Bank Al-Maghrib travaille sur la mise en place d’une centrale d’information externalisée sur les chèques irréguliers, accessible aux entreprises, notamment aux commerçants. Selon nos informations, son entrée en service est prévue pour fin 2018 ou début 2019 au plus tard.

Le chèque est un moyen de paiement en perte de vitesse.

Selon les chiffres de la banque centrale, "la part du chèque dans la ventilation des instruments de paiement scripturaux continue sa baisse d’une année à l’autre, passant de 52% à 41,06% entre 2011 et 2016".

En cause, l'avancement technologique mais surtout la perte de confiance des utilisateurs, notamment, les entreprises, suite à l'augmentation continue des incidents sur chèques, notamment l'insuffisance ou l'absence de provision.

"Le nombre de rejets de chèques, tous motifs confondus, s’est élevé à 720.109 opérations, correspondant à un taux de rejet de 2,48 %, en dégradation de 0,08 % par rapport à son niveau de 201"», explique la banque centrale dans son rapport annuel sur les systèmes et les moyens de paiement et leur surveillance relatif à 2016. 

Pour rétablir la crédibilité de ce moyen de paiement auprès des opérateurs économiques, la banque centrale est sur le point de mettre en place une centrale d’information sur les chèques irréguliers accessible aux entreprises et aux commerçants.

Ce projet est, pour rappel, inscrit dans le plan stratégique de la banque centrale depuis 2010. "C’est un service qui sera assuré par un prestataire externe choisi par appel d’offres, sous le regard et la supervision de Bank Al-Maghrib", explique à Médias24 Abdellatif Jouahri, en marge du point de presse qui a suivi le conseil de Bank Al Maghrib du 20 mars.

La plateforme servira "d'outil d’aide à la décision" permettant de prévenir les incidents de paiement.  "Avant d’accepter un chèque, le commerçant peut se renseigner sur sa régularité, voir s’il fait l’objet d’une déclaration de vol ou perte ou de contrefaçon…", détaille le gouverneur.

>> Lire aussi : Maroc. Trois chèques sur cent sont rejetés

L’appel d’offres a été lancé et le délégataire sélectionné. Selon nos informations, Bank Al Maghrib vient de signer le contrat de délégation avec Creditinfo et le travail pour la mise en place de l’outil a déjà commencé. "La centrale d’information sera opérationnelle d’ici fin 2018 ou au plus tard début 2019 », ajoute Khalid Zbir, le directeur Réseau et Centrales d’information à la banque centrale.

Cette centrale destinée aux acteurs économiques ne remplace par la centrale des incidents de paiement (CIP) mise en place depuis quelques années et réservée aux seuls acteurs bancaires. La nouvelle centrale qui s’adresse aux entreprises puisera ses données de la CIP qui centralise et diffuse aux établissements de crédit les déclarations des incidents de paiement sur chèques et les interdictions judiciaires qui en découlent ainsi que les interdictions judiciaires d’émettre des chèques.

>> Lire aussi : Moyens de paiement: le cash prédomine toujours (Bank Al Maghrib)

Ventilation par montant de chèque de l’encours des incidents de paiement

La répartition par tranche de montant de l’encours des incidents de paiement à fin Décembre 2016 fait ressortir que :

-les chèques d’un montant inférieur ou égal à 5.000 dirhams constituent 39,07% en nombre tandis que leur part en valeur n’est que de 2,86% ;

-ceux inclus dans les tranches de 5.000 à 100.000 dirhams constituent 55,87% en nombre et 41,73% en valeur ;

-les chèques d’un montant supérieur à 100.000 dirhams représentent une part limitée de 5,06% en nombre contre 55,41% en valeur.

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Bank Al-Maghrib travaille sur la mise en place d’une centrale d’information externalisée sur les chèques irréguliers, accessible aux entreprises, notamment aux commerçants. Selon nos informations, son entrée en service est prévue pour fin 2018 ou début 2019 au plus tard.

Le chèque est un moyen de paiement en perte de vitesse.

Selon les chiffres de la banque centrale, "la part du chèque dans la ventilation des instruments de paiement scripturaux continue sa baisse d’une année à l’autre, passant de 52% à 41,06% entre 2011 et 2016".

En cause, l'avancement technologique mais surtout la perte de confiance des utilisateurs, notamment, les entreprises, suite à l'augmentation continue des incidents sur chèques, notamment l'insuffisance ou l'absence de provision.

"Le nombre de rejets de chèques, tous motifs confondus, s’est élevé à 720.109 opérations, correspondant à un taux de rejet de 2,48 %, en dégradation de 0,08 % par rapport à son niveau de 201"», explique la banque centrale dans son rapport annuel sur les systèmes et les moyens de paiement et leur surveillance relatif à 2016. 

Pour rétablir la crédibilité de ce moyen de paiement auprès des opérateurs économiques, la banque centrale est sur le point de mettre en place une centrale d’information sur les chèques irréguliers accessible aux entreprises et aux commerçants.

Ce projet est, pour rappel, inscrit dans le plan stratégique de la banque centrale depuis 2010. "C’est un service qui sera assuré par un prestataire externe choisi par appel d’offres, sous le regard et la supervision de Bank Al-Maghrib", explique à Médias24 Abdellatif Jouahri, en marge du point de presse qui a suivi le conseil de Bank Al Maghrib du 20 mars.

La plateforme servira "d'outil d’aide à la décision" permettant de prévenir les incidents de paiement.  "Avant d’accepter un chèque, le commerçant peut se renseigner sur sa régularité, voir s’il fait l’objet d’une déclaration de vol ou perte ou de contrefaçon…", détaille le gouverneur.

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L’appel d’offres a été lancé et le délégataire sélectionné. Selon nos informations, Bank Al Maghrib vient de signer le contrat de délégation avec Creditinfo et le travail pour la mise en place de l’outil a déjà commencé. "La centrale d’information sera opérationnelle d’ici fin 2018 ou au plus tard début 2019 », ajoute Khalid Zbir, le directeur Réseau et Centrales d’information à la banque centrale.

Cette centrale destinée aux acteurs économiques ne remplace par la centrale des incidents de paiement (CIP) mise en place depuis quelques années et réservée aux seuls acteurs bancaires. La nouvelle centrale qui s’adresse aux entreprises puisera ses données de la CIP qui centralise et diffuse aux établissements de crédit les déclarations des incidents de paiement sur chèques et les interdictions judiciaires qui en découlent ainsi que les interdictions judiciaires d’émettre des chèques.

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Ventilation par montant de chèque de l’encours des incidents de paiement

La répartition par tranche de montant de l’encours des incidents de paiement à fin Décembre 2016 fait ressortir que :

-les chèques d’un montant inférieur ou égal à 5.000 dirhams constituent 39,07% en nombre tandis que leur part en valeur n’est que de 2,86% ;

-ceux inclus dans les tranches de 5.000 à 100.000 dirhams constituent 55,87% en nombre et 41,73% en valeur ;

-les chèques d’un montant supérieur à 100.000 dirhams représentent une part limitée de 5,06% en nombre contre 55,41% en valeur.

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