceptions d’appels répétitifs. Il s’étend aussi à des activités à forte valeur ajoutée, comme le développement des services informatiques à distance. 

L’offshoring technique (informatique ou IPO, administratif ou BPO….) a par ailleurs l’avantage d’être un grand consommateur de cadres en début de carrière. Il permet donc de résoudre, ne serait-ce que partiellement, l’épineux problème du chômage élevé chez les jeunes diplômés.

L’Etat engage de lourds investissements dans la région

Pour accueillir les activités délocalisables des multinationales, l’Etat n’a pas hésité à engager de lourds investissements:

D’abord dans des structures dédiées, capables de satisfaire les desideratas des acteurs internationaux, opérant dans le secteur des technologies, habitués aux standards internationaux en termes d’infrastructures logistiques et de connectivités informatiques. 

La CDG, bras financier de l’Etat, fut mise à contribution afin de développer des technopoles, où des locaux prêts à l’emploi, sont proposés en location aux opérateurs de l’offshoring. Les quatre zones d’activités réalisées dans les villes de Casablanca, Rabat, Fès et Oujda offrent aujourd’hui une capacité d’accueil cumulée, de 300.000 m2.
M. A. Hanouf est le directeur général de MedZ, société d’aménagement et de gestion des quatre technopoles. Il a annoncé dans le cadre de cette inauguration, que la CDG y a déjà investi plus de 3,5 milliards de DH (MMDH). 

Son effort d’investissement continue et MedZ projette des extensions pour atteindre une capacité globale de 400.000 m2 en 2021. Selon M. Hanouf et grâce aux commodités qu’elles offrent, ces technopoles sont plébiscitées par les opérateurs et concentrent à elles seules, 40% de l’activité nationale de l’offshoring.

Parallèlement à la construction des infrastructures, un programme national pour la formation annuelle de 10.000 ingénieurs, fut lancé en 2006 dans les différentes universités marocaines. Il s’agissait de contourner la faible capacité d’accueil des écoles d’ingénieurs, induite par la sélectivité importante de leurs concours d’admission. Des licences et des masters techniques ont été mis en place, afin d’accompagner l’implantation au Maroc des métiers mondiaux en général et de l’offshoring en particulier.

Dans son allocution d’ouverture, M.Y. El Bari, chargé du secrétariat général au ministère du Commerce et de l’Industrie, a d’ailleurs déclaré que les jeunes aujourd’hui, sont l’atout majeur du Maroc. Il a tenu à préciser que ce sont des investisseurs déjà installés au Maroc, qui confirment que les qualifications des jeunes diplômés et leur ambition d’apprendre de nouveaux métiers, constituent un avantage décisif pour le Maroc

M. Benlemlih est le doyen de la faculté des Sciences de l’université de Fès. Egalement invité pour cette cérémonie d’inauguration, il a tenu à préciser que son établissement accueille plus de 10.000 étudiants et qu’il propose vingt-sept spécialités techniques, dont sept réservées exclusivement aux métiers informatiques.

Par ailleurs, le PAI (plan d’accélération industrielle) lancé en 2014 a confirmé le plan offshoring de 2005, en reconduisant les incitations fiscales. Elles consistent en une exonération totale de l’IS, les cinq premières années, suivie d’un plafonnement à 17% pour les années d’après. A Fès, selon les dires du DG de MedZ, ce plafonnement est ramené à 10% seulement et des primes à l’embauche sont prévues par la région de Fès-Meknès.

Cette panoplie d’actions gouvernementales commence à porter ses fruits. Grâce à une croissance soutenue, l’offshoring réalise en 2017 plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires et emploie 75.000 personnes, selon le DG de MedZ.

CGI Maroc

La holding canadienne fait partie des premiers partenaires de l’Etat marocain, dans sa stratégie de développement d’un hub régional, au cœur du réseau mondialisé de l’économie digitale. 

CGI Maroc, c’est d’abord un premier site ouvert à Rabat en 2004 employant 300 employés et un second site ouvert à Casablanca en 2006 employant 550 employés. Sur les trois sites de Casablanca, Rabat et Fès, CGI emploie presque 1.000 personnes. En 2018, elle compte embaucher 400 ingénieurs supplémentaires.

La moyenne d’âge dans les filiales marocaines est de 29 ans et traduit une politique des ressources humaines, axée sur les jeunes diplômés et sur des plans de formation continue, internes à l’entreprise.

Un groupe de travail, de la nouvelle structure CGI Fès, sise à Fès-Shore

Des plans de carrière sont également proposés aux collaborateurs afin de les retenir. Les métiers informatiques, sont en effet soumis à de fortes tensions ces dernières années et des responsables RH parlent même d’une "pénurie" d’informaticiens. C’est une tendance mondiale, générée par l’accélération de la digitalisation des entreprises et des administrations, et l’adoption progressive des intelligences artificielles.

L’activité principale des équipes marocaines chez CGI, est la maintenance à distance des systèmes d’informations des clients (TMA). Certaines équipes travaillent aussi sur le développement de certains modules, à la demande des clients, afin d’éviter des incidents répétitifs ou pour gagner en productivité (maintenance évolutive). 

D’autres travaux peuvent être assurés par les équipes marocaines, comme les tests de mise en place d’un progiciel chez le client (TRA), le traitement des données (data management), ou encore des tâches de backoffice (BPO). Cependant, les sites marocains demeurent tributaires de l’action commerciale de la filiale française du groupe.

CGI International

Dans le monde, CGI est la 5e entreprise de service en technologies de l’information. Elle emploie plus de 72.500 professionnels, dans plus de 400 sites, implantés dans 41 pays.

Son portefeuille compte plus de 5.000 clients, dont 15 des 20 plus grandes banques au monde. CGI est également présente dans des secteurs comme la santé, l’industrie, les assurances et les services publics.

CGI a développé 4 métiers différents, pour accompagner ses clients dans leur transformation digitale: 

>Le conseil, où CGI étudie les besoins de ses clients pour leur proposer les technologies adéquates (SAP, ORACLE,….)

>L’intégration des systèmes d’informations déjà existants chez ses clients.

>Le développement de solutions informatiques, pour répondre à des besoins spécifiques chez ses clients.

>Accueil des activités externalisées, de chez ses clients (BPO, IPO,…).

L’étendue des produits et des prestations que CGI International offre aujourd’hui à ses clients, illustre le grand potentiel de développement de l’outsourcing technique au Maroc. Un investissement, comme celui inauguré ce mardi 8 février, doit donc être considéré comme faisant partie des prémisses d’un long processus de croissance.

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