Dix places séparent désormais le Maroc de son objectif 2021, à savoir intégrer le top 50 du classement du Doing Business réalisé par la Banque mondiale. Le Maroc a pu avancer dans le classement 2019, grâce à l'aboutissement de 4 principales réformes. Détails.

Dans la 16ème édition du classement Doing Business de la Banque Mondiale, le Maroc gagne 9 places d’un coup pour se hisser de la 69ème place à la 60ème avec un score de 71,02 contre 68,56 une année auparavant. Un rang occupé l’an dernier par la Turquie qui, elle, a gagné 17 rangs pour se placer à la 43ème place du classement.

Le Maroc a dépassé les 8 pays qui le devançaient dans le classement 2018, même si certains d’entre eux ont également amélioré leur rang. Il s’agit notamment du Costa Rica (61e à la 67e), de la Mongolie (62e à la 74e), du Luxembourg (63 à la 66e), de Puerto Rico (resté au même rang 64e), de l'Albanie (65e à la 63e), de Bahreïn (66e à la 62e), de la Grèce (67e à la 72e), et du Vietnam (68e à la 69e).

Le Maroc, deuxième dans le classement MENA

Dans la région MENA, le Maroc est le deuxième du classement derrière les Emirats arabes unis (EAU) qui occupent la 11ème place du classement global. Le Royaume est talonné dans la région MENA par le Bahreïn (62e rang).

Parmi les autres importantes économies de la région, on retrouve l’Algérie au 157e rang, derrière l’Égypte (120e), l’Iran (128e), l’Arabie saoudite (92e) et la Tunisie (80e).

La performance du Maroc s’explique par le nombre de réformes achevées entre 2017 et 2018 et présentées dans le dossier marocain. Elles sont selon le rapport Doing Business au nombre de 4, contre seulement 2 pour la précédente édition.

Le rapport résume ses réformes comme suit :

Création d'entreprises : Le Maroc a rendu la création d’une entreprise moins coûteuse en supprimant les frais d’inscription et les droits de timbre (L’exonération des droits d’enregistrement).

>> Lire aussi : Création d’entreprise par voie électronique: le projet de loi adopté en Conseil de gouvernement 

Transfert de la propriété: Le Maroc a facilité l'enregistrement des biens en augmentant la transparence du cadastre et en simplifiant les procédures administratives (l'amélioration de CasaUrba 2.0 pour les permis de construction et la simplification des procédures de transfert de la propriété réalisée par la conservation foncière).

>> Lire aussi : Autorisations d'urbanisme: la solution pour réduire les délais d'obtention, selon Khalid Safir

Commerce transfrontalier: Le Maroc a facilité l'exportation et l'importation en mettant en place un système de dédouanement sans papier (dématérialisation des procédures import/export) et en améliorant les infrastructures du port de Tanger (Scanners, aménagement des espaces physiques d’exportation)

Règlement de l'insolvabilité: Le Maroc a facilité la résolution de l’insolvabilité en facilitant l’ouverture de la procédure, en encourageant la poursuite des activités du débiteur pendant la procédure d’insolvabilité, en rendant la procédure d’insolvabilité plus accessible aux créanciers et en leur permettant une plus grande implication dans la procédure (La réforme du livre V du code du commerce).

>> Lire aussi : Doing Business. Règlement d'insolvabilité: nos tribunaux à la traîne

Les bons et mauvais points 

Dans le détail, le Maroc s’est amélioré par rapport à 5 indicateurs:

- Création d’entreprise: de la 35e place en 2018 à la 34e.

- Raccordement à l’électricité: Le Maroc a gagné 13 places pour se hisser au 59e rang.

- Transfert de propriété: +18 places, 68e rang contre 86e en 2018.

- Commerce transfrontalier: +3 places, au 62ème rang.

- Règlement de l'insolvabilité: +63 places d’un coup, passant du 134e rang au 71e.

Sur quatre autres indicateurs le Maroc a perdu des places:

- Obtention d'un permis de construire: -1 place, 18ème rang.

- Obtention de prêts: -7 places, au 112e rang.

- Protection des investisseurs minoritaires: -2 places, au 64e rang.

- Exécution des contrats: -11 places, au 68e rang.

Sur l’indicateur de paiement des taxes et impôts, la position du Maroc est restée inchangée à la 25e place.

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Dix places séparent désormais le Maroc de son objectif 2021, à savoir intégrer le top 50 du classement du Doing Business réalisé par la Banque mondiale. Le Maroc a pu avancer dans le classement 2019, grâce à l'aboutissement de 4 principales réformes. Détails.

Dans la 16ème édition du classement Doing Business de la Banque Mondiale, le Maroc gagne 9 places d’un coup pour se hisser de la 69ème place à la 60ème avec un score de 71,02 contre 68,56 une année auparavant. Un rang occupé l’an dernier par la Turquie qui, elle, a gagné 17 rangs pour se placer à la 43ème place du classement.

Le Maroc a dépassé les 8 pays qui le devançaient dans le classement 2018, même si certains d’entre eux ont également amélioré leur rang. Il s’agit notamment du Costa Rica (61e à la 67e), de la Mongolie (62e à la 74e), du Luxembourg (63 à la 66e), de Puerto Rico (resté au même rang 64e), de l'Albanie (65e à la 63e), de Bahreïn (66e à la 62e), de la Grèce (67e à la 72e), et du Vietnam (68e à la 69e).

Le Maroc, deuxième dans le classement MENA

Dans la région MENA, le Maroc est le deuxième du classement derrière les Emirats arabes unis (EAU) qui occupent la 11ème place du classement global. Le Royaume est talonné dans la région MENA par le Bahreïn (62e rang).

Parmi les autres importantes économies de la région, on retrouve l’Algérie au 157e rang, derrière l’Égypte (120e), l’Iran (128e), l’Arabie saoudite (92e) et la Tunisie (80e).

La performance du Maroc s’explique par le nombre de réformes achevées entre 2017 et 2018 et présentées dans le dossier marocain. Elles sont selon le rapport Doing Business au nombre de 4, contre seulement 2 pour la précédente édition.

Le rapport résume ses réformes comme suit :

Création d'entreprises : Le Maroc a rendu la création d’une entreprise moins coûteuse en supprimant les frais d’inscription et les droits de timbre (L’exonération des droits d’enregistrement).

>> Lire aussi : Création d’entreprise par voie électronique: le projet de loi adopté en Conseil de gouvernement 

Transfert de la propriété: Le Maroc a facilité l'enregistrement des biens en augmentant la transparence du cadastre et en simplifiant les procédures administratives (l'amélioration de CasaUrba 2.0 pour les permis de construction et la simplification des procédures de transfert de la propriété réalisée par la conservation foncière).

>> Lire aussi : Autorisations d'urbanisme: la solution pour réduire les délais d'obtention, selon Khalid Safir

Commerce transfrontalier: Le Maroc a facilité l'exportation et l'importation en mettant en place un système de dédouanement sans papier (dématérialisation des procédures import/export) et en améliorant les infrastructures du port de Tanger (Scanners, aménagement des espaces physiques d’exportation)

Règlement de l'insolvabilité: Le Maroc a facilité la résolution de l’insolvabilité en facilitant l’ouverture de la procédure, en encourageant la poursuite des activités du débiteur pendant la procédure d’insolvabilité, en rendant la procédure d’insolvabilité plus accessible aux créanciers et en leur permettant une plus grande implication dans la procédure (La réforme du livre V du code du commerce).

>> Lire aussi : Doing Business. Règlement d'insolvabilité: nos tribunaux à la traîne

Les bons et mauvais points 

Dans le détail, le Maroc s’est amélioré par rapport à 5 indicateurs:

- Création d’entreprise: de la 35e place en 2018 à la 34e.

- Raccordement à l’électricité: Le Maroc a gagné 13 places pour se hisser au 59e rang.

- Transfert de propriété: +18 places, 68e rang contre 86e en 2018.

- Commerce transfrontalier: +3 places, au 62ème rang.

- Règlement de l'insolvabilité: +63 places d’un coup, passant du 134e rang au 71e.

Sur quatre autres indicateurs le Maroc a perdu des places:

- Obtention d'un permis de construire: -1 place, 18ème rang.

- Obtention de prêts: -7 places, au 112e rang.

- Protection des investisseurs minoritaires: -2 places, au 64e rang.

- Exécution des contrats: -11 places, au 68e rang.

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