Salaheddine Mezouar et Faîçal Mekouar poursuivent leur campagne électorale. Après la tournée régionale démarrée à Ifrane le 18 avril dernier, le duo entame sa tournée sectorielle vendredi 27 avril. Mezouar commence par son ancienne maison, l’Amith.

17h30 au siège de l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement (Amith). Mezouar est entouré de certains de ses anciens collègues à l’Amith, une association qu’il a présidée de 2002 à 2004 avant d’être nommé ministre de l’industrie au sein du gouvernement Jettou.

L’ambiance est intimiste. Dans la salle, une quinzaine de personnes, membres du conseil d’administration de l’Amtih ainsi que des représentants de la fédération du cuir. «Qu’est-ce que ça te fait de revenir ici ?», demande l’un deux à Mezouar. «C’est beaucoup d’émotion», répond l’intéressé. Sa première rencontre avec une fédération sectorielle dans le cadre de sa campagne électorale porte donc sur un secteur qu’il connaît bien. 

Trêve d’émotion, la réunion est, malgré tout, un tantinet formelle. Mezouar et Mekouar sont assis côte à côte. En face, Karim Tazi, président de l’Amith. Les autres patrons présents ont pris place d’un côté ou de l’autre de la table.

Mezouar, parle au nom de son binôme, et explique sa démarche. «On a préféré inverser la logique, au lieu de venir vous présenter une stratégie, on préfère être dans l’échange. On pose les questions. On débat. Et on définit ensemble les priorités sur lesquelles vous voulez qu’on travaille», commence-t-il par dire.

Sans dérouler de programme défini ou de stratégie, l’ex-ministre a préféré focaliser sur la façon de faire et le contexte de ces élections. «Il ne faut pas qu’on se disperse. On veut être pragmatique, réaliste et efficace». «Le secteur privé doit retrouver de l’efficacité, de la visibilité et de la confiance». 

En cela, Mezouar n’a pas dérogé à son discours lors de la tournée dans les régions où il a évoqué longuement la question de la confiance. «Notre pays traverse une période difficile et le secteur privé doit jouer un rôle important. On doit rassurer sur notre capacité et habilité à jouer ce rôle». Pour Mezouar, cela suppose de la cohérence dans le discours de la CGEM. 

Le textile, un secteur "mûr" et non pas "traditionnel"

Au sujet du secteur du textile, l’ex-patron de l’Amith joue la carte de l’appartenance. «J’ai vécu ce secteur, je sais combien c’est difficile pour les entreprises». Celui qui a également été directeur général d’une entreprise de textile a évoqué dans son discours les sources de croissance dans la classification actuelle entre nouveaux métiers et métiers traditionnels. «Je n’aime pas le terme traditionnel et je lui préfère secteur mûr». Certains secteurs, dont le textile, ont atteint une maturité et ont besoin de relance, explique Mezouar. 

Parmi les messages importants qu’il a adressés à son assistance, c’est qu’il est impossible de tout faire en trois ans. Il y a des priorités. Mais le plus important, c’est «d’arrimer tout le monde». «Arrimer le secteur privé avec la même force autour des mêmes priorités». 

«De cette discussion, nous souhaitons sortir avec des priorités claires pour les traduire dans notre plan d’action et construire ainsi une démarche commune».

Sa demande n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Karim Tazi a donc fait au tandem une présentation assez détaillée de l’état des lieux du secteur du textile, du travail fait par la fédération, des défis que doivent relever les textiliens. Il a tenu à sensibiliser le duo sur les difficultés et les challenges rencontrés par les professionnels tout en leur assurant avoir des propositions concrètes pour résoudre tous ces problèmes. «Des solutions qui doivent être portées par la CGEM».

Les priorités des textiliens

L’Amith a présenté à Mezouar et Mekouar trois priorités :

- Porter ensemble l’ordonnance contre la concurrence déloyale avec des quickwins que sont l’assèchement de la contrebande des produits finis, la réduction du gap de compétitivité et la défense commerciale. 

- Favoriser la mise en place de solutions de financement pour l’émergence d’agrégateurs.

- Sanctuariser l’industrie par la réactivation d’une fédération de l’industrie qui porte des sujets communs. 

En réponse à l’exposé des professionnels du textile, Mekouar (qui a le plus interagi et posé des questions) et Mezouar (qui prenait des notes silencieusement) ont axé leur réaction sur «la méthode de travail» qu’ils comptent adopter. 

Les sujets prioritaires communs au secteur privé seront portés par les vice-présidents opérationnels. Il donne deux exemples :

- «Il faut remettre à plat certains sujets et je pense que c’est le moment de le faire», explique Mezouar en citant clairement la charte de l’investissement. «Il faut niveler tout le monde», ajoute-t-il.

- La fiscalité incitative pour les régions défavorisées sera une priorité. «C’est un vrai sujet qu’on aimerait attaquer rapidement».

Mezouar insiste sur la méthode. «C’est à ce niveau où je peux vous être utile. Comment faire les choses. Quand et comment faire pression pour avoir des résultats…». Le tandem mise beaucoup sur les différentes expériences de Mezouar notamment au sein de l’administration dont il maîtrise les arcanes et la façon de faire.

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Salaheddine Mezouar et Faîçal Mekouar poursuivent leur campagne électorale. Après la tournée régionale démarrée à Ifrane le 18 avril dernier, le duo entame sa tournée sectorielle vendredi 27 avril. Mezouar commence par son ancienne maison, l’Amith.

17h30 au siège de l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l'Habillement (Amith). Mezouar est entouré de certains de ses anciens collègues à l’Amith, une association qu’il a présidée de 2002 à 2004 avant d’être nommé ministre de l’industrie au sein du gouvernement Jettou.

L’ambiance est intimiste. Dans la salle, une quinzaine de personnes, membres du conseil d’administration de l’Amtih ainsi que des représentants de la fédération du cuir. «Qu’est-ce que ça te fait de revenir ici ?», demande l’un deux à Mezouar. «C’est beaucoup d’émotion», répond l’intéressé. Sa première rencontre avec une fédération sectorielle dans le cadre de sa campagne électorale porte donc sur un secteur qu’il connaît bien. 

Trêve d’émotion, la réunion est, malgré tout, un tantinet formelle. Mezouar et Mekouar sont assis côte à côte. En face, Karim Tazi, président de l’Amith. Les autres patrons présents ont pris place d’un côté ou de l’autre de la table.

Mezouar, parle au nom de son binôme, et explique sa démarche. «On a préféré inverser la logique, au lieu de venir vous présenter une stratégie, on préfère être dans l’échange. On pose les questions. On débat. Et on définit ensemble les priorités sur lesquelles vous voulez qu’on travaille», commence-t-il par dire.

Sans dérouler de programme défini ou de stratégie, l’ex-ministre a préféré focaliser sur la façon de faire et le contexte de ces élections. «Il ne faut pas qu’on se disperse. On veut être pragmatique, réaliste et efficace». «Le secteur privé doit retrouver de l’efficacité, de la visibilité et de la confiance». 

En cela, Mezouar n’a pas dérogé à son discours lors de la tournée dans les régions où il a évoqué longuement la question de la confiance. «Notre pays traverse une période difficile et le secteur privé doit jouer un rôle important. On doit rassurer sur notre capacité et habilité à jouer ce rôle». Pour Mezouar, cela suppose de la cohérence dans le discours de la CGEM. 

Le textile, un secteur "mûr" et non pas "traditionnel"

Au sujet du secteur du textile, l’ex-patron de l’Amith joue la carte de l’appartenance. «J’ai vécu ce secteur, je sais combien c’est difficile pour les entreprises». Celui qui a également été directeur général d’une entreprise de textile a évoqué dans son discours les sources de croissance dans la classification actuelle entre nouveaux métiers et métiers traditionnels. «Je n’aime pas le terme traditionnel et je lui préfère secteur mûr». Certains secteurs, dont le textile, ont atteint une maturité et ont besoin de relance, explique Mezouar. 

Parmi les messages importants qu’il a adressés à son assistance, c’est qu’il est impossible de tout faire en trois ans. Il y a des priorités. Mais le plus important, c’est «d’arrimer tout le monde». «Arrimer le secteur privé avec la même force autour des mêmes priorités». 

«De cette discussion, nous souhaitons sortir avec des priorités claires pour les traduire dans notre plan d’action et construire ainsi une démarche commune».

Sa demande n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Karim Tazi a donc fait au tandem une présentation assez détaillée de l’état des lieux du secteur du textile, du travail fait par la fédération, des défis que doivent relever les textiliens. Il a tenu à sensibiliser le duo sur les difficultés et les challenges rencontrés par les professionnels tout en leur assurant avoir des propositions concrètes pour résoudre tous ces problèmes. «Des solutions qui doivent être portées par la CGEM».

Les priorités des textiliens

L’Amith a présenté à Mezouar et Mekouar trois priorités :

- Porter ensemble l’ordonnance contre la concurrence déloyale avec des quickwins que sont l’assèchement de la contrebande des produits finis, la réduction du gap de compétitivité et la défense commerciale. 

- Favoriser la mise en place de solutions de financement pour l’émergence d’agrégateurs.

- Sanctuariser l’industrie par la réactivation d’une fédération de l’industrie qui porte des sujets communs. 

En réponse à l’exposé des professionnels du textile, Mekouar (qui a le plus interagi et posé des questions) et Mezouar (qui prenait des notes silencieusement) ont axé leur réaction sur «la méthode de travail» qu’ils comptent adopter. 

Les sujets prioritaires communs au secteur privé seront portés par les vice-présidents opérationnels. Il donne deux exemples :

- «Il faut remettre à plat certains sujets et je pense que c’est le moment de le faire», explique Mezouar en citant clairement la charte de l’investissement. «Il faut niveler tout le monde», ajoute-t-il.

- La fiscalité incitative pour les régions défavorisées sera une priorité. «C’est un vrai sujet qu’on aimerait attaquer rapidement».

Mezouar insiste sur la méthode. «C’est à ce niveau où je peux vous être utile. Comment faire les choses. Quand et comment faire pression pour avoir des résultats…». Le tandem mise beaucoup sur les différentes expériences de Mezouar notamment au sein de l’administration dont il maîtrise les arcanes et la façon de faire.

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