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La Samir. Menacés par la liquidation, des dirigeants organisent leur défense  

Lundi 12 février 2018 à 14h57
La Samir. Menacés par la liquidation, des dirigeants organisent leur défense
 

Report au 12 mars 2018. Le tribunal requiert la présence physique des dirigeants menacés par l'extension de la liquidation. Des banques se joignent à la procédure.

Lentement et discrètement. Au tribunal de commerce de Casablanca, l'idée d'étendre la liquidation de la Samir au patrimoine de ses dirigeants fait son chemin. Ce lundi 12 février, l'instance chargée du dossier a tenu une nouvelle audience en chambre du conseil, c'est-à-dire à huis-clos. Elle s'est soldée par un nouveau renvoi au 12 mars.

L'extension de la liquidation est une sanction patrimoniale. Elle frappe les dirigeants d'une entreprise auxquels on reproche des fautes de gestion. Dans le cas de la Samir, tous les membres du conseil d'administration sont menacés par cette procédure. Ils ont tous fait l'objet d'une convocation, mais peu y ont répondu. D'autres ne l'ont toujours pas reçue.

D'où le délai d'un mois, sachant que le tribunal a requis la présence physique des concernés. Selon nos sources, Mohamed Hassan Bensalah, administrateur de la Samir et patron du groupe Holmarcom, a engagé un avocat qui était présent ce lundi. Reste à savoir s'il se présentera personnellement à la prochaine audience. Lui et Mustapha Amhal sont les seuls Marocains concernés par la convocation. Bensalah avait démissionné du conseil d'administration en 2015.

Mohamed Jamal Bâ-amer avait été le premier à constituer un avocat (15 janvier). Pour autant, une comparution personnelle reste peu probable. Le même constat s'applique aux administrateurs étrangers, dont la citation doit se faire par la voie diplomatique (Mohamed Houcine Al Amoudi, Bassam Abourdina, Jason T.Milazzo, Lars Nelson, John Ozold, Mohamed Hassan Bensalah, Bassam Aburdene, George Salem et Ghazi Mohamoud Habib).

La défense de Société marocaine de transport et de stockage de produits pétroliers (TSPP)  prendra également part aux débats. Comme SDCC et Salam Gaz, cette filiale de la Samir risque une extension pour confusion de patrimoine.  

Selon nos informations, des créanciers de la Samir ont décidé de se greffer à la procédure. Ce lundi, BMCI et BNP Paribas ont introduit une requête en intervention volontaire. Les raisons de la démarche ne nous ont pas été communiquées. Dans une requête similaire déposée préalablement par la Banque Centrale Populaire, celle-ci avait réclamé, en plus de l'extension, la déchéance commerciale pour tous les dirigeants et les membres du conseil d'administration de la Samir.

La procédure d'extension avait été enclenchée à l'initiative (30 novembre 2017) de Mohamed El Krimi, syndic judiciaire du raffineur. Une démarche appuyée deux semaines plus tard par un rapport de Abderrafii Bouhamria, juge-commissaire qui supervise la liquidation.

Dans son document, le magistrat énumère les fautes de gestion qui auraient contribué à la faillite de la Samir. Les dirigeants sont, entre autres, d'avoir "disposé des biens de la société comme des siens propres", ou d'avoir "poursuivi abusivement, dans un intérêt personnel, une exploitation déficitaire qui ne pouvait conduire qu'à la cessation des paiements de la société".

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