Menu
facebook twitter
 
.
.
Page d'accueil ECONOMIE ECONOMIELa Banque mondiale et le Maroc préparent le nouveau cadre de partenariat stratégique pour 2018-2023

La Banque mondiale et le Maroc préparent le nouveau cadre de partenariat stratégique pour 2018-2023  

Lundi 5 mars 2018 à 19h34
La Banque mondiale et le Maroc préparent le nouveau cadre de partenariat stratégique pour 2018-2023
Marie Françoise Marie-Nelly lors d'une précédente rencontre avec la presse marocaine en 2015 

L’Emploi, la qualité du capital humain, le développement urbain, la gouvernance, la digitalisation et le stress hydrique sont les principaux axes d’intervention de la Banque mondiale au Maroc pour les cinq prochaines années. Le cadre de partenariat stratégique sera finalisé avant octobre prochain.

Le Maroc et la Banque mondiale entament les discussions pour la préparation du nouveau cadre de partenariat stratégique après l’arrivée à échéance du précédent partenariat 2014-2017. 

D’emblée, nous apprenons que les deux partenaires envisagent d’augmenter la durée du partenariat à 5 ans. Les axes d’interventions qui seront retenus seront mis en place progressivement de 2018 à 2023. Cela correspond à peu près au cycle gouvernemental. "Nous avons une nouvelle équipe gouvernementale, nous avons donc la chance de pouvoir travailler ensemble pour trois à quatre bonnes années", explique la Directrice des opérations pour le Maghreb à la Banque mondiale, Marie Françoise Marie-Nelly. La responsable de la Banque Mondiale s'exprimait, ce lundi 5 mars, au cours d'un échange informel avec un petit groupe de journalistes à Casablanca.

Suite au mémorandum économique consacré au Maroc réalisé par la Banque mondiale et le rapport Diagnostic systématique pays", les deux partenaires ont soulevé quelques thématiques où le Royaume a encore des défis à relever et qui seront traduits certainement comme principaux axes d’interventions à savoir l’emploi, le capital humain (éducation et santé), la croissance par le développement urbain...

Emploi: production, services, auto-entreprenariat

Sur la question de l’emploi, la Banque mondiale veut être "plus incisive" dans son intervention. Plusieurs idées sont évoquées qui tendent vers la promotion de l’entreprenariat dans les activités productives et de services. La Banque mondiale pense mener des actions parallèles pour pousser l’investissement industriel générateur d’emploi et la promotion de l’auto-entreprenariat. Dans ce sens, le financement sera un des points centraux qui seront déployés pour soutenir l’effort entrepreneurial.

 

 

 

Education: une réforme de longue haleine

Pour l’éducation, dont la réforme ne peut être que de "longue haleine", l’idée est de se focaliser sur la petite enfance et engager des réformes en profondeur pour améliorer la qualité des ressources humaines. Parmi les points évoqués, l’amélioration des programmes scolaires pour qu’ils aillent dans le sens de "l’analyse et du questionnement plutôt que de l’apprentissage". 
Sur ce volet, la Banque mondiale estime que le Maroc a fait ses choix et qu’elle l’accompagnera dans leur concrétisation.

Santé: le Maroc est "en retard"

Ce qui n’est pas le cas pour le secteur de la santé où "le Maroc est en retard". La Banque mondiale pense orienter son intervention sur l’amélioration du système de gestion de l’information et l’accès des zones rurales aux services de la santé primaire.

Par ailleurs, la croissance par le développement urbain sera un des axes majeurs. "Le niveau de croissance du Maroc est plus faible que les pays ayant le même taux d’urbanisation (60%), cela veut dire qu’il n’a pas tiré profit du développement de ses villes", analyse la Directrice des opérations pour le Maghreb à la Banque mondiale. L’institution internationale cherche donc à travailler sur ce sujet. Le projet signé avec la commune de Casablanca, le lundi 5 mars entre dans ce cadre. 

Par ailleurs, d’autres thématiques seront fort probablement retenus comme axes transversaux. Il s’agit de la gouvernance, la question du genre et des jeunes. S’ajoutent à cela deux sujets pour lesquels le gouvernement a sollicité l’accompagnement de la Banque mondiale: la digitalisation et le stress hydrique. 

Probablement 4 milliards de dollars

Pour ce qui est de l’engagement financier, Marie Françoise Marie-Nelly n’a pas encore de visibilité sur l’enveloppe qui sera réservée au Maroc, mais espère rester sur "le même niveau d’engagement que le précédent partenariat" à savoir près de 4 milliards de dollars. 
Ces discussions qui sont en cours en vue de finaliser le cadre de partenariat stratégique avant octobre prochain, sont menées alors le gouvernement planche sur l'élaboration d'une proposition pour un nouveau modèle de développement économique pour le pays. 

Ces axes d'interventions seraient-ils donc des pistes qui seront incluses dans ce nouveau modèle? "La Banque mondiale a mené un travail qui a montré les limites du modèle actuel basé sur la consommation intérieure et a formulé ses recommandations. C'est aux autorités marocaines d'intégrer ces éléments dans sa réflexion et de faire sers choix", explique Marie Françoise Marie-Nelly qui ajoute que "le gouvernement a le lead sur la réflexion en cours et dans laquelle tous les partenaires internationaux du royaume sont impliqués."

LIRE EGALEMENT:

PREMIER DECAISSEMENT DU PREMIER PRET DE LA BANQUE MONDIALE A LA VILLE DE CASABLANCA

A BATONS ROMPUS AVEC LA NOUVELLE DIRECTRICE MAGHREB DE LA BANQUE MONDIALE

 

 

 

 

.
Signaler une erreurAjouter un commentaire
.
.

Votre commentaire

 

Il vous reste  caractères.
Code de sécurité
Rafraîchir

Accéder à la charte des commentaires »
.
.

Quoi de neuf?

.
.
.

Quoi de neuf?

.
.
.

- Médias 24 présente -

Le guide immobilier de Casablanca - Rabat

Le prix de vente du neuf et de l’occasion, quartier par quartier, appartements, villas, terrains

.
.
.
.
.
.
 
Abonnez vous à nos newsletters et alertes
.
TOUT LE FIL
Close