La maison Wright 1856 est la nouvelle adresse du thé de luxe à Casablanca. Derrière elle, un véritable arsenal historique. En effet, la marque appartient à la famille Raji, pionnière du négoce de thé au Maroc, depuis les années 30.

A la menthe, à l’absinthe ou au thym, usant de diverses variétés de plantes et de saveurs, le thé est la boisson nationale par excellence. Si bien qu’il est généralement répandu que le Maroc produit son propre thé alors que celui-ci est intégralement importé.

Autre erreur historique, celle de croire que le thé est depuis longtemps ancré dans la tradition marocaine. A vrai dire, celui-ci n’a été populairement introduit au Maroc qu’au XIXe siècle, plus précisément en 1856, lorsque la Compagnie des Indes britanniques commença à acheminer vers les ports de Tanger et Mogador les premières cargaisons de thé vert.

Le thé s’est instauré depuis, en véritable tradition marocaine, dépassant le simple statut de breuvage.

C’est dans cette optique que la première maison marocaine de thé de luxe, Wright Tea 1856, a ouvert ses portes en novembre dernier à l’étage des enseignes de luxe du Morocco Mall de Casablanca.

Cette nouvelle adresse n’est autre que le nouveau bijou et un nouveau positionnement de la famille Raji, pionnière du négoce de thé au Maroc et détentrice de la marque historique Sultan, ex-"El Arch".  

Wright Tea 1856, une histoire familiale

Une famille où la connaissance du thé s’est transmise de père en fils. En effet, c’est Hassan Raji qui, dès le milieu des années 30, devient le principal importateur-distributeur de thé au Maroc, lorsque les premières cargaisons débarquèrent dans les ports marocains.

Ensuite, c’est son fils, Hamid Raji, initié dès son plus jeune âge à l’art du thé, qui prend la relève. Il parcourt le monde depuis plus de 30 ans à la recherche de nouveaux sites de production. Des pérégrinations qui lui donnent l’occasion de découvrir des jardins rarissimes, de déguster des thés d’exception, ainsi que d’étoffer sa culture du terroir et des techniques de production.

Ces voyages lui permettent aussi de pérenniser des relations initiées par son prédécesseur et de tisser de nouveaux liens auprès de producteurs émergents.

La famille compte ainsi 80 ans d’expertise dans le négoce de thé. Avec sa toute nouvelle maison Wright 1856, elle espère donner ses lettres de noblesse à la tradition du thé "à la marocaine" grâce à ses aspects de convivialité et de communion, mais également d’esthétique des gestes, des couleurs et des objets.

Cet art de vivre connaît son âge d’or à la fin du XIXe siècle, avec la précieuse argenterie d’un certain Richard Wright, à laquelle la nouvelle marque de la famille Raji rend un hommage fervent à travers son nom.

Une argenterie à l’histoire fabuleuse. En cette période de l'histoire, la ville de Manchester en Angleterre abritait une petite communauté de négociants marocains. Parmi ceux-ci, un négociant envisagea de s’associer avec Richard Wright, tisserand anglais amateur d’argenterie, pour fabriquer de la vaisselle de luxe destinée au marché marocain.

Les deux imaginèrent des modèles en métal argenté (plateaux, théières, boîtes à thé et à sucre, bouilloires, samovars, brûle-parfums, etc.), mêlant les décorations anglaises au répertoire des dinandiers de Fès et signées en caractères arabes "Richard Wright".

Progressivement, la marque se diffusa dans les demeures bourgeoises du Royaume et vit grandir sa renommée, au point d’entrer dans le vocabulaire marocain sous le terme "rayt", avant de faire les frais de la politique économique du protectorat français.

A la fin des années 20, la florissante manufacture anglo-marocaine a dû mettre un terme à sa production, suite à son rachat par les aciéries Barker’s Silversmith et son déplacement à Birmingham.

Icônes d’une époque révolue et d’un réel art de vivre, les pièces d’argenterie sont aujourd’hui de véritables objets de collection.

S’inspirant de cette richesse historique, les comptoirs-salons de thé Wright Tea 1856 réinventent l’atmosphère surannée des premiers comptoirs de thé marocains: panneautages d’acajou, sol de marbre vert, éclairage tamisé, étagères de bois sombre sur lesquelles s’alignent les jarres frappés aux armoiries de l’enseigne, etc.

La maison de thé propose près de cent références issues de tous les continents. Les hôtes sont également invités à découvrir le thé dans sa dimension gastronomique. Wright Tea 1856 offre également des "musées du thé", installés dans chacun des espaces de l’enseigne où sont exposés divers objets relatifs au breuvage.

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La maison Wright 1856 est la nouvelle adresse du thé de luxe à Casablanca. Derrière elle, un véritable arsenal historique. En effet, la marque appartient à la famille Raji, pionnière du négoce de thé au Maroc, depuis les années 30.

A la menthe, à l’absinthe ou au thym, usant de diverses variétés de plantes et de saveurs, le thé est la boisson nationale par excellence. Si bien qu’il est généralement répandu que le Maroc produit son propre thé alors que celui-ci est intégralement importé.

Autre erreur historique, celle de croire que le thé est depuis longtemps ancré dans la tradition marocaine. A vrai dire, celui-ci n’a été populairement introduit au Maroc qu’au XIXe siècle, plus précisément en 1856, lorsque la Compagnie des Indes britanniques commença à acheminer vers les ports de Tanger et Mogador les premières cargaisons de thé vert.

Le thé s’est instauré depuis, en véritable tradition marocaine, dépassant le simple statut de breuvage.

C’est dans cette optique que la première maison marocaine de thé de luxe, Wright Tea 1856, a ouvert ses portes en novembre dernier à l’étage des enseignes de luxe du Morocco Mall de Casablanca.

Cette nouvelle adresse n’est autre que le nouveau bijou et un nouveau positionnement de la famille Raji, pionnière du négoce de thé au Maroc et détentrice de la marque historique Sultan, ex-"El Arch".  

Wright Tea 1856, une histoire familiale

Une famille où la connaissance du thé s’est transmise de père en fils. En effet, c’est Hassan Raji qui, dès le milieu des années 30, devient le principal importateur-distributeur de thé au Maroc, lorsque les premières cargaisons débarquèrent dans les ports marocains.

Ensuite, c’est son fils, Hamid Raji, initié dès son plus jeune âge à l’art du thé, qui prend la relève. Il parcourt le monde depuis plus de 30 ans à la recherche de nouveaux sites de production. Des pérégrinations qui lui donnent l’occasion de découvrir des jardins rarissimes, de déguster des thés d’exception, ainsi que d’étoffer sa culture du terroir et des techniques de production.

Ces voyages lui permettent aussi de pérenniser des relations initiées par son prédécesseur et de tisser de nouveaux liens auprès de producteurs émergents.

La famille compte ainsi 80 ans d’expertise dans le négoce de thé. Avec sa toute nouvelle maison Wright 1856, elle espère donner ses lettres de noblesse à la tradition du thé "à la marocaine" grâce à ses aspects de convivialité et de communion, mais également d’esthétique des gestes, des couleurs et des objets.

Cet art de vivre connaît son âge d’or à la fin du XIXe siècle, avec la précieuse argenterie d’un certain Richard Wright, à laquelle la nouvelle marque de la famille Raji rend un hommage fervent à travers son nom.

Une argenterie à l’histoire fabuleuse. En cette période de l'histoire, la ville de Manchester en Angleterre abritait une petite communauté de négociants marocains. Parmi ceux-ci, un négociant envisagea de s’associer avec Richard Wright, tisserand anglais amateur d’argenterie, pour fabriquer de la vaisselle de luxe destinée au marché marocain.

Les deux imaginèrent des modèles en métal argenté (plateaux, théières, boîtes à thé et à sucre, bouilloires, samovars, brûle-parfums, etc.), mêlant les décorations anglaises au répertoire des dinandiers de Fès et signées en caractères arabes "Richard Wright".

Progressivement, la marque se diffusa dans les demeures bourgeoises du Royaume et vit grandir sa renommée, au point d’entrer dans le vocabulaire marocain sous le terme "rayt", avant de faire les frais de la politique économique du protectorat français.

A la fin des années 20, la florissante manufacture anglo-marocaine a dû mettre un terme à sa production, suite à son rachat par les aciéries Barker’s Silversmith et son déplacement à Birmingham.

Icônes d’une époque révolue et d’un réel art de vivre, les pièces d’argenterie sont aujourd’hui de véritables objets de collection.

S’inspirant de cette richesse historique, les comptoirs-salons de thé Wright Tea 1856 réinventent l’atmosphère surannée des premiers comptoirs de thé marocains: panneautages d’acajou, sol de marbre vert, éclairage tamisé, étagères de bois sombre sur lesquelles s’alignent les jarres frappés aux armoiries de l’enseigne, etc.

La maison de thé propose près de cent références issues de tous les continents. Les hôtes sont également invités à découvrir le thé dans sa dimension gastronomique. Wright Tea 1856 offre également des "musées du thé", installés dans chacun des espaces de l’enseigne où sont exposés divers objets relatifs au breuvage.

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