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L’Etat arrête la contrebande des épices, les importations légales explosent 

Vendredi 5 octobre 2018 à 16h24
L’Etat arrête la contrebande des épices, les importations légales explosent
 

La valeur des importations d’épices a plus que doublé entre janvier-août par rapport à la même période en 2017. Selon le président de l’Association interprofessionnelle marocaine des importateurs et des exportateurs des céréales, des légumineuses et des épices, cette hausse s’explique par le démantèlement récent des réseaux de contrebande. La fin de la concurrence déloyale va permettre au marché officiel de s’autoréguler et de faire littéralement exploser le volume des importations légales.

Pendant plusieurs décennies, près de 90% des épices consommées au Maroc provenaient du marché informel. Acheminée à partir de Melillia et de Sebta, cette contrebande a provoqué la faillite de plusieurs opérateurs légaux dont les prix étaient moins compétitifs (10 à 30% d'écart).

Devant la baisse continue du chiffre d’affaires des entreprises survivantes, il faut croire que l’Etat a pris la mesure de sa responsabilité en s’attaquant à des réseaux très bien structurés qui ne payaient aucune taxe et dont les produits n’étaient soumis à aucun contrôle sanitaire.

Ainsi, en seulement huit mois, les importations légales d’épices sont passées de 291 à 675 MDH.

Interrogé par Médias24, Benchaib Ghallab qui préside l’AIMIECLE (l’Association interprofessionnelle marocaine des importateurs et des exportateurs des céréales, des légumineuses et des épices) explique que les services de sécurité ont asséché les routes des épices empruntées par les contrebandiers.

«Le chiffre des importations officielles recensées par l’Office des changes a bondi sur les 8 premiers mois de l’année alors qu’avant cette période, l’essentiel des épices étaient importées illégalement.

«C’est grâce aux efforts de l’administration des douanes qui a démantelé les réseaux de trafic illégal d’épices que les importations légales ont plus que doublé en si peu de temps.

«Concrètement, les brigades de douaniers et de gendarmes opèrent désormais à la source en inspectant systématiquement les cargaisons et documents des véhicules venants de Melillia et de Sebta.

«Aujourd’hui, la contrebande ne représente plus grand-chose du volume des épices consommées au Maroc alors qu’elle pouvait atteindre jusqu’à 95% pour certaines épices, comme le poivre. Grâce à cette nouvelle donne, les opérateurs ont retrouvé le moral et la confiance et importent sereinement.

Pas de risque de hausse des prix, selon la profession

«Ce retournement de situation qui remonte au début de l’année 2018 montre que l’Etat a pris en considération notre situation qui était devenue critique. Jusqu’à récemment, nous dénoncions l’inaction des services de sécurité devant le déferlement des épices de contrebande ainsi que des droits de douane qui nous rendaient moins compétitifs par rapport à nos concurrents déloyaux.

«Pour les contrecarrer, nous réclamions une baisse de la fiscalité qui pouvait atteindre jusqu’à 100% du prix de revient des épices mais aujourd’hui que nous sommes protégés contre ces produits, il n’y a plus d’urgence.

«Dans un premier temps, il y aura certainement une augmentation des importations mais le marché va rapidement s’autoréguler.

«En dehors de cette structuration attendue, l’élimination de la contrebande va permettre d’améliorer la qualité des produits. C’est donc une bonne nouvelle pour les consommateurs car l’ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires) qui nous contrôle ne laissera rentrer que des produits qui ne présentent aucun danger sanitaire.

«Il n’y a aucune répercussion au niveau des tarifs des épices car les opérateurs vont se multiplier et cette concurrence permettra de tirer les prix à la baisse», promet le président de l’AIMIECLE.

Interrogé par Médias24, Driss Terrab, président de l'Association des opérateurs des épices relevant de la Fédération des industries de la conserve des produits agricoles du Maroc (Ficopam) affirme que les Marocains consomment annuellement environ 35.000 tonnes d’épices d’une valeur de 2 milliards de DH.

Selon lui, le piment rouge est l’épice la plus consommée au Maroc (6.000 tonnes). C'est la seule épice cultivée localement car les autres nécessitent un climat tropical.

En dehors du piment rouge, les épices les plus consommées sont le poivre noir (5.000 t), le cumin (4.000 t), le gingembre (4.000 t) et le curcuma (4.000 t).

 

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