Le programme des privatisations pour 2019 n’est toujours pas connu. Le gouvernement ne communique pas sur ses intentions et si on devait résumer en un seul mot, l’état d’esprit que nous avons perçu au cours d’échanges avec des sources de haut niveau, ce serait: flexibilité.

Le gouvernement ne semble pas avoir arrêté de position définitive et garde toutes les options ouvertes. Voici les données sûres recueillies par nos soins :

1. La Mamounia et la centrale de Tahaddart :

Le gouvernement a déposé un projet de loi pour inscrire ces deux entités sur la liste des privatisables. Ce projet de loi est actuellement en cours d’examen au parlement.

Selon une source qui a pris part à une réunion de la commission des finances sur ce sujet, en présence de Mohamed Benchaâboun, les intentions du gouvernement n’ont pas été communiquées avec une précision suffisante. L’Istiqlal et le PAM, partis d’opposition, se sont déclarés contre le projet de loi déposé par le gouvernement qui retire 5 entreprises de la liste et en rajoute 2 (La Mamounia et la centrale de Tahaddart).

Le projet de loi semble toutefois avoir l’appui total du gouvernement et de ce fait a toutes les chances d’être adopté, moyennant éventuellement des amendements.

L’inscription de La Mamounia et de la centrale de Tahaddart sur la liste des privatisables “constitue une autorisation non limitée dans le temps pour leur privatisation“. Elle ne constitue pas une obligation ou un engagement de transfert immédiat de ces organismes. De ce fait, La Mamounia et Tahaddart ne seront pas obligatoirement privatisées en 2019.

2. Le gouvernement pourrait-il céder d’autres actifs ?

La réponse est oui. Le plus facile serait de céder en bourse une partie supplémentaire du capital de Marsa Maroc et/ou de Maroc Telecom. Le gouvernement peut également piocher dans la liste des privatisables, d’autres actifs, pour des opérations “de cession ou d’ouverture de capital à court terme“.

3. La Mamounia, un patrimoine marocain, risque-t-il de passer entre des mains étrangères ?

“La Mamounia restera un emblème historique marocain“, selon une source de haut niveau. Le gouvernement compte prendre en considération cet aspect en l’inscrivant dans les critères d’éligibilité.

4. La Mamounia : que deviendra la part de la CDG ?

Le capital de La Mamounia est réparti comme suit :

* ONCF : 62% ;

* Commune de Marrakech : 26% ;

* CDG : 12%.

Seule la part revenant à l’ONCF et à la Commune de Marrakech, pourrait faire l’objet d’une cession “partielle ou totale“, précise notre source.

5- Une cession en bourse est-elle envisagée pour les privatisations de 2019 ?

Une ouverture partielle du capital de La Mamounia via le marché des capitaux avec une cession réservée aux salariés pourrait être envisagée. Cela pourrait être le cas pour d’autres opérations de privatisation.

Toutefois, la définition du schéma de transfert qui détermine la part à céder et le ou les modes de cession relève des attributions légales de la Commission des transferts.

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Le programme des privatisations pour 2019 n’est toujours pas connu. Le gouvernement ne communique pas sur ses intentions et si on devait résumer en un seul mot, l’état d’esprit que nous avons perçu au cours d’échanges avec des sources de haut niveau, ce serait: flexibilité.

Le gouvernement ne semble pas avoir arrêté de position définitive et garde toutes les options ouvertes. Voici les données sûres recueillies par nos soins :

1. La Mamounia et la centrale de Tahaddart :

Le gouvernement a déposé un projet de loi pour inscrire ces deux entités sur la liste des privatisables. Ce projet de loi est actuellement en cours d’examen au parlement.

Selon une source qui a pris part à une réunion de la commission des finances sur ce sujet, en présence de Mohamed Benchaâboun, les intentions du gouvernement n’ont pas été communiquées avec une précision suffisante. L’Istiqlal et le PAM, partis d’opposition, se sont déclarés contre le projet de loi déposé par le gouvernement qui retire 5 entreprises de la liste et en rajoute 2 (La Mamounia et la centrale de Tahaddart).

Le projet de loi semble toutefois avoir l’appui total du gouvernement et de ce fait a toutes les chances d’être adopté, moyennant éventuellement des amendements.

L’inscription de La Mamounia et de la centrale de Tahaddart sur la liste des privatisables “constitue une autorisation non limitée dans le temps pour leur privatisation“. Elle ne constitue pas une obligation ou un engagement de transfert immédiat de ces organismes. De ce fait, La Mamounia et Tahaddart ne seront pas obligatoirement privatisées en 2019.

2. Le gouvernement pourrait-il céder d’autres actifs ?

La réponse est oui. Le plus facile serait de céder en bourse une partie supplémentaire du capital de Marsa Maroc et/ou de Maroc Telecom. Le gouvernement peut également piocher dans la liste des privatisables, d’autres actifs, pour des opérations “de cession ou d’ouverture de capital à court terme“.

3. La Mamounia, un patrimoine marocain, risque-t-il de passer entre des mains étrangères ?

“La Mamounia restera un emblème historique marocain“, selon une source de haut niveau. Le gouvernement compte prendre en considération cet aspect en l’inscrivant dans les critères d’éligibilité.

4. La Mamounia : que deviendra la part de la CDG ?

Le capital de La Mamounia est réparti comme suit :

* ONCF : 62% ;

* Commune de Marrakech : 26% ;

* CDG : 12%.

Seule la part revenant à l’ONCF et à la Commune de Marrakech, pourrait faire l’objet d’une cession “partielle ou totale“, précise notre source.

5- Une cession en bourse est-elle envisagée pour les privatisations de 2019 ?

Une ouverture partielle du capital de La Mamounia via le marché des capitaux avec une cession réservée aux salariés pourrait être envisagée. Cela pourrait être le cas pour d’autres opérations de privatisation.

Toutefois, la définition du schéma de transfert qui détermine la part à céder et le ou les modes de cession relève des attributions légales de la Commission des transferts.

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