Les Marocains restent attachés au cash: 232 milliards de DH en circulation à fin 2017

La circulation de cash s'accélère: +7% en nombre et +5% en valeur par rapport à 2016. C'est l'équivalent de 30% de la masse monétaire M1 (monnaie + dépôts bancaires à vue) et 22% du PIB. Informel, chèques en bois, non-bancarisation d'une partie de la population, réticence au paiement par carte et sous-équipement en TPE..., les raisons sont multiples.

Malgré le développement du paiement par cartes bancaires pour les transactions courantes et l’utilisation accrue des autres moyens de paiement scripturaux (chèques, virements…) pour les opérations importantes, notamment par les entreprises, le recours au cash dans la vie courante ne faiblit pas. Il s’est même accéléré en 2017, selon le dernier rapport de Bank Al Maghrib sur la stabilité financière.

En effet, le cash en circulation (ou circulation fiduciaire) a augmenté de 7% en volume et de 5% en valeur en 2017, contre +5% et +2% en 2016.

A la fin de l’année dernière, 232 milliards de DH de cash circulaient dans l’économie, soit l’équivalent de 1,6 milliard de billets de banque et 2,7 milliards de pièces de monnaie.

La moyenne sur toute l’année 2017 s’élève à environ 224 milliards de DH, soit 14 milliards de DH de plus qu’en 2016. Le pic a été enregistré au mois d’août avec 240 milliards de DH.

«La demande de cash a marqué un dynamisme exprimé par une croissance rapide du montant et du volume de la circulation fiduciaire. Conformément à son caractère saisonnier, celle-ci atteint son plus haut niveau principalement durant la période estivale et les fêtes religieuses», note Bank Al-Maghrib dans le rapport.

La monnaie fiduciaire occupe donc une place importante dans les transactions courantes, selon la Banque centrale. Elle constitue 30% de la masse monétaire M1 (monnaie + dépôts à vue) et 22% du PIB.

Elle renseigne sur la non bancarisation d’une bonne partie de la population (30% selon BAM), le sous-équipement des commerçants en terminaux de paiement, la réticence des Marocains à utiliser leurs cartes pour payer, le refus d’un nombre important de commerces et d’entreprises d’accepter le chèque en raison de la recrudescence des chèques en bois, et, bien entendu, de la persistance de l’informel dans plusieurs secteurs d’activité.

Les billets de 200 DH représentent la moitié du cash en circulation en nombre

En tous les cas, le cash en circulation est formé principalement des billets de banque qui représentent une valeur de 229 milliards de DH à fin 2017, en hausse de 7,5%.

Le billet de 200 DH est de plus en plus privilégié, avec une part en volume de 50% en 2017 contre 48% en 2013. En face, les billets de 100 DH ont vu leur poids reculer à 37% contre 39% en 2013. Les parts des billets de 50 DH et 20 DH sont restées quasiment inchangées: 4% et 7% respectivement.

Pour sa part, la circulation de la monnaie métallique a augmenté de 4%, à 3,2 milliards de DH. En volume, les plus grandes parts reviennent aux pièces de 1 DH et 10 centimes (27% et 19% respectivement).

Par ailleurs, Bank Al-Maghrib a détecté 9.753 faux billets en 2017 d’une valeur totale de 1,5 million de DH, en repli de 25% en nombre et de 21% en valeur. Aucune pièce de monnaie contrefaite n’a été détectée.

Le nombre de faux billets par million de billets en circulation est passé de 8,6 en 2016 à 6,1 en 2017.

Faux billets: Les contrefacteurs sont plus occasionnels que professionnels

Compte tenu de leur poids, «les faux billets ne constituent aucunement un dommage à l’économie. A travers leur traitement, il s’avère que le faux monnayage au Maroc paraît une manœuvre de contrefacteurs occasionnels et non un produit des circuits professionnels. 80% des faux billets décelés sont réalisés au moyen de photocopieurs ou imprimantes en couleur», précise Bank Al-Maghrib.

Mais en dépit de cette donne, ajoute la Banque centrale, «un suivi permanent des nouvelles tendances de contrefaçon est assuré, de même qu’une veille sur les risques latents. Son dispositif de détection de la fausse monnaie est en adaptation continue par la mise en place des équipements fiduciaires de pointe. De plus, elle renforce en permanence le périmètre des contrôles des banques et des centres privés de tri, les obligeant à se conformer aux nouvelles exigences en matière de recyclage de la monnaie fiduciaire».

Les contrefacteurs ont tendance à cibler la coupure de 200 DH qui représente 62% du nombre total de billets contrefaits décelés, contre 24% pour les coupures de 100 DH. Et ce sont surtout les billets relevant de la série 2002 qui sont contrefaits, avec un poids de 58%.

Par ailleurs, le nombre de faux billets étrangers détectés a reculé de 18% pour le dollar et de 40% pour l’euro par rapport à 2016.

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La circulation de cash s'accélère: +7% en nombre et +5% en valeur par rapport à 2016. C'est l'équivalent de 30% de la masse monétaire M1 (monnaie + dépôts bancaires à vue) et 22% du PIB. Informel, chèques en bois, non-bancarisation d'une partie de la population, réticence au paiement par carte et sous-équipement en TPE..., les raisons sont multiples.

Malgré le développement du paiement par cartes bancaires pour les transactions courantes et l’utilisation accrue des autres moyens de paiement scripturaux (chèques, virements…) pour les opérations importantes, notamment par les entreprises, le recours au cash dans la vie courante ne faiblit pas. Il s’est même accéléré en 2017, selon le dernier rapport de Bank Al Maghrib sur la stabilité financière.

En effet, le cash en circulation (ou circulation fiduciaire) a augmenté de 7% en volume et de 5% en valeur en 2017, contre +5% et +2% en 2016.

A la fin de l’année dernière, 232 milliards de DH de cash circulaient dans l’économie, soit l’équivalent de 1,6 milliard de billets de banque et 2,7 milliards de pièces de monnaie.

La moyenne sur toute l’année 2017 s’élève à environ 224 milliards de DH, soit 14 milliards de DH de plus qu’en 2016. Le pic a été enregistré au mois d’août avec 240 milliards de DH.

«La demande de cash a marqué un dynamisme exprimé par une croissance rapide du montant et du volume de la circulation fiduciaire. Conformément à son caractère saisonnier, celle-ci atteint son plus haut niveau principalement durant la période estivale et les fêtes religieuses», note Bank Al-Maghrib dans le rapport.

La monnaie fiduciaire occupe donc une place importante dans les transactions courantes, selon la Banque centrale. Elle constitue 30% de la masse monétaire M1 (monnaie + dépôts à vue) et 22% du PIB.

Elle renseigne sur la non bancarisation d’une bonne partie de la population (30% selon BAM), le sous-équipement des commerçants en terminaux de paiement, la réticence des Marocains à utiliser leurs cartes pour payer, le refus d’un nombre important de commerces et d’entreprises d’accepter le chèque en raison de la recrudescence des chèques en bois, et, bien entendu, de la persistance de l’informel dans plusieurs secteurs d’activité.

Les billets de 200 DH représentent la moitié du cash en circulation en nombre

En tous les cas, le cash en circulation est formé principalement des billets de banque qui représentent une valeur de 229 milliards de DH à fin 2017, en hausse de 7,5%.

Le billet de 200 DH est de plus en plus privilégié, avec une part en volume de 50% en 2017 contre 48% en 2013. En face, les billets de 100 DH ont vu leur poids reculer à 37% contre 39% en 2013. Les parts des billets de 50 DH et 20 DH sont restées quasiment inchangées: 4% et 7% respectivement.

Pour sa part, la circulation de la monnaie métallique a augmenté de 4%, à 3,2 milliards de DH. En volume, les plus grandes parts reviennent aux pièces de 1 DH et 10 centimes (27% et 19% respectivement).

Par ailleurs, Bank Al-Maghrib a détecté 9.753 faux billets en 2017 d’une valeur totale de 1,5 million de DH, en repli de 25% en nombre et de 21% en valeur. Aucune pièce de monnaie contrefaite n’a été détectée.

Le nombre de faux billets par million de billets en circulation est passé de 8,6 en 2016 à 6,1 en 2017.

Faux billets: Les contrefacteurs sont plus occasionnels que professionnels

Compte tenu de leur poids, «les faux billets ne constituent aucunement un dommage à l’économie. A travers leur traitement, il s’avère que le faux monnayage au Maroc paraît une manœuvre de contrefacteurs occasionnels et non un produit des circuits professionnels. 80% des faux billets décelés sont réalisés au moyen de photocopieurs ou imprimantes en couleur», précise Bank Al-Maghrib.

Mais en dépit de cette donne, ajoute la Banque centrale, «un suivi permanent des nouvelles tendances de contrefaçon est assuré, de même qu’une veille sur les risques latents. Son dispositif de détection de la fausse monnaie est en adaptation continue par la mise en place des équipements fiduciaires de pointe. De plus, elle renforce en permanence le périmètre des contrôles des banques et des centres privés de tri, les obligeant à se conformer aux nouvelles exigences en matière de recyclage de la monnaie fiduciaire».

Les contrefacteurs ont tendance à cibler la coupure de 200 DH qui représente 62% du nombre total de billets contrefaits décelés, contre 24% pour les coupures de 100 DH. Et ce sont surtout les billets relevant de la série 2002 qui sont contrefaits, avec un poids de 58%.

Par ailleurs, le nombre de faux billets étrangers détectés a reculé de 18% pour le dollar et de 40% pour l’euro par rapport à 2016.

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