La haute saison de l’année 2018 qui a lieu entre le 15 juin et le 15 septembre se présente sous les meilleurs auspices. Interrogé par Médias24, le président de l’observatoire du tourisme affirme que la hausse des taux de réservation et d’occupation hôtelière dans tout le Maroc et la forte croissance des arrivées étrangères permettront d’augmenter les recettes en devises par rapport à l'été 2017.

Dix jours après le début de la saison estivale, les hôteliers contactés se frottent déjà les mains. Un sentiment partagé par Said Mouhid qui assure que la saison a démarré très fort.

«A Casablanca, il est difficile de trouver des lits car les touristes d’affaires, de congrès et de loisirs sont venus en force. Beaucoup d’entre eux prennent la 2ème semaine de juin car c’est beaucoup moins cher que les mois de juillet et août (haute saison)», affirme celui qui dirige aussi le Centre régional du tourisme (CRT) de la capitale économique.

Selon lui, la saison estivale est d’ores et déjà assurée d’être excellente. Seul bémol, certaines destinations ont perdu quelques fans européens de football qui se sont rendus au Mondial Russe.

«Hormis quelques touristes qui ont préféré assister à la coupe du monde qui a lieu du 13 juin au 15 juillet, la tendance est excellente.

Que ce soit Marrakech, Agadir, Tanger, Essaouira…, ce n’est pas encore complet mais les taux de remplissage hôteliers optimaux qui sont de 75 à 78% sont déjà atteints. Il faut préciser qu’en avril dernier, nous avons enregistré des taux historiques à Casablanca. 84% dans les 5 étoiles, 83% dans les 4 étoiles et un taux global (1 à 5 étoiles) de 78%», révèle le président de l’observatoire.

Le Ramadan s'est éloigné de la haute saison

Interrogés, plusieurs hôteliers confirment cette tendance en affirmant que l’été 2017 sera beaucoup plus profitable que le précédent grâce au Ramadan qui s’est achevé le 1er jour de la haute saison.

«C’est le premier été où nous absorbons le phénomène Ramadan qui a plombé une partie des dernières saisons estivales.

Ainsi, les hôtels-clubs qui proposent des packages avec des tour-opérateurs (avion plus pension complète) enregistrent des augmentations de réservations de 20% et la tendance générale dans tout le Maroc s’établit à 2 chiffres sur nos marchés traditionnels importants (France, Italie, Espagne, Allemagne …).

Cette dynamique est portée par les touristes étrangers car nous n’observons pas la même croissance avec les MRE. Par rapport aux années ramadanesques précédentes, il y a inversement de tendance.

Ce qui est également rassurant est que les recettes en devises sont en progression ce qui veut dire que la qualité des flux touristiques s’est améliorée avec une activité MRE qui progresse moins que celle des étrangers qui est beaucoup plus lucrative», analyse Mouhid.

Les marchés long-courrier affichent de bonnes performances

Il poursuit que la performance actuelle s’explique également par les marchés long-courrier (Chine, USA, Canada et Amérique du sud) qui commencent à marcher très fort avec des croissances à 2 chiffres.

Selon notre interlocuteur, il faut maintenir la cadence en termes de promotion et de qualité pour que l’hiver soit aussi bon que l’été qui démarre.

«Il ne faut surtout pas s’endormir sur nos lauriers car si la fréquentation hôtelière est sur un trend haussier, elle peut encore s’améliorer. La qualité des prestations offertes est très importante car les réseaux sociaux ne se privent pas pour dénoncer les défaillances d’hôteliers.

L’hiver s’annonce prometteur car nous allons avoir plusieurs nouvelles dessertes aériennes sur plusieurs villes dont Marrakech et Agadir», conclut Mouhid.

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La haute saison de l’année 2018 qui a lieu entre le 15 juin et le 15 septembre se présente sous les meilleurs auspices. Interrogé par Médias24, le président de l’observatoire du tourisme affirme que la hausse des taux de réservation et d’occupation hôtelière dans tout le Maroc et la forte croissance des arrivées étrangères permettront d’augmenter les recettes en devises par rapport à l'été 2017. 

 

Dix jours après le début de la saison estivale, les hôteliers contactés se frottent déjà les mains. Un sentiment partagé par Said Mouhid qui assure que la saison a démarré très fort.

«A Casablanca, il est difficile de trouver des lits car les touristes d’affaires, de congrès et de loisirs sont venus en force. Beaucoup d’entre eux prennent la 2ème semaine de juin car c’est beaucoup moins cher que les mois de juillet et août (haute saison)», affirme celui qui dirige aussi le Centre régional du tourisme (CRT) de la capitale économique.

Selon lui, la saison estivale est d’ores et déjà assurée d’être excellente. Seul bémol, certaines destinations ont perdu quelques fans européens de football qui se sont rendus au Mondial Russe.

«Hormis quelques touristes qui ont préféré assister à la coupe du monde qui a lieu du 13 juin au 15 juillet, la tendance est excellente.

Que ce soit Marrakech, Agadir, Tanger, Essaouira…, ce n’est pas encore complet mais les taux de remplissage hôteliers optimaux qui sont de 75 à 78% sont déjà atteints. Il faut préciser qu’en avril dernier, nous avons enregistré des taux historiques à Casablanca. 84% dans les 5 étoiles, 83% dans les 4 étoiles et un taux global (1 à 5 étoiles) de 78%», révèle le président de l’observatoire.

Le Ramadan s'est éloigné de la haute saison

Interrogés, plusieurs hôteliers confirment cette tendance en affirmant que l’été 2017 sera beaucoup plus profitable que le précédent grâce au Ramadan qui s’est achevé le 1er jour de la haute saison.

«C’est le premier été où nous absorbons le phénomène Ramadan qui a plombé une partie des dernières saisons estivales.

Ainsi, les hôtels-clubs qui proposent des packages avec des tour-opérateurs (avion plus pension complète) enregistrent des augmentations de réservations de 20% et la tendance générale dans tout le Maroc s’établit à 2 chiffres sur nos marchés traditionnels importants (France, Italie, Espagne, Allemagne …).

Cette dynamique est portée par les touristes étrangers car nous n’observons pas la même croissance avec les MRE. Par rapport aux années ramadanesques précédentes, il y a inversement de tendance.

Ce qui est également rassurant est que les recettes en devises sont en progression ce qui veut dire que la qualité des flux touristiques s’est améliorée avec une activité MRE qui progresse moins que celle des étrangers qui est beaucoup plus lucrative», analyse Mouhid.

Les marchés long-courrier affichent de bonnes performances

Il poursuit que la performance actuelle s’explique également par les marchés long-courrier (Chine, USA, Canada et Amérique du sud) qui commencent à marcher très fort avec des croissances à 2 chiffres.

Selon notre interlocuteur, il faut maintenir la cadence en termes de promotion et de qualité pour que l’hiver soit aussi bon que l’été qui démarre.

«Il ne faut surtout pas s’endormir sur nos lauriers car si la fréquentation hôtelière est sur un trend haussier, elle peut encore s’améliorer. La qualité des prestations offertes est très importante car les réseaux sociaux ne se privent pas pour dénoncer les défaillances d’hôteliers.

L’hiver s’annonce prometteur car nous allons avoir plusieurs nouvelles dessertes aériennes sur plusieurs villes dont Marrakech et Agadir», conclut Mouhid.

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