L’encours des crédits fait du surplace depuis le début de l’année : +0,1% à fin octobre. Sur une année glissante, la hausse se limite à 1,5%. Le financement des entreprises privées stagne, celui des ménages augmente de 3,6%.

Le crédit bancaire se tasse à nouveau après une amélioration passagère entre juillet et septembre. L’encours s’établit à 844,4 milliards de DH à fin octobre, selon les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib. Soit une quasi-stagnation depuis le début de l’année (+0,1%) et une hausse limitée à 1,5% sur une année glissante. En septembre et août derniers, la hausse atteignait 2,5%.

Les crédits aux sociétés financières sont carrément en baisse : -3,4%, à 107,5 milliards de DH.

Mais le plus inquiétant est la stagnation, sur une année glissante, des prêts aux entreprises non financières privées à 341 milliards de DH.

Les crédits aux ménages affichent, eux, une croissance de 3,6% à 325 milliards de DH.

Seul le financement du secteur public réalise une progression élevée de 7,2% à 70 milliards de DH.

Ces réalisations sont inférieures aux prévisions de BAM qui table sur une hausse de 4% du crédit bancaire au secteur non financier en 2018. Elles sont pour le moins inquiétantes car traduisant un fort ralentissement économique actuel et à venir et une situation financière dégradée des opérateurs économiques.

D’ailleurs, les créances en souffrance augmentent de 3,8%, à 66,6 milliards de DH, dont 39,7 milliards détenus par les banques sur les entreprises.

La situation préoccupe fortement les chefs d’entreprise, les patrons des banques et les responsables de la Banque centrale qui doivent toujours se réunir pour en identifier les causes ainsi que les pistes de relance, après les maigres résultats des actions décidées il y a 2 ans.

Par type de crédit, les prêts à l’habitat réalisent une petite croissance de 2,9%, à 201,4 milliards de DH. Le financement des promoteurs immobiliers affiche une baisse de 3%, à 58 milliards.

Les crédits de trésorerie marquent le pas à 169 milliards de DH. Cette stagnation cache une baisse de 2,4% des crédits de trésorerie des entreprises non financières privées et une envolée de 23,4% des comptes débiteurs des ménages.

Les crédits à l’équipement ont augmenté de 3,4%, à 172 milliards de DH. Ceux des entreprises privées n’ont crû que de 1,3%.

Seuls les crédits à la consommation réalisent une progression satisfaisante de 5,8%, à 53,8 milliards de DH.

Parallèlement au tassement des crédits, les dépôts bancaires progressent de 3,9%, à 900 milliards de DH. Les dépôts à vue ont augmenté de 4,4% alors que les comptes à terme ont fortement repris (+7,9%).

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Le crédit bancaire se tasse à nouveau après une amélioration passagère entre juillet et septembre. L’encours s’établit à 844,4 milliards de DH à fin octobre, selon les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib. Soit une quasi-stagnation depuis le début de l’année (+0,1%) et une hausse limitée à 1,5% sur une année glissante. En septembre et août derniers, la hausse atteignait 2,5%.

Les crédits aux sociétés financières sont carrément en baisse : -3,4%, à 107,5 milliards de DH.

Mais le plus inquiétant est la stagnation, sur une année glissante, des prêts aux entreprises non financières privées à 341 milliards de DH.

Les crédits aux ménages affichent, eux, une croissance de 3,6% à 325 milliards de DH.

Seul le financement du secteur public réalise une progression élevée de 7,2% à 70 milliards de DH.

Ces réalisations sont inférieures aux prévisions de BAM qui table sur une hausse de 4% du crédit bancaire au secteur non financier en 2018. Elles sont pour le moins inquiétantes car traduisant un fort ralentissement économique actuel et à venir et une situation financière dégradée des opérateurs économiques.

D’ailleurs, les créances en souffrance augmentent de 3,8%, à 66,6 milliards de DH, dont 39,7 milliards détenus par les banques sur les entreprises.

La situation préoccupe fortement les chefs d’entreprise, les patrons des banques et les responsables de la Banque centrale qui doivent toujours se réunir pour en identifier les causes ainsi que les pistes de relance, après les maigres résultats des actions décidées il y a 2 ans.

Par type de crédit, les prêts à l’habitat réalisent une petite croissance de 2,9%, à 201,4 milliards de DH. Le financement des promoteurs immobiliers affiche une baisse de 3%, à 58 milliards.

Les crédits de trésorerie marquent le pas à 169 milliards de DH. Cette stagnation cache une baisse de 2,4% des crédits de trésorerie des entreprises non financières privées et une envolée de 23,4% des comptes débiteurs des ménages.

Les crédits à l’équipement ont augmenté de 3,4%, à 172 milliards de DH. Ceux des entreprises privées n’ont crû que de 1,3%.

Seuls les crédits à la consommation réalisent une progression satisfaisante de 5,8%, à 53,8 milliards de DH.

Parallèlement au tassement des crédits, les dépôts bancaires progressent de 3,9%, à 900 milliards de DH. Les dépôts à vue ont augmenté de 4,4% alors que les comptes à terme ont fortement repris (+7,9%).

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