Industrie automobile : Bilan encourageant, les objectifs revus à la hausse Moulay Hafid Elalamy lors de la 6ème édition des Automotive Meetings Tanhier

Moulay Hafid Elalamy vise désormais une capacité de production de 1 million de véhicules fabriqués au Maroc à l'horizon 2022 et veut relever les objectifs de chiffre d'affaires à l'export, de création d'emplois et de taux d'intégration locale. Les réalisations à fin 2018 sont favorables.

Le ministre de l'industrie s’exprimait ce mercredi 6 février lors de l’ouverture de la 6ème édition des « Automotive Meetings Tangier », événement dédié au développement de l’industrie automobile.

Il a dressé un bilan encourageant pour le secteur automobile qui, depuis 2014, est appuyé par le Plan d’accélération industrielle et sa logique des écosystèmes.

Voici le détail du bilan à fin 2018 :

- Le secteur automobile est déjà le premier secteur exportateur du Maroc et hisse le Royaume au rang de premier producteur de véhicules en Afrique.

- Le Maroc compte trois constructeurs automobiles : Renault, PSA et le chinois BYD (convention signée fin 2017).

- Plus de 200 équipementiers automobiles sont installés au Maroc. Plus de 50 usines d’équipementiers de rang 1 sont en cours de construction.

- Neufs écosystèmes ont été établis : Câblage, intérieur véhicules & sièges, métal emboutissage, batterie, PSA, moteurs, Renault, Delphi et Valeo. Trois écosystèmes sont en cours de création (prévus pour 2019) : ingénierie, pièces de rechange et extérieur des véhicules.

- Le chiffre d’affaires à l’export atteint 65 milliards de DH, selon l’Office des changes (+10,5% en un an). Pour le ministre, le montant de l’export atteint 70 milliards car certaines opérations sont classées dans d’autres rubriques par l’Office des changes. Les deux départements sont en train d’harmoniser leurs chiffres.

- 85.000 nouveaux emplois ont été créés dans le secteur entre 2014 et 2018, portant le total des emplois dans le secteur à 158.000.

- La production des usines Renault a atteint 402.000 véhicules en 2018. La capacité du constructeur montera à 500.000 véhicules au terme du PAI et celle de PSA à 200.000 véhicules, soit une capacité de production totale de 700.000 voitures. L’usine PSA a déjà démarré la production des premiers véhicules de test et son inauguration est prévue prochainement.

- Le taux d’intégration des véhicules Renault atteint 50,5%. Les premiers véhicules produits par PSA ont un taux d’intégration de 60%.

- Le sourcing local de Renault (approvisionnement en pièces produites localement) a dépassé 1 milliard d’euros, celui de PSA atteint 700 millions d’euros.

Ces réalisations ont encouragé le ministère de l’Industrie à revoir certains objectifs du secteur à la hausse :

- La capacité de production annuelle doit atteindre 1 million de véhicules à l’horizon 2022, soit à travers des extensions des constructeurs existants ou l’installation de nouveaux constructeurs. Avec une capacité déjà prévue de 700.000 véhicules (500.000 pour Renault et 200.000 pour PSA), le secteur est actuellement à 70% du nouvel objectif. L'objectif initial était de 600.000 véhicules.

- Le chiffre d’affaires à l’export doit atteindre 100 milliards de DH contre 70 milliards initialement. Actuellement le secteur est à 65% de cet objectif (70% selon l’estimation du ministre). Le département de l’industrie estime que cet objectif sera atteint facilement rien qu’avec la croissance organique des constructeurs et des équipementiers et l’augmentation prévue du sourcing local. Autrement dit, en cas d’extension des usines des constructeurs ou d’installation de nouveaux opérateurs, cet objectif pourrait être dépassé. D'ailleurs, le ministère veut revoir à la hausse cet objectif et le porter à 200 milliards de DH à l'horizon 2025.

Le ministère entend aussi négocier avec les opérateurs le relèvement des autres objectifs :

- Les emplois : avec 158.000 emplois déjà créés, le secteur en est à 97% de l’objectif à l’horizon 2020 (soit 163.000 emplois). Ceci, sachant que Renault n’a créé que 14.000 emplois directs et indirects sur un objectif de 50.000. Notons que PSA a dépassé son objectif de création d’emplois en R&D : 2.400 contre 1.500.

- Le taux d’intégration locale : Renault en est à 50,5% sur un objectif de 65% et PSA à 60% sur un objectif de 80%.

- Le sourcing local : Renault en est à plus de 1 milliard d’euros sur un objectif de 2 milliards et PSA à 700 millions d’euros sur un objectif de 1 milliard.

Moulay Hafid Elalamy affiche donc sa satisfaction au vu des réalisations et de la montée en gamme de l’industrie automobile marocaine, passée du simple montage à la réalisation d’opérations complexes à forte valeur ajoutée. Mais il concède que le secteur peut réaliser davantage de performances, d’où la volonté de relever les objectifs.

D’autant plus que pour lui, il reste beaucoup à faire et des opportunités à saisir par les investisseurs pour compléter le grand écosystème automobile.

Les chaînons manquants sont nombreux : toits ouvrants, sièges en cuir, combinés de bord, fonderie, visserie, pneus, radios et écrans.

Pour favoriser l’investissement dans ces activités, la tutelle compte encourager le capital marocain et les joint-ventures avec les outils du PAI (fonds de développement industriel, foncier locatif…).

Mais surtout, le ministère compte sur la formation des compétences pour encourager l’installation des constructeurs et équipementiers.

D’ailleurs, quatre conventions ont été signées à l’occasion des Automotive Meetings Tangier par le ministère de l’industrie, celui de l’enseignement, l’OFPPT et les opérateurs, dans le domaine de la formation. Elles visent l’adaptation de la formation dans certains métiers de l’automobile aux besoins des écosystèmes du secteur. Ces conventions renforcent les réalisations dans le cadre de la feuille de route « formation » visant à répondre aux besoins du PAI.

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Moulay Hafid Elalamy vise désormais une capacité de production de 1 million de véhicules fabriqués au Maroc à l'horizon 2022 et veut relever les objectifs de chiffre d'affaires à l'export, de création d'emplois et de taux d'intégration locale. Les réalisations à fin 2018 sont favorables.

Le ministre de l'industrie s’exprimait ce mercredi 6 février lors de l’ouverture de la 6ème édition des « Automotive Meetings Tangier », événement dédié au développement de l’industrie automobile.

Il a dressé un bilan encourageant pour le secteur automobile qui, depuis 2014, est appuyé par le Plan d’accélération industrielle et sa logique des écosystèmes.

Voici le détail du bilan à fin 2018 :

- Le secteur automobile est déjà le premier secteur exportateur du Maroc et hisse le Royaume au rang de premier producteur de véhicules en Afrique.

- Le Maroc compte trois constructeurs automobiles : Renault, PSA et le chinois BYD (convention signée fin 2017).

- Plus de 200 équipementiers automobiles sont installés au Maroc. Plus de 50 usines d’équipementiers de rang 1 sont en cours de construction.

- Neufs écosystèmes ont été établis : Câblage, intérieur véhicules & sièges, métal emboutissage, batterie, PSA, moteurs, Renault, Delphi et Valeo. Trois écosystèmes sont en cours de création (prévus pour 2019) : ingénierie, pièces de rechange et extérieur des véhicules.

- Le chiffre d’affaires à l’export atteint 65 milliards de DH, selon l’Office des changes (+10,5% en un an). Pour le ministre, le montant de l’export atteint 70 milliards car certaines opérations sont classées dans d’autres rubriques par l’Office des changes. Les deux départements sont en train d’harmoniser leurs chiffres.

- 85.000 nouveaux emplois ont été créés dans le secteur entre 2014 et 2018, portant le total des emplois dans le secteur à 158.000.

- La production des usines Renault a atteint 402.000 véhicules en 2018. La capacité du constructeur montera à 500.000 véhicules au terme du PAI et celle de PSA à 200.000 véhicules, soit une capacité de production totale de 700.000 voitures. L’usine PSA a déjà démarré la production des premiers véhicules de test et son inauguration est prévue prochainement.

- Le taux d’intégration des véhicules Renault atteint 50,5%. Les premiers véhicules produits par PSA ont un taux d’intégration de 60%.

- Le sourcing local de Renault (approvisionnement en pièces produites localement) a dépassé 1 milliard d’euros, celui de PSA atteint 700 millions d’euros.

Ces réalisations ont encouragé le ministère de l’Industrie à revoir certains objectifs du secteur à la hausse :

- La capacité de production annuelle doit atteindre 1 million de véhicules à l’horizon 2022, soit à travers des extensions des constructeurs existants ou l’installation de nouveaux constructeurs. Avec une capacité déjà prévue de 700.000 véhicules (500.000 pour Renault et 200.000 pour PSA), le secteur est actuellement à 70% du nouvel objectif. L'objectif initial était de 600.000 véhicules.

- Le chiffre d’affaires à l’export doit atteindre 100 milliards de DH contre 70 milliards initialement. Actuellement le secteur est à 65% de cet objectif (70% selon l’estimation du ministre). Le département de l’industrie estime que cet objectif sera atteint facilement rien qu’avec la croissance organique des constructeurs et des équipementiers et l’augmentation prévue du sourcing local. Autrement dit, en cas d’extension des usines des constructeurs ou d’installation de nouveaux opérateurs, cet objectif pourrait être dépassé. D'ailleurs, le ministère veut revoir à la hausse cet objectif et le porter à 200 milliards de DH à l'horizon 2025.

Le ministère entend aussi négocier avec les opérateurs le relèvement des autres objectifs :

- Les emplois : avec 158.000 emplois déjà créés, le secteur en est à 97% de l’objectif à l’horizon 2020 (soit 163.000 emplois). Ceci, sachant que Renault n’a créé que 14.000 emplois directs et indirects sur un objectif de 50.000. Notons que PSA a dépassé son objectif de création d’emplois en R&D : 2.400 contre 1.500.

- Le taux d’intégration locale : Renault en est à 50,5% sur un objectif de 65% et PSA à 60% sur un objectif de 80%.

- Le sourcing local : Renault en est à plus de 1 milliard d’euros sur un objectif de 2 milliards et PSA à 700 millions d’euros sur un objectif de 1 milliard.

Moulay Hafid Elalamy affiche donc sa satisfaction au vu des réalisations et de la montée en gamme de l’industrie automobile marocaine, passée du simple montage à la réalisation d’opérations complexes à forte valeur ajoutée. Mais il concède que le secteur peut réaliser davantage de performances, d’où la volonté de relever les objectifs.

D’autant plus que pour lui, il reste beaucoup à faire et des opportunités à saisir par les investisseurs pour compléter le grand écosystème automobile.

Les chaînons manquants sont nombreux : toits ouvrants, sièges en cuir, combinés de bord, fonderie, visserie, pneus, radios et écrans.

Pour favoriser l’investissement dans ces activités, la tutelle compte encourager le capital marocain et les joint-ventures avec les outils du PAI (fonds de développement industriel, foncier locatif…).

Mais surtout, le ministère compte sur la formation des compétences pour encourager l’installation des constructeurs et équipementiers.

D’ailleurs, quatre conventions ont été signées à l’occasion des Automotive Meetings Tangier par le ministère de l’industrie, celui de l’enseignement, l’OFPPT et les opérateurs, dans le domaine de la formation. Elles visent l’adaptation de la formation dans certains métiers de l’automobile aux besoins des écosystèmes du secteur. Ces conventions renforcent les réalisations dans le cadre de la feuille de route « formation » visant à répondre aux besoins du PAI.

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