Les propositions du gouvernement Elotmani peinent à convaincre les syndicats. La nouvelle offre proposée dimanche 14 octobre dans le cadre du dialogue social n'a pas séduit les centrales syndicales. Entre rejet catégorique et demande d'amélioration, les syndicats disent clairement au gouvernement que son offre est insuffisante.

Le gouvernement attendait d'avoir la première mouture du projet de loi de finances 2019 (PLF 2019) pour reprendre le dialogue social. 

Ce fut le cas, ce dimanche 14 octobre où le chef du gouvernement s'est entretenu avec les centrales syndicales. Saâdeddine Elotmani a proposé aux syndicats d’améliorer la proposition d’augmentation des salaires des fonctionnaires des échelles inférieures. Il propose 400 DH au lieu des 300 DH annoncés lors du premier round des négociations. 

Les autres propositions sont restées inchangées. Avec cette augmentation de 400 DH, le coût du dialogue social grimpe à plus de 7 MMDH contre 6 MMDH selon l'ancienne offre.

Le gouvernement propose de répartir ces 400 DH à raison de 200 DH le 1er janvier 2019, et 100 DH en 2020 et 2021. 

>>Lire aussi: Projet de loi de finances 2019: les premiers détails

Cette nouvelle offre a essuyé un nouveau refus de la part des syndicats. La CDT a été la première organisation syndicale à annoncer son rejet de l'offre. 

Pour sa part, l'UGTM a tenu une réunion mardi 16 octobre pour discuter la nouvelle offre gouvernementale. "Nous avons décidé de demander au gouvernement d'améliorer davantage son offre et de rassembler les secrétaires généraux des centrales syndicales les plus représentatives dans une seule réunion pour négocier et sortir avec des décisions", nous assure Enaam Miyara, SG de l’UGTM.

C'est un rejet implicite que l'UGTM explique par le fait "que l'offre du gouvernement exclut une large frange des fonctionnaires. Nous demandons une proposition formulée pour les fonctionnaires dont l’indice hiérarchique est supérieur à l’échelle 10 – échelon 5 pour éviter des dissensions dans les rangs des fonctionnaires". Un argument partagé par les autres centrales syndicales. 

Enaam Miyara ajoute que "l'UGTM regrette également l'absence d'offre claire pour le secteur privé en ce qui concerne l'amélioration des revenus".

L'UGTM a informé la primature de sa position. 

Selon nos sources, l'UMT a également rejeté l'offre gouvernementale, mais nous n'avons pas pu obtenir confirmation de cette information auprès des instances dirigeantes de l'UMT.

>>Lire aussi: Dialogue social: l’accord tripartite est-il tombé à l'eau ?

L'exercice est des plus difficiles sachant que le gouvernement doit faire face à d'importantes dépenses pour les besoins sociaux, les grandes réformes, les plans d'urgence, sans parler des dépenses ordinaires. Si les syndicats maintiennent leur position en réclamant une augmentation générale des salaires pour tous les fonctionnaires, le dialogue risque de rester au point mort. 

Pour ce qui est des salariés du privé, la discussion devra se faire avec la CGEM. Jusque-là, aucune indication n'est donnée pour connaître la prédisposition du patronat à accepter une telle demande. 

Les syndicats, le patronat et le gouvernement doivent trouver un terrain d'entente avant le vendredi pour que les décisions puissent être intégrées dans le PLF2019 qui sera présenté cette fin de semaine au Parlement par Mohamed Benchaaboun

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Les propositions du gouvernement Elotmani peinent à convaincre les syndicats. La nouvelle offre proposée dimanche 14 octobre dans le cadre du dialogue social n'a pas séduit les centrales syndicales. Entre rejet catégorique et demande d'amélioration, les syndicats disent clairement au gouvernement que son offre est insuffisante. 

 

Le gouvernement attendait d'avoir la première mouture du projet de loi de finances 2019 (PLF 2019) pour reprendre le dialogue social. 

Ce fut le cas, ce dimanche 14 octobre où le chef du gouvernement s'est entretenu avec les centrales syndicales. Saâdeddine Elotmani a proposé aux syndicats d’améliorer la proposition d’augmentation des salaires des fonctionnaires des échelles inférieures. Il propose 400 DH au lieu des 300 DH annoncés lors du premier round des négociations. 

Les autres propositions sont restées inchangées. Avec cette augmentation de 400 DH, le coût du dialogue social grimpe à plus de 7 MMDH contre 6 MMDH selon l'ancienne offre.

Le gouvernement propose de répartir ces 400 DH à raison de 200 DH le 1er janvier 2019, et 100 DH en 2020 et 2021. 

>>Lire aussi: Projet de loi de finances 2019: les premiers détails

Cette nouvelle offre a essuyé un nouveau refus de la part des syndicats. La CDT a été la première organisation syndicale à annoncer son rejet de l'offre. 

Pour sa part, l'UGTM a tenu une réunion mardi 16 octobre pour discuter la nouvelle offre gouvernementale. "Nous avons décidé de demander au gouvernement d'améliorer davantage son offre et de rassembler les secrétaires généraux des centrales syndicales les plus représentatives dans une seule réunion pour négocier et sortir avec des décisions", nous assure Enaam Miyara, SG de l’UGTM.

C'est un rejet implicite que l'UGTM explique par le fait "que l'offre du gouvernement exclut une large frange des fonctionnaires. Nous demandons une proposition formulée pour les fonctionnaires dont l’indice hiérarchique est supérieur à l’échelle 10 – échelon 5 pour éviter des dissensions dans les rangs des fonctionnaires". Un argument partagé par les autres centrales syndicales. 

Enaam Miyara ajoute que "l'UGTM regrette également l'absence d'offre claire pour le secteur privé en ce qui concerne l'amélioration des revenus".

L'UGTM a informé la primature de sa position. 

Selon nos sources, l'UMT a également rejeté l'offre gouvernementale, mais nous n'avons pas pu obtenir confirmation de cette information auprès des instances dirigeantes de l'UMT.

>>Lire aussi: Dialogue social: l’accord tripartite est-il tombé à l'eau ?

L'exercice est des plus difficiles sachant que le gouvernement doit faire face à d'importantes dépenses pour les besoins sociaux, les grandes réformes, les plans d'urgence, sans parler des dépenses ordinaires. Si les syndicats maintiennent leur position en réclamant une augmentation générale des salaires pour tous les fonctionnaires, le dialogue risque de rester au point mort. 

Pour ce qui est des salariés du privé, la discussion devra se faire avec la CGEM. Jusque-là, aucune indication n'est donnée pour connaître la prédisposition du patronat à accepter une telle demande. 

Les syndicats, le patronat et le gouvernement doivent trouver un terrain d'entente avant le vendredi pour que les décisions puissent être intégrées dans le PLF2019 qui sera présenté cette fin de semaine au Parlement par Mohamed Benchaaboun

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