A Kénitra, forte accélération du projet industriel de PSA

Capacité de production, sourcing, taux d'intégration... Sur son site industriel de Kénitra, le groupe PSA voit grand.


Le constructeur automobile français a annoncé, ce mardi 4 septembre, le doublement de sa capacité de production dans le site industriel de Kénitra et ce dès 2020, donc plus tôt que prévu.

L’usine "va démarrer comme prévu en 2019, et dès 2020, nous aurons doublé sa taille. Nous passerons de 100.000 voitures au démarrage à 200.000 voitures par an", affirme Jean-Christophe Quemard, Executive vice-président de la région Moyen-Orient et Afrique.

En fait, l'usine a commencé à bas bruit (médiatique) et en quelque sorte en soft opening, avant la date officielle de 2019. 

L’assemblage du premier moteur sur le site de Kénitra est survenu en 2018. Idem pour les premières voitures, assemblées vers juillet de la même année, "d’abord avec des moyens provisoires. Et puis les choses commencent à avancer", déclare l’Executive vice-président. C'est pour cela que PSA accélère et lance avant le terme prévu, l'extension de l'usine.

Un doublement capacitaire que PSA a justifié d’une part, par son partenariat avec le Royaume, qualifié "d’excellent", et d’autre part, par le succès des véhicules du groupe à "la fois dans la région Moyen-Orient et Afrique et partout dans le monde", explique M. Quemerd, qui s’exprimait lors d’un point de presse organisé sur le site de Kénitra, en présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie.

Un taux d'intégration de 80%

Ce dernier revient, non sans satisfaction, sur l’état d’avancement du projet: "Nous sommes sur une trajectoire extrêmement intéressante", se réjouit le ministre, annonçant le lancement "aujourd’hui" [mardi 4 septembre 2018] de la deuxième phase qui consiste en la construction d’une extension de l’usine – qui a déjà atteint sa pleine capacité.

L’idée est d’atteindre "l’objectif des 200.000 véhicules". Le ministre révèle que dans l’accord initial, cette deuxième phase n’était prévue que pour 2023.

"Nous avons aujourd’hui une certitude de réalisation avant-terme de la deuxième phase du projet, avec une première phase réussie", soutient MHE. L’extension s’étalera sur une superficie de 500 hectares, qui viendront s’ajouter aux 400 hectares ayant accueilli la première phase. Toutes phases confondues, le projet nécessitera une enveloppe globale de 550 millions d'euros.

L'extension sera accompagnée par une augmentation du nombre de collaborateurs, qui passera de 1.600 en 2019 à 2.500 l'année suivante, annonce le groupe.

Sur la question du sourcing, le ministre se montre également satisfait. "Nous avions signé un accord sur le sourcement avec un objectif qui était théoriquement d’un milliard d’euros d’achat de pièces détachées fabriquées au Maroc", rappelle-t-il, annonçant avoir déjà dépassé les 850 millions. "Nous sommes très en avance par rapport aux projections", déclare MHE. 

Quant au taux d’intégration, le ministre est très ambitieux. "Le fait d’avoir le véhicule et le moteur, tous les deux faits au Maroc, permet d’envisager un taux d’intégration de l’ordre de 80%, ce qui est exceptionnel", estime-t-il.

Pour l’heure, il est interdit de visiter l’usine, qui est "en confidentialité", affirme pour sa part M. Quemard, précisant qu’aujourd’hui, "on assemble un véhicule qui est confidentiel" car n’étant pas encore "annoncé commercialement". 

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L’usine "va démarrer comme prévu en 2019, et dès 2020, nous aurons doublé sa taille. Nous passerons de 100.000 voitures au démarrage à 200.000 voitures par an", affirme Jean-Christophe Quemard, Executive vice-président de la région Moyen-Orient et Afrique.

En fait, l'usine a commencé à bas bruit (médiatique) et en quelque sorte en soft opening, avant la date officielle de 2019. 

L’assemblage du premier moteur sur le site de Kénitra est survenu en 2018. Idem pour les premières voitures, assemblées vers juillet de la même année, "d’abord avec des moyens provisoires. Et puis les choses commencent à avancer", déclare l’Executive vice-président. C'est pour cela que PSA accélère et lance avant le terme prévu, l'extension de l'usine.

Un doublement capacitaire que PSA a justifié d’une part, par son partenariat avec le Royaume, qualifié "d’excellent", et d’autre part, par le succès des véhicules du groupe à "la fois dans la région Moyen-Orient et Afrique et partout dans le monde", explique M. Quemerd, qui s’exprimait lors d’un point de presse organisé sur le site de Kénitra, en présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie.

Un taux d'intégration de 80%

Ce dernier revient, non sans satisfaction, sur l’état d’avancement du projet: "Nous sommes sur une trajectoire extrêmement intéressante", se réjouit le ministre, annonçant le lancement "aujourd’hui" [mardi 4 septembre 2018] de la deuxième phase qui consiste en la construction d’une extension de l’usine – qui a déjà atteint sa pleine capacité.

L’idée est d’atteindre "l’objectif des 200.000 véhicules". Le ministre révèle que dans l’accord initial, cette deuxième phase n’était prévue que pour 2023.

"Nous avons aujourd’hui une certitude de réalisation avant-terme de la deuxième phase du projet, avec une première phase réussie", soutient MHE. L’extension s’étalera sur une superficie de 500 hectares, qui viendront s’ajouter aux 400 hectares ayant accueilli la première phase. Toutes phases confondues, le projet nécessitera une enveloppe globale de 550 millions d'euros.

L'extension sera accompagnée par une augmentation du nombre de collaborateurs, qui passera de 1.600 en 2019 à 2.500 l'année suivante, annonce le groupe.

Sur la question du sourcing, le ministre se montre également satisfait. "Nous avions signé un accord sur le sourcement avec un objectif qui était théoriquement d’un milliard d’euros d’achat de pièces détachées fabriquées au Maroc", rappelle-t-il, annonçant avoir déjà dépassé les 850 millions. "Nous sommes très en avance par rapport aux projections", déclare MHE. 

Quant au taux d’intégration, le ministre est très ambitieux. "Le fait d’avoir le véhicule et le moteur, tous les deux faits au Maroc, permet d’envisager un taux d’intégration de l’ordre de 80%, ce qui est exceptionnel", estime-t-il.

Pour l’heure, il est interdit de visiter l’usine, qui est "en confidentialité", affirme pour sa part M. Quemard, précisant qu’aujourd’hui, "on assemble un véhicule qui est confidentiel" car n’étant pas encore "annoncé commercialement". 

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