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Lahlimi: 80% de la production nationale est à faible contenu technologique 

Mercredi 7 mars 2018 à 19h30
Lahlimi: 80% de la production nationale est à faible contenu technologique
 

Comment orienter l’économie marocaine vers des secteurs productifs à plus forte valeur ajoutée, capables d’assurer une croissance pérenne? Epineuse question à laquelle le HCP s’est attelé dans une étude sur le potentiel de diversification de notre économie, à la lumière d’une approche développée à Harvard.

‘’L’objectif est de mettre en évidence le potentiel de diversification de l’économie marocaine, mais surtout de dresser les contours d’une future stratégie opérationnelle’’, souligne Ahmed Lahlimi – Haut-commissaire au plan, lors de la présentation le 6 mars des résultats d’une étude sur la nécessaire transformation de l’économie marocaine.

Le Roi Mohammed VI avait appelé, lors du discours d’ouverture de la session d’automne du Parlement, à élaborer un nouveau modèle de développement qui puisse assurer une croissance soutenue et une redistribution équitable des richesses.

A ce titre, l’étude du HCP révèle quelques données étonnantes, voire choquantes: 80% des produits nationaux demeurent de nature brute, primaire et de faible contenu technologique. Un constat qui s’applique également à 66% des exportations marocaines. De quoi remettre en question les fondamentaux mêmes de notre économie…

En analysant la structure des exportations marocaines – sur 661 produits, il ressort selon le HCP que ‘’le potentiel de diversification de l’économie nationale s’élève à 90%, dans des produits de nature brute, primaire et à faible contenu technologique. Le reste du potentiel de nouveaux produits, au nombre de 180, serait de moyenne et haute technologie, avec le tiers (66 produits) à concrétiser à long terme’’.

Export: baisse continue de compétitivité

Pour réaliser cette étude, le HCP s’est basé sur les statistiques de l’économie nationale sur la période 2000-2014. La méthodologie adoptée reprend un concept développé à Harvard, autour des transformations structurelles des économies.

Un concept qui, globalement, s’articule autour d’une notion majeure: les ‘capabilités’. Le concept dépasse le cadre classique de l’accumulation des facteurs de production, pour englober l’ensemble des connaissances intégrées dans une économie et sa capacité à les combiner.

‘’La marge de diversification des exportations d’un pays est ainsi tributaire de sa capacité, en termes de capabilités, à élaborer des produits similaires ou proches de ceux qu’il exporte, et pour lesquels il bénéficie d’avantages comparatifs révélés’’ indique l’étude du HCP.

L’analyse des capabilités d’un tissu productif permet de dégager un indicateur du niveau de complexité des économies nationales, compris entre -1 et 1. C’est ainsi que le Maroc se retrouve avec un score négatif de -0,5…

L’évolution de cet indice fait apparaître depuis quelques années une tendance à la baisse, synonyme d’une perte continue de compétitivité de l’offre exportable nationale.

Opportunités de diversification?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, orienter l’économie nationale exclusivement vers des produits à haut contenu technologique n’est pas une panacée.

La classification de la production nationale en fonction de son degré de sophistication, indique que les secteurs de l’agriculture, de la pêche et des extractions minières – totalisant 60% des exportations marocaines, présentent les niveaux de complexité les plus faibles.

Ce sont donc en toute logique les secteurs où la marge de progression est la plus forte. Avec un potentiel de diversification et de sophistication beaucoup plus important que les produits de haute complexité.

Un constat qui s’applique également aux exportations de textile, cuir, ainsi que l’industrie alimentaire – soit 20% des exportations.

Afin d’identifier les opportunités de diversification stratégique au Maroc, l'analyse du HCP s’est concentrée sur 593 produits exportés alors qu’ils présentent un faible avantage comparatif.

Gare aux choix non-stratégiques

On regrette toutefois que le département de Lahlimi n’ait pas jugé utile de communiquer la liste détaillée de ces produits, préférant raisonner par filières. L’exercice n’est pas non plus dénué d’intérêt, permettant de classer ces produits en fonction de leur degré de complexité et de leur valeur stratégique dans notre économie.

Il en ressort un constat effarant: 343 produits exportés – soit plus de la moitié, présentent à la fois une faible complexité et une faible valeur stratégique, ‘’ce qui confirme les choix non stratégiques de notre économie’’ indique le HCP…

A cet effet, Lahlimi estime nécessaire d’établir ‘’un cadre d’identification des choix stratégiques basé sur les capabilités actuelles de l’économie, afin d’assurer une diversification durable et une croissance économique soutenue’’.

A défaut de clairement les identifier, le tableau ci-dessous permet de se faire – moyennant un petit calcul, une idée du nombre de produits découlant de ces choix non stratégiques. Il suffit de faire le total des 3 classes de produits, et de le retrancher du nombre de produits dans la branche NCN (Nomenclature de la comptabilité nationale).

En prenant l’agriculture comme exemple, le calcul serait de : 112 – (5+3+6). Ce qui donne 98 produits non stratégiques qui, bien qu’exportés moyennant devises, ont une très faible contribution dans le processus de diversification de l’économie nationale.

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