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Carburants: Le dossier du plafonnement en stand-by sur fond de volatilité des cours 

Mercredi 4 juillet 2018 à 17h21
Carburants: Le dossier du plafonnement en stand-by sur fond de volatilité des cours
 

Après une brève détente des cours du brut, ces derniers sont repartis à la hausse sur fond de tensions géopolitiques. Au Maroc, le gouvernement ne donne aucune nouvelle du projet de plafonnement des prix des carburants. Des pétroliers affirment que le contact est interrompu et les spéculations sur cette réforme se multiplient.

Légère détente des prix à la pompe du carburant. Sur l’application «Mahatati», le litre de gasoil est proposé à partir de 9,78 DH dans un rayon de 40 km du centre de Casablanca.

Plusieurs sociétés de distribution et patrons de stations-service ont opéré une baisse de quelques centimes (10 centimes dans l'enseigne Afriquia pour chacun des deux produits) sur les prix pratiqués durant la deuxième moitié du mois de juin.

Toutefois, certains d’entre eux, notamment dans le centre-ville de la métropole, appliquent toujours des prix qui frôlent ou parfois dépassent les 10 DH.

En tous les cas, hormis le contexte du boycott qui oblige certaines marques de carburants à réduire légèrement leurs prix ou à limiter leur augmentation, cette récente détente traduit la baisse des cours du pétrole brut à l’international entre le 23 mai et le 21 juin, la répercussion des prix sur le marché local étant décalée en raison des stocks. Les distributeurs s'étaient tous abstenus de répercuter les hausses des deux précédentes quinzaines.

Le cours du brent frôle toujours les 80 dollars

Après avoir frôlé les 80 dollars le baril en mai dernier, le cours du Brent a reculé sous la barre des 75 dollars, à cause principalement de:

La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine qui a fait craindre un ralentissement économique mondial et donc un repli de la demande sur le pétrole,

- L’anticipation des opérateurs d’une décision d’augmentation de la production de l’Opep (cartel des exportateurs) et de ses partenaires pour limiter la hausse des prix et ses conséquences sur des pays comme les Etats-Unis.

Mais ce recul a été d’une courte durée. Le baril est reparti à la hausse depuis le 21 juin pour frôler encore une fois la barre des 80 dollars à la fin du mois.

Source: prixdubaril.com

 

Les tensions géopolitiques ont repris le dessus. Les marchés, qui s’attendaient à une escalade dans le dossier iranien après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire, ont fait monter les cours après la demande faite par Donald Trump, le 26 juin, à tous les pays d'arrêter leurs importations de pétrole iranien d'ici le 4 novembre s'ils veulent éviter les sanctions américaines.

Notons que l’Iran produit plus de 3,8 millions de barils par jour et en exporte plus de 2 millions.

La décision prise quelques jours auparavant par l’Opep et ses partenaires d’augmenter la production d’un million de barils par jours n’a donc eu aucun effet sur le cours. De plus, le niveau d’augmentation décidé est jugé faible. L’accord de réduction de la production signé en 2016 pour faire remonter les cours ayant conduit à une baisse (2,8 millions de barils par jour) plus importante que l’objectif (1,8 million). Mais difficile pour l’Opep, qui prend ses décisions à l’unanimité, d’obtenir plus de la part de l’Iran.

 

 

 

Le week-end dernier, le président américain avait tweeté que l’Arabie saoudite pourrait augmenter sa production d’environ 2 millions de barils par jour pour compenser la baisse des exportations iraniennes.

Mardi 3 juillet, l’Arabie saoudite a confirmé être prête à utiliser sa capacité de production disponible, estimée à 2 millions de barils par jour, pour augmenter l'extraction de brut dans le but d'équilibrer le marché.

Mais cette annonce n’a eu qu’un faible impact sur les cours. Après une courte baisse, ils ont repris le chemin de la hausse et se situent ce mercredi 4 juillet à plus de 78 dollars.

Pour un analyste, l’augmentation de la production de l’Arabie saoudite ne peut compenser la totalité de la production iranienne. Aussi, le pays n'a pas promis de déployer la totalité de ses 2 millions de barils quotidiens. «Même s'il le voulait, il lui faudrait plusieurs mois pour produire à ce rythme», précise-t-il. Pour lui, «les marchés savent que l'Arabie saoudite ne peut pas se risquer à engager une nouvelle guerre du pétrole». Allusion faite à la période 2014-2015 où la politique de production de l’Opep, avec comme chef de file l’Arabie saoudite, avait conduit à une chute des prix dommageable pour des pays comme la Russie et l’Iran.

A ce facteur, s’ajoute l’arrêt des exportations libyennes de pétrole et les tensions au Venezuela.

La nuit dernière, Trump a encore tweeté, exigeant une baisse immédiate des prix, accusant l'Opep d'être un monopole dont une partie des membres profitent de la protection des Etats-Unis pour "très peu de dollars".

 

Les marchés manquent de visibilité

Avec toutes ces variables, les investisseurs et analystes sur le marché international manquent de visibilité:

- Les grandes puissances vont-elles suivre Donald Trump dans ses sanctions contre l’Iran ? Comment cette dernière va-t-elle riposter ?

- L’Arabie saoudite va-t-elle augmenter sa production et de combien ?

- L’Opep et ses partenaires vont-ils produire le million de barils par jour supplémentaire et quel sera son impact ?

- La poursuite de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine aura-t-elle un impact sur la demande ?

- Les tensions en Libye et au Venezuela vont-elles se poursuivre ?

Ce qui est sûr, c’est que la volatilité des cours pétroliers se maintiendra.

Le dossier du plafonnement sur la table depuis la mi-mai

Au Maroc, rien ne garantit que les prix à la pompe ne connaîtront pas une nouvelle hausse, dans le cas d'une envolée des cours internationaux.

Le dossier du plafonnement des prix des carburants, sur la table depuis la mi-mai, semble être en stand-by. Selon un opérateur, le gouvernement n’est plus entré en contact avec les distributeurs depuis début juin.

Le dossier est entre les mains de Saadeddine Elotmani depuis l’annonce par Lahcen Daoudi de sa volonté de mettre fin à ses fonctions de ministre délégué chargé des Affaires générales. Ce dernier avait transmis un projet de refonte au chef de l’Exécutif qui doit maintenant trancher.

Selon nos informations, la proposition de Daoudi consiste à revenir pendant une période transitoire à l’ancienne formule de fixation des prix, tous les quinze jours, le temps de négocier avec les opérateurs une nouvelle formule.

Face au silence du gouvernement, les spéculations se multiplient: plafonnement des prix ou des marges ? Indexation de la TIC sur l’évolution des cours à l’international ?

Ces questions resterons sans réponses jusqu’à la sortie officielle du gouvernement sur ce sujet. 

 

 

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