Durant les deux premiers mois de l’année 2018, les flux de devises entrants bénéficient de la forte hausse des recettes touristiques qui s’élèvent à 9,8 MMDH, soit 2,3 MMDH (+30%) de plus que janvier-février 2017. Les transferts MRE dépassent les recettes de voyage, puisqu’ils se chiffrent à 10,5 MMDH contre 8,8 MMDH, un an auparavant. Quant à la croissance des exportations de marchandises, elle est de 3,1 MMDH ou +8%, en ce début d’année.

Les revenus du tourisme, des MRE et des exportations affichent une hausse globale de 7,1 MMDH. Cette augmentation générale des entrées ne couvre toutefois pas la croissance encore plus forte des importations de marchandises: +8,3 MMDH.

Il en résulte une aggravation du déficit de la balance commerciale des marchandises & des services (Transport non compris) de 1,2 MMDH, durant les deux premiers mois de 2018. Ce déficit se chiffre déjà à 14,5 MMDH.

Quant au montant des investissements étrangers au Maroc, ils s’élèvent à 4,9 MMDH, soit une hausse de 0,7 MMDH (+15,8%) par rapport aux deux premiers mois de 2017. Cette entrée de devises supplémentaire est cependant inférieure à l’augmentation des investissements marocains à l’étranger. Celle-ci est de 1 MMDH (+92%), portant le montant global de ces investissements à 2,1 MMDH depuis le début de l’année 2018.

Des importations 

Les importations ont fortement progressé les deux premiers mois de 2018 (+12,5% ou 8,3 MMDH). Leur croissance est deux fois plus importante que celle enregistrée tout au long de l’année 2017. Quelles sont les origines des 8,3 MMDH (milliards de dirhams) d’achats supplémentaires, réalisés en ce début d’année?

Les importations de biens d’équipement en sont la première cause. Elles ont augmenté de 2,4 MMDH (+13,9%). Cette forte hausse réalisée durant le seul mois de février, contraste avec la relative atonie de l’année 2017 (+1,8%). Il faut espérer que cette hausse soit la conséquence d’un effort d’augmentation, ou encore de rénovation des outils de production.

La forte hausse des importations globales en 2018, est causée en second lieu, par les achats de produits énergétiques. Ils ont crû de 2 MMDH (+20%). Cette augmentation confirme la tendance déjà constatée en 2017 (+27,3%). Sa cause entendue est le renchérissement continuel des cours mondiaux des hydrocarbures. 

Les approvisionnements en produits alimentaires, sont la troisième cause de la forte hausse des importations en janvier-février 2018 : 1,7 MMDH (+26,7%).

Ces trois familles d’achats (hydrocarbures, outils et machines et aliments) représentent en cumulé, 73% de la hausse des importations globales. Les autres types d’achats n’en constituent que 27% (ou 2,2 MMDH): produits bruts, produits finis de consommation et demi-produits.

Des exportations

Les ventes des usines Renault participent à elles seules pour plus de 46% dans la croissance des exportations nationales (+3,1 MMDH) en ce début d’année 2018. Les exportations de voitures ont en effet augmenté de 30% (+1,4 MMDH), confirmant la tendance déjà enregistrée en janvier 2018 (29%)

Cette évolution positive contraste avec les résultats mitigés du secteur des câblages automobiles. Ce dernier affiche une inquiétante stagnation (-0,3%). Au vu des récentes augmentations de capacités de production dans le secteur (3ème usine pour Leoni en mai 2017 entre autres), ces résultats décevants ne peuvent s’expliquer que par une baisse des commandes adressées aux usines marocaines par les donneurs d’ordre européens. 

Le secteur aéronautique continue en revanche, d’afficher des croissances à deux chiffres: +15% (0,24 MMDH) en ce début d’année 2018. Cette évolution confirme la tendance observée ces trois dernières années : +37% de croissance cumulée entre 2015 et 2017.

Les exportations des industries textiles et des produits d’origine agricole, croissent respectivement de 3,3% et de 2,5%. Des performances bien en deçà des moyennes réalisées en 2017: +5,9% pour le textile et +7,6% pour l’agriculture et son industrie. 

Les 3,3% du textile peuvent encore être considérés comme une continuation de la remontée de cette industrie depuis 2016, par rapport à son long reflux, entre 2008 et 2015.
En revanche, les 2,5% de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire réunies, sont une décélération par rapport aux fortes croissances constatées ces dernières années dans ce secteur : +78% entre 2010 et 2017, soit une croissance annuelle moyenne de +8,5%. 

Enfin, les phosphates et leurs dérivés (acides et engrais) commencent timidement l’année avec à peine +0,3% de croissance, en net retrait par rapport à l’excellente performance annuelle de 2017 (+11%).

Toutefois, les chiffres décevants de l’OCP peuvent n’être que le résultat d’un décalage dans le planning des livraisons et non celui d’une baisse de la demande adressée au Maroc. En effet, les achats des principaux intrants, que sont les souffres et l’ammoniac, ont respectivement progressé de 91% et 42% en ce début d’année, ce qui augure d’une augmentation sensible des productions du groupe dans les prochains mois.

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Durant les deux premiers mois de l’année 2018, les flux de devises entrants bénéficient de la forte hausse des recettes touristiques qui s’élèvent à 9,8 MMDH, soit 2,3 MMDH (+30%) de plus que janvier-février 2017. Les transferts MRE dépassent les recettes de voyage, puisqu’ils se chiffrent à 10,5 MMDH contre 8,8 MMDH, un an auparavant. Quant à la croissance des exportations de marchandises, elle est de 3,1 MMDH ou +8%, en ce début d’année.

Les revenus du tourisme, des MRE et des exportations affichent une hausse globale de 7,1 MMDH. Cette augmentation générale des entrées ne couvre toutefois pas la croissance encore plus forte des importations de marchandises: +8,3 MMDH.

Il en résulte une aggravation du déficit de la balance commerciale des marchandises & des services (Transport non compris) de 1,2 MMDH, durant les deux premiers mois de 2018. Ce déficit se chiffre déjà à 14,5 MMDH.

Quant au montant des investissements étrangers au Maroc, ils s’élèvent à 4,9 MMDH, soit une hausse de 0,7 MMDH (+15,8%) par rapport aux deux premiers mois de 2017. Cette entrée de devises supplémentaire est cependant inférieure à l’augmentation des investissements marocains à l’étranger. Celle-ci est de 1 MMDH (+92%), portant le montant global de ces investissements à 2,1 MMDH depuis le début de l’année 2018.

Des importations 

Les importations ont fortement progressé les deux premiers mois de 2018 (+12,5% ou 8,3 MMDH). Leur croissance est deux fois plus importante que celle enregistrée tout au long de l’année 2017. Quelles sont les origines des 8,3 MMDH (milliards de dirhams) d’achats supplémentaires, réalisés en ce début d’année?

Les importations de biens d’équipement en sont la première cause. Elles ont augmenté de 2,4 MMDH (+13,9%). Cette forte hausse réalisée durant le seul mois de février, contraste avec la relative atonie de l’année 2017 (+1,8%). Il faut espérer que cette hausse soit la conséquence d’un effort d’augmentation, ou encore de rénovation des outils de production.

La forte hausse des importations globales en 2018, est causée en second lieu, par les achats de produits énergétiques. Ils ont crû de 2 MMDH (+20%). Cette augmentation confirme la tendance déjà constatée en 2017 (+27,3%). Sa cause entendue est le renchérissement continuel des cours mondiaux des hydrocarbures. 

Les approvisionnements en produits alimentaires, sont la troisième cause de la forte hausse des importations en janvier-février 2018 : 1,7 MMDH (+26,7%).

Ces trois familles d’achats (hydrocarbures, outils et machines et aliments) représentent en cumulé, 73% de la hausse des importations globales. Les autres types d’achats n’en constituent que 27% (ou 2,2 MMDH): produits bruts, produits finis de consommation et demi-produits.

Des exportations

Les ventes des usines Renault participent à elles seules pour plus de 46% dans la croissance des exportations nationales (+3,1 MMDH) en ce début d’année 2018. Les exportations de voitures ont en effet augmenté de 30% (+1,4 MMDH), confirmant la tendance déjà enregistrée en janvier 2018 (29%)

Cette évolution positive contraste avec les résultats mitigés du secteur des câblages automobiles. Ce dernier affiche une inquiétante stagnation (-0,3%). Au vu des récentes augmentations de capacités de production dans le secteur (3ème usine pour Leoni en mai 2017 entre autres), ces résultats décevants ne peuvent s’expliquer que par une baisse des commandes adressées aux usines marocaines par les donneurs d’ordre européens. 

Le secteur aéronautique continue en revanche, d’afficher des croissances à deux chiffres: +15% (0,24 MMDH) en ce début d’année 2018. Cette évolution confirme la tendance observée ces trois dernières années : +37% de croissance cumulée entre 2015 et 2017.

Les exportations des industries textiles et des produits d’origine agricole, croissent respectivement de 3,3% et de 2,5%. Des performances bien en deçà des moyennes réalisées en 2017: +5,9% pour le textile et +7,6% pour l’agriculture et son industrie. 

Les 3,3% du textile peuvent encore être considérés comme une continuation de la remontée de cette industrie depuis 2016, par rapport à son long reflux, entre 2008 et 2015.
En revanche, les 2,5% de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire réunies, sont une décélération par rapport aux fortes croissances constatées ces dernières années dans ce secteur : +78% entre 2010 et 2017, soit une croissance annuelle moyenne de +8,5%. 

Enfin, les phosphates et leurs dérivés (acides et engrais) commencent timidement l’année avec à peine +0,3% de croissance, en net retrait par rapport à l’excellente performance annuelle de 2017 (+11%).

Toutefois, les chiffres décevants de l’OCP peuvent n’être que le résultat d’un décalage dans le planning des livraisons et non celui d’une baisse de la demande adressée au Maroc. En effet, les achats des principaux intrants, que sont les souffres et l’ammoniac, ont respectivement progressé de 91% et 42% en ce début d’année, ce qui augure d’une augmentation sensible des productions du groupe dans les prochains mois.

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