L’encours des prêts bancaires n’a progressé que de 3,1% à fin mars en glissement annuel, contre une hausse de 4,5% au premier trimestre 2016 et une prévision de croissance de Bank Al-Maghrib de 4,5% également pour toute l’année 2018.

La relance du crédit bancaire, et donc de la croissance économique (activités non agricoles), semble difficile à amorcer. L’encours des financements a terminé l’année 2017 sur une hausse inférieure à 3%, contre une prévision de Bank Al-Maghrib de plus de 4%. Au premier trimestre 2018, la progression s’est limitée à 3,1% sur une année glissante, contre 4,5% au premier trimestre 2016 et une prévision de BAM de 4,5% également pour toute l’année 2018.

Le mémorandum signé il y a deux ans par Bank Al-Maghrib, la CGEM et le GPBM (groupement des banques) pour relancer la machine a peut-être donné des résultats, notamment pour les entreprises du secteur privé, mais les retombées sur l’évolution globale des crédits sont minimes. A l’occasion du Conseil de BAM de mars dernier, Abdellatif Jouahri avait déclaré qu’une réunion entre les parties aura lieu avant le Ramadan pour faire le bilan des mesures prises et éventuellement ajuster l’accord signé en 2016.

>>Lire aussi: En direct. Conférence de presse de Abdellatif Jouahri

En attendant, le crédit bancaire atteint un encours de 829,4 milliards de DH à fin mars, tiré par les financements accordés aux ménages (+4,1%, à 315,9 milliards de DH) et au secteur public (+21,8%, à 68,2 milliards). En revanche, les entreprises non financières privées ont fait un petit 1,4% pour un encours de 336,4 milliards de DH. Les sociétés financières ont carrément vu leur encours baisser de 3,7%, à 108,8 milliards.

Par objet économique, les crédits immobiliers ont réalisé la même croissance que l’encours global (+3,1%), à 259,4 milliards de DH. Les prêts aux acquéreurs ont crû de 3,4% (presque 200 milliards), tandis que les financements aux promoteurs ont fait un petit 2,3% (59 milliards). L’encours des sociétés de promotion a fait du surplace.

De leur côté, les crédits à la consommation ont progressé de 4,7%, à 51,7 milliards de DH. A ces crédits il faut ajouter ceux octroyés par les sociétés de financement (presque le même montant), non comptabilisés dans les statistiques bancaires de BAM.

Pour les entreprises, les crédits de trésorerie ont marqué une légère baisse (-0,7%), à 163 milliards de DH. Ceux à l’équipement ont marqué un bond de 12,8%, à 171,3 milliards de DH. Mais cette forte croissance est boostée par le secteur public dont l’encours des crédits a fortement évolué.

Enfin, notons la progression modérée des créances en souffrance (+3%, à 63,8 milliards de DH), avec une hausse plus marquée des impayés des ménages (+3,9%) par rapport à ceux des entreprises (+2,7%).

 

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L’encours des prêts bancaires n’a progressé que de 3,1% à fin mars en glissement annuel, contre une hausse de 4,5% au premier trimestre 2016 et une prévision de croissance de Bank Al-Maghrib de 4,5% également pour toute l’année 2018.

La relance du crédit bancaire, et donc de la croissance économique (activités non agricoles), semble difficile à amorcer. L’encours des financements a terminé l’année 2017 sur une hausse inférieure à 3%, contre une prévision de Bank Al-Maghrib de plus de 4%. Au premier trimestre 2018, la progression s’est limitée à 3,1% sur une année glissante, contre 4,5% au premier trimestre 2016 et une prévision de BAM de 4,5% également pour toute l’année 2018.

Le mémorandum signé il y a deux ans par Bank Al-Maghrib, la CGEM et le GPBM (groupement des banques) pour relancer la machine a peut-être donné des résultats, notamment pour les entreprises du secteur privé, mais les retombées sur l’évolution globale des crédits sont minimes. A l’occasion du Conseil de BAM de mars dernier, Abdellatif Jouahri avait déclaré qu’une réunion entre les parties aura lieu avant le Ramadan pour faire le bilan des mesures prises et éventuellement ajuster l’accord signé en 2016.

>>Lire aussi: En direct. Conférence de presse de Abdellatif Jouahri

En attendant, le crédit bancaire atteint un encours de 829,4 milliards de DH à fin mars, tiré par les financements accordés aux ménages (+4,1%, à 315,9 milliards de DH) et au secteur public (+21,8%, à 68,2 milliards). En revanche, les entreprises non financières privées ont fait un petit 1,4% pour un encours de 336,4 milliards de DH. Les sociétés financières ont carrément vu leur encours baisser de 3,7%, à 108,8 milliards.

Par objet économique, les crédits immobiliers ont réalisé la même croissance que l’encours global (+3,1%), à 259,4 milliards de DH. Les prêts aux acquéreurs ont crû de 3,4% (presque 200 milliards), tandis que les financements aux promoteurs ont fait un petit 2,3% (59 milliards). L’encours des sociétés de promotion a fait du surplace.

De leur côté, les crédits à la consommation ont progressé de 4,7%, à 51,7 milliards de DH. A ces crédits il faut ajouter ceux octroyés par les sociétés de financement (presque le même montant), non comptabilisés dans les statistiques bancaires de BAM.

Pour les entreprises, les crédits de trésorerie ont marqué une légère baisse (-0,7%), à 163 milliards de DH. Ceux à l’équipement ont marqué un bond de 12,8%, à 171,3 milliards de DH. Mais cette forte croissance est boostée par le secteur public dont l’encours des crédits a fortement évolué.

Enfin, notons la progression modérée des créances en souffrance (+3%, à 63,8 milliards de DH), avec une hausse plus marquée des impayés des ménages (+3,9%) par rapport à ceux des entreprises (+2,7%).

 

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