Aziz Rabbah, ministre de l'énergie et des mines

Le Maroc est engagé sur plusieurs fronts en matière de stratégie énergétique : prospection pétrolière, énergies renouvelables, gaz liquéfié, efficacité énergétique,… Lors de la 2è édition des Journées médias-ministère, organisée le 09 janvier par le département de Aziz Rabbah, plusieurs chantiers lancés en 2019 par le ministère de tutelle ont été passés en revue. Les détails.

En 2018, une capacité supplémentaire de source renouvelable d’environ 840 MW a été mise en service, portant la capacité total à 3.677 MW (700 MW de solaire, 1.207 MW d'éolien et 1.770 MW d'hydraulique).

Si le Maroc avance d’un pas assuré vers la diversification de son mix énergétique, avec 42% d’énergie de source renouvelable dès 2020 et 52% en 2030, voire plus, le ministère de l’Energie et des Mines supervise aussi le déploiement de projets plus «conventionnels» mais dont la valeur ajoutée est significative pour le Royaume, spécialement en matière de réduction de la dépendance énergétique.

>Electricité

- Renforcement de l’interconnexion électrique avec l’Europe: 2019 verra la réalisation d’une étude pour une 3ème interconnexion avec l’Espagne et une nouvelle interconnexion avec le Portugal.

- Projet d’interconnexion avec les pays subsahariens via la Mauritanie: la réflexion est en cours au sein du ministère, visant à intégrer les systèmes électriques de l’Afrique de l’Ouest au réseau européen à travers l’interconnexion Maroc-Espagne, afin notamment de favoriser l’émergence d’un marché local africain de l’électricité.

- Loi 13-09 : lancement d’une étude cette année sur l’autoproduction d’électricité, avec l’élaboration d’un décret d’application encadrant les modalités de l’autoproduction électrique. L’objectif est qu’elle atteigne entre 20 et 30% de la production énergétique nationale en 2030.

- Raccordement de Dakhla au réseau électrique national

>Produits pétroliers liquides

- 1.496 MDH d’investissements pour la réalisation de 7 installations de stockage (en cours de réalisation).

- 1.890 MDH d’investissements en 2019 pour la construction de 7 nouvelles unités de stockage. Ces projets sont programmés et ont déjà reçu l’accord de principe du ministère. L’objectif est bien sûr d’augmenter le stock stratégique de réserve d'hydrocarbures, pour atteindre 45 jours au lieu d’une trentaine actuellement.

 

>Gaz liquéfié

- 175 MDH pour la construction, en cours, d’un centre emplisseur.

- 5 MDH pour l’extension de la capacité d’emplissage d’un centre existant (programmé en 2019).

- 470 MDH pour la construction de 4 dépôts de stockage de bonbonnes de gaz (programmé en 2019).

Lire aussi: Exploration pétrolière: plus de 1,44 MMDH d'investissements au Maroc en 2018

>Efficacité énergétique

- Elaboration des feuilles de route pour la mobilité durable notamment électrique, bâtiments durables et valorisation énergétique de la biomasse.

- Mises en place de commissions stratégiques et de suivi, couvrant l’efficacité énergétique dans le secteur du transport, l’industrie, l’agriculture, ainsi que l’éclairage public.

- Discussions en cours pour rendre l'efficacité énergétique obligatoire dans les bâtiments étatiques.

- Signature en octobre 2018 d’un accord de coopération entre le Maroc et l’Allemagne, avec à la clé un financement de plus de 80 millions d’euros alloué à des programmes d’efficacité énergétique au Maroc: hôpitaux verts, mobilité durable et bâtiments publics.

>Gazoduc Maroc-Nigéria

Le projet suit son cours normalement et connaît un fort soutien des pays partenaires, selon Aziz Rabbah: «nous avons constaté un fort engouement au Nigéria, mais aussi en Mauritanie et au Sénégal depuis la découverte de champs gaziers dans ces pays».

Lire aussi: Penspen sélectionné pour exécuter la 1ère phase de la Feed du gazoduc Maroc-Nigéria

>Gaz naturel liquéfié

L’appel d’offres sera bientôt lancé. Mais du propre aveu du ministre de tutelle: «cela n’aboutira pas en 2021 comme cela a été annoncé initialement, compte tenu de la complexité du projet». Rabbah n’a pas non plus été en mesure de communiquer une date d’entrée en production du projet GNL.

>SAMIR

«Tout investisseur, national ou étranger, souhaitant s’implanter pour construire une raffinerie de pétrole est le bienvenu», martèle le ministre de l’Energie.

Interpellé sur la passivité de l’Etat dans ce dossier, alors qu’il pourrait racheter la raffinerie, Rabbah explique que ce ne serait pas cohérent alors que l’Etat l’a privatisée il y a des années. Sur la valse des repreneurs potentiels - sans pour autant que cela n’aboutisse à un deal concret, Aziz Rabbah précise: «ce qu’il faut savoir, c’est que l’état actuel des installations de la SAMIR ne permet pas de reprendre la production. Un repreneur devra consentir d’importants investissements pour redémarrer les installations, d’où leurs réticences…».

Lire aussi: Cession de la Samir: on tourne en rond

>Code minier

Actuellement en cours de refonte, la nouvelle mouture prévoit notamment que les collectivités territoriales puissent percevoir une partie des redevances minières. Le Code instaurera également l’obligation de la sous-traitance locale, dans le périmètre des mines.

>Agence nationale de régulation de l'électricité

Cela fait à peine 4 mois qu’a été nommé le directeur de l’Agence nationale de régulation de l’électricité (ANRE). Les organes de direction de cette instance seront mis en place au cours du 1er semestre 2019, ce qui permettra à l’Agence de devenir totalement opérationnelle.

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Aziz Rabbah, ministre de l'énergie et des mines

Le Maroc est engagé sur plusieurs fronts en matière de stratégie énergétique : prospection pétrolière, énergies renouvelables, gaz liquéfié, efficacité énergétique,… Lors de la 2è édition des Journées médias-ministère, organisée le 09 janvier par le département de Aziz Rabbah, plusieurs chantiers lancés en 2019 par le ministère de tutelle ont été passés en revue. Les détails.

En 2018, une capacité supplémentaire de source renouvelable d’environ 840 MW a été mise en service, portant la capacité total à 3.677 MW (700 MW de solaire, 1.207 MW d'éolien et 1.770 MW d'hydraulique).

Si le Maroc avance d’un pas assuré vers la diversification de son mix énergétique, avec 42% d’énergie de source renouvelable dès 2020 et 52% en 2030, voire plus, le ministère de l’Energie et des Mines supervise aussi le déploiement de projets plus «conventionnels» mais dont la valeur ajoutée est significative pour le Royaume, spécialement en matière de réduction de la dépendance énergétique.

>Electricité

- Renforcement de l’interconnexion électrique avec l’Europe: 2019 verra la réalisation d’une étude pour une 3ème interconnexion avec l’Espagne et une nouvelle interconnexion avec le Portugal.

- Projet d’interconnexion avec les pays subsahariens via la Mauritanie: la réflexion est en cours au sein du ministère, visant à intégrer les systèmes électriques de l’Afrique de l’Ouest au réseau européen à travers l’interconnexion Maroc-Espagne, afin notamment de favoriser l’émergence d’un marché local africain de l’électricité.

- Loi 13-09 : lancement d’une étude cette année sur l’autoproduction d’électricité, avec l’élaboration d’un décret d’application encadrant les modalités de l’autoproduction électrique. L’objectif est qu’elle atteigne entre 20 et 30% de la production énergétique nationale en 2030.

- Raccordement de Dakhla au réseau électrique national

>Produits pétroliers liquides

- 1.496 MDH d’investissements pour la réalisation de 7 installations de stockage (en cours de réalisation).

- 1.890 MDH d’investissements en 2019 pour la construction de 7 nouvelles unités de stockage. Ces projets sont programmés et ont déjà reçu l’accord de principe du ministère. L’objectif est bien sûr d’augmenter le stock stratégique de réserve d'hydrocarbures, pour atteindre 45 jours au lieu d’une trentaine actuellement.

 

>Gaz liquéfié

- 175 MDH pour la construction, en cours, d’un centre emplisseur.

- 5 MDH pour l’extension de la capacité d’emplissage d’un centre existant (programmé en 2019).

- 470 MDH pour la construction de 4 dépôts de stockage de bonbonnes de gaz (programmé en 2019).

Lire aussi: Exploration pétrolière: plus de 1,44 MMDH d'investissements au Maroc en 2018

>Efficacité énergétique

- Elaboration des feuilles de route pour la mobilité durable notamment électrique, bâtiments durables et valorisation énergétique de la biomasse.

- Mises en place de commissions stratégiques et de suivi, couvrant l’efficacité énergétique dans le secteur du transport, l’industrie, l’agriculture, ainsi que l’éclairage public.

- Discussions en cours pour rendre l'efficacité énergétique obligatoire dans les bâtiments étatiques.

- Signature en octobre 2018 d’un accord de coopération entre le Maroc et l’Allemagne, avec à la clé un financement de plus de 80 millions d’euros alloué à des programmes d’efficacité énergétique au Maroc: hôpitaux verts, mobilité durable et bâtiments publics.

>Gazoduc Maroc-Nigéria

Le projet suit son cours normalement et connaît un fort soutien des pays partenaires, selon Aziz Rabbah: «nous avons constaté un fort engouement au Nigéria, mais aussi en Mauritanie et au Sénégal depuis la découverte de champs gaziers dans ces pays».

Lire aussi: Penspen sélectionné pour exécuter la 1ère phase de la Feed du gazoduc Maroc-Nigéria

>Gaz naturel liquéfié

L’appel d’offres sera bientôt lancé. Mais du propre aveu du ministre de tutelle: «cela n’aboutira pas en 2021 comme cela a été annoncé initialement, compte tenu de la complexité du projet». Rabbah n’a pas non plus été en mesure de communiquer une date d’entrée en production du projet GNL.

>SAMIR

«Tout investisseur, national ou étranger, souhaitant s’implanter pour construire une raffinerie de pétrole est le bienvenu», martèle le ministre de l’Energie.

Interpellé sur la passivité de l’Etat dans ce dossier, alors qu’il pourrait racheter la raffinerie, Rabbah explique que ce ne serait pas cohérent alors que l’Etat l’a privatisée il y a des années. Sur la valse des repreneurs potentiels - sans pour autant que cela n’aboutisse à un deal concret, Aziz Rabbah précise: «ce qu’il faut savoir, c’est que l’état actuel des installations de la SAMIR ne permet pas de reprendre la production. Un repreneur devra consentir d’importants investissements pour redémarrer les installations, d’où leurs réticences…».

Lire aussi: Cession de la Samir: on tourne en rond

>Code minier

Actuellement en cours de refonte, la nouvelle mouture prévoit notamment que les collectivités territoriales puissent percevoir une partie des redevances minières. Le Code instaurera également l’obligation de la sous-traitance locale, dans le périmètre des mines.

>Agence nationale de régulation de l'électricité

Cela fait à peine 4 mois qu’a été nommé le directeur de l’Agence nationale de régulation de l’électricité (ANRE). Les organes de direction de cette instance seront mis en place au cours du 1er semestre 2019, ce qui permettra à l’Agence de devenir totalement opérationnelle.

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