Un écosystème ferroviaire est en perspective. Deux géants du secteur, Alstom et Bombardier Transport, s’y préparent, chacun lorgnant la place de locomotive de cet écosystème.

Le 20 octobre, Bombardier Transport a organisé sa journée fournisseurs, en présence de Mamoun Bouhdoud, ministre de la PME, en remplacement de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce.

Moins d’une semaine plus tard, le 26 octobre, Alstom fait de même. Il prend part au premier Rail Industry Summit, co-organisé par le Groupement des industries ferroviaires Maroc (GIFER Maroc), dont il est le SG et en s’associant cette fois à Maroc Export, comme organisme représentant l’Etat.

La thématique est la même. L’approche aussi. «Convier une centaine d’entreprises nationales et internationales pour une réflexion et un échange sur le positionnement du Maroc en tant que hub ferroviaire vers l’Afrique du Nord et Centrale et le Moyen-Orient», souligne le communiqué d’Alstom.  

C’est exactement ce qu’avait fait Bombardier, au Maroc moins connu dans le ferroviaire que son concurrent direct Alstom, mais «qui existe», avait tenu à souligner Taoufiq Boussaid, PDG de Bombardier Transport.

Chacun des deux opérateurs essaie de se positionner. Dire qu’il existe. Marquer son territoire alors que le Maroc pourrait bientôt lancer un écosystème ferroviaire.  

«Après la réussite réalisée dans l’automobile et l’aéronautique, nous n’avons aucune excuse pour ne pas dupliquer ce modèle dans le ferroviaire», avait déclaré Mamoun Bouhdoud, le 20 octobre.  «Le Maroc a lancé le PAI avec pour objectif la création de 500.000 emplois à l’horizon 2020 par voie d’écosystèmes avec des locomotives et des tissus de fournisseurs. Il reste 75.000 emplois à trouver, peut-être qu'ils seront créés dans le ferroviaire», avait-il ajouté.

Petit comparatif. 

Alstom compte à son actif :

-La livraison des tramways Citadis aux villes de Rabat et Casablanca

-La livraison de 12 trains Euroduplex pour la LGV Tanger-Casablanca.

-La livraison de 20 locomotives Prima à ONCF

-La maintenance de 47 locomotives.

Bombardier Transport quant à lui a déjà remporté deux commandes:

-le renouvellement de 14 trains électriques de l’ONCF opérant sur la ligne Casablanca-Rabat (11 millions d’euros).

-Le contrat de signalisation pour équiper la ligne ONCF entre Casablanca-Kénitra et Sidi Yahya-Tanger, remporté en 2014, pour 3 millions d’euros.

En ambitionnant de gagner de grosses commandes au  Maroc, le français et le canadien visent également à affûter leurs armes dans un pays qui présente des affinités avec ses voisins africains et constitue une référence de taille dans toute réponse à un appel d'offres.

Quoi de neuf ?
Rendez-vous Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.

Un écosystème ferroviaire est en perspective. Deux géants du secteur, Alstom et Bombardier Transport, s’y préparent, chacun lorgnant la place de locomotive de cet écosystème.

Le 20 octobre, Bombardier Transport a organisé sa journée fournisseurs, en présence de Mamoun Bouhdoud, ministre de la PME, en remplacement de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce.

Moins d’une semaine plus tard, le 26 octobre, Alstom fait de même. Il prend part au premier Rail Industry Summit, co-organisé par le Groupement des industries ferroviaires Maroc (GIFER Maroc), dont il est le SG et en s’associant cette fois à Maroc Export, comme organisme représentant l’Etat.

La thématique est la même. L’approche aussi. «Convier une centaine d’entreprises nationales et internationales pour une réflexion et un échange sur le positionnement du Maroc en tant que hub ferroviaire vers l’Afrique du Nord et Centrale et le Moyen-Orient», souligne le communiqué d’Alstom.  

C’est exactement ce qu’avait fait Bombardier, au Maroc moins connu dans le ferroviaire que son concurrent direct Alstom, mais «qui existe», avait tenu à souligner Taoufiq Boussaid, PDG de Bombardier Transport.

Chacun des deux opérateurs essaie de se positionner. Dire qu’il existe. Marquer son territoire alors que le Maroc pourrait bientôt lancer un écosystème ferroviaire.  

«Après la réussite réalisée dans l’automobile et l’aéronautique, nous n’avons aucune excuse pour ne pas dupliquer ce modèle dans le ferroviaire», avait déclaré Mamoun Bouhdoud, le 20 octobre.  «Le Maroc a lancé le PAI avec pour objectif la création de 500.000 emplois à l’horizon 2020 par voie d’écosystèmes avec des locomotives et des tissus de fournisseurs. Il reste 75.000 emplois à trouver, peut-être qu'ils seront créés dans le ferroviaire», avait-il ajouté.

Petit comparatif. 

Alstom compte à son actif :

-La livraison des tramways Citadis aux villes de Rabat et Casablanca

-La livraison de 12 trains Euroduplex pour la LGV Tanger-Casablanca.

-La livraison de 20 locomotives Prima à ONCF

-La maintenance de 47 locomotives.

Bombardier Transport quant à lui a déjà remporté deux commandes:

-le renouvellement de 14 trains électriques de l’ONCF opérant sur la ligne Casablanca-Rabat (11 millions d’euros).

-Le contrat de signalisation pour équiper la ligne ONCF entre Casablanca-Kénitra et Sidi Yahya-Tanger, remporté en 2014, pour 3 millions d’euros.

En ambitionnant de gagner de grosses commandes au  Maroc, le français et le canadien visent également à affûter leurs armes dans un pays qui présente des affinités avec ses voisins africains et constitue une référence de taille dans toute réponse à un appel d'offres.

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

A lire aussi


Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.