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Valorisation des résidus miniers à Jerada: les grandes lignes du projet-pilote 

Mercredi 21 février 2018 à 16h23
Valorisation des résidus miniers à Jerada: les grandes lignes du projet-pilote
 

C’est l’un des projets les plus innovants du plan de relance économique de Jerada: la valorisation des résidus issus de l’exploitation des mines de charbon. Le projet était au cœur des discussions lors d’une réunion qui s’est tenue dans la ville minière, mardi 20 février. De quelle manière ces résidus miniers seront-ils valorisés? Et à quelles fins? Les détails.

Depuis le début du mouvement de revendication sociale à Jerada, cette réunion est la toute première à réunir officiels et industriels, autour d’un projet concret dont les retombées peuvent à coup sûr contribuer à la redynamisation économique de cette province moribonde.

C’est en effet le 20 février qu’une délégation du ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable, s’est réunie avec des représentants de la Fédération des industries des matériaux de construction (FMC). Ensemble, ils se sont penchés sur l’opportunité de mettre en place un projet pilote de valorisation des résidus miniers, que l’on appelle communément les ‘stériles’.

Le potentiel est d’ores et déjà évalué à plus de 25 M de tonnes. «Il s’agit en fait de la montagne noire qui surplombe la ville de Jerada, et il existe un site similaire à Midelt. Le projet pilote prévoit la valorisation de ces résidus sous forme de matériaux de construction. Il permettra également de libérer une assiette foncière d’une centaine d’hectares en plein cœur de Jerada» explique à Médias24 David Toledano – président de la FMC.

S’il existe différentes techniques de valorisation des résidus miniers, l’industriel en retient quatre axes prometteurs:

-Energie: une partie des stériles affiche une teneur intéressante en charbon, qui peut être réutilisée - moyennant traitement, en tant que combustible par les industriels.

-Matériaux de construction: les résidus miniers peuvent intégrer le processus de fabrication des briques rouges, sous forme de matière première. Ils peuvent aussi entrer dans la composition du ciment.

-Infrastructures: les résidus peuvent être utilisés dans la construction de routes, en particulier dans les soubassements.

-Environnement: une partie des stériles sera réutilisée pour combler les puits clandestins de charbon, qui sont plus de 3.000, uniquement dans la province de Jerada.

Faisabilité technique et viabilité économique

«Les études académiques ont démontré la faisabilité de ce projet. Il y a même eu des thèses doctorantes à ce sujet, aussi bien au Maroc qu’au Canada. Des études ont aussi été menées au sein de l’Onhym, à LPEE,… Il faut maintenant passer à la phase pilote industrielle, afin d’attirer des investisseurs prêts à investir ce créneau» souligne David Toledano.

L’industriel nous confirme que les techniques de recyclage des stériles sont bien maîtrisées au Maroc. La question étant de choisir la solution technologique qui offre le plus fort potentiel de valorisation, tout en étant économiquement viable.

«Pour la pérennité du projet, il est primordial que l’intérêt économique soit bien présent. Nous avons aussi demandé la participation – notamment financière, de la région, afin de favoriser l’éclosion d’un écosystème structuré, attractif pour les investisseurs».

Le montage financier du projet n’a pas encore été arrêté, mais il est quasi-certain que le tour de table réunira le ministère de tutelle, la région et les industriels.

A ce stade, les différents intervenants de ce projet sont en attente des résultats d’une étude de faisabilité, économique et industrielle. Plusieurs membres de la FMC ont exprimé la volonté d’accompagner cette étude par des tests concrets au sein de leurs usines. D’après le président de la fédération, les membres se sont également engagés à supporter une partie du coût de l’étude de faisabilité.

Une cellule de suivi du projet se constituera d’ici la fin de cette semaine, composée d’industriels et de représentants du ministère de tutelle. «Cette étude permettra de répondre à des questions cruciales: Y aura-t-il un surcoût, et de quelle nature? La valorisation se fera-t-elle dans les unités industrielles existantes, ou faudra-t-il construire de nouvelles unités à Jerada? Quoi qu’il en soit, il y a une réelle attente. Les professionnels comptent s’y engager, et nous avons reçu l’assurance des responsables du ministère ainsi que des officiels -notamment le wali de la région et le gouverneur de la province, qui feront le nécessaire pour booster le projet", précise David Toledano.

Pour une fois, ce projet de valorisation des résidus miniers semble mettre tout le monde d’accord. A l’exception de quelques irréductibles habitants de Jerada, qui tiennent à la préservation de la ‘’montagne noire’’ comme une sorte de ‘’monument’’, en mémoire du passé minier de la ville…

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