Deux semaines après son lancement sur les réseaux sociaux, l’appel au boycott produit des effets bien réels sur l’activité des 3 entreprises ciblées. Contacté par Médias24, le top management de Centrale Danone reconnaît un impact économique, et ne cache pas ses appréhensions sur la situation de l’entreprise et son écosystème d’éleveurs, mais aussi sur son personnel dont des membres ont fait l’objet d’agressions.

A Centrale Danone, l’on s’interroge toujours sur les raisons ayant déclenché ce boycott, "alors que nos produits sont vendus entre 1 et 7 DH, au même niveau que nos concurrents".

Sans donner de chiffres, le top management confie à Médias24 une baisse certaine de la demande. En précisant toutefois que, malgré ce repli, la collecte de lait est maintenue, en intégralité. "Nous continuerons à acheter l’intégralité du lait produit par nos 120.000 éleveurs, car c’est un engagement moral, économique et social envers l’écosystème Centrale Danone. Assurer l’approvisionnement du marché en quantités suffisantes nécessite aussi de collecter l’ensemble du lait produit’’.

L’agro-industriel soutient que les points de vente refusant les produits Centrale Danone ne sont pas assez nombreux pour être significatifs. En revanche, l’appréhension est bien réelle quant au sort de la filière laitière, qui pourrait entraîner dans sa chute d’autres pans de l’agriculture nationale, le lait étant la "banque du petit agriculteur".

La société est toujours en train d'identifier les solutions adaptées pour sortir de cette crise

"Sur les 120.000 éleveurs de notre écosystème, 90% possèdent moins de 5 vaches. Ce sont quasiment tous des petits agriculteurs, les revenus du lait leur permettant de se maintenir à flot", explique-t-on à Centrale Danone, dont le management est aussi préoccupé par la sécurité de ses propres employés.

"Notre personnel a fait l’objet d’agressions verbales et physiques de la part de citoyens appelant au boycott. Des véhicules de livraison ont été détériorés, et l’un de nos collaborateurs a même été victime d’une agression à l’arme blanche", assure à Médias24 un membre du top management de Centrale Danone.

La firme relate aussi le cas de consommateurs "non boycotteurs" qui contactent Centrale Danone pour partager leur malaise face "au poids du regard des boycotteurs’’.

Reflet d’une gronde de la société dont les revendications sont purement économiques, les effets du boycott semblent désormais dépasser ce cadre, avec des impacts d’ordre économique, mais aussi sécuritaire et "sociologique".

A Centrale Danone, le management affirme toujours procéder à l’analyse de la situation afin d’identifier les solutions les plus prometteuses pour sortir de ce bourbier. Ramadan débute dans une semaine et l’approvisionnement du marché national en quantités suffisantes nécessitera certainement la contribution de l’ensemble des opérateurs du secteur.

Le mois sacré verra-t-il s’essouffler le mouvement de boycott ou, au contraire, s’étendra-t-il à d’autres produits, Ramadan étant connu pour une flambée des prix de certaines denrées alimentaires? Nous aurons la réponse dans quelques semaines…

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A Centrale Danone, l’on s’interroge toujours sur les raisons ayant déclenché ce boycott, "alors que nos produits sont vendus entre 1 et 7 DH, au même niveau que nos concurrents".

Sans donner de chiffres, le top management confie à Médias24 une baisse certaine de la demande. En précisant toutefois que, malgré ce repli, la collecte de lait est maintenue, en intégralité. "Nous continuerons à acheter l’intégralité du lait produit par nos 120.000 éleveurs, car c’est un engagement moral, économique et social envers l’écosystème Centrale Danone. Assurer l’approvisionnement du marché en quantités suffisantes nécessite aussi de collecter l’ensemble du lait produit’’.

L’agro-industriel soutient que les points de vente refusant les produits Centrale Danone ne sont pas assez nombreux pour être significatifs. En revanche, l’appréhension est bien réelle quant au sort de la filière laitière, qui pourrait entraîner dans sa chute d’autres pans de l’agriculture nationale, le lait étant la "banque du petit agriculteur".

La société est toujours en train d'identifier les solutions adaptées pour sortir de cette crise

"Sur les 120.000 éleveurs de notre écosystème, 90% possèdent moins de 5 vaches. Ce sont quasiment tous des petits agriculteurs, les revenus du lait leur permettant de se maintenir à flot", explique-t-on à Centrale Danone, dont le management est aussi préoccupé par la sécurité de ses propres employés.

"Notre personnel a fait l’objet d’agressions verbales et physiques de la part de citoyens appelant au boycott. Des véhicules de livraison ont été détériorés, et l’un de nos collaborateurs a même été victime d’une agression à l’arme blanche", assure à Médias24 un membre du top management de Centrale Danone.

La firme relate aussi le cas de consommateurs "non boycotteurs" qui contactent Centrale Danone pour partager leur malaise face "au poids du regard des boycotteurs’’.

Reflet d’une gronde de la société dont les revendications sont purement économiques, les effets du boycott semblent désormais dépasser ce cadre, avec des impacts d’ordre économique, mais aussi sécuritaire et "sociologique".

A Centrale Danone, le management affirme toujours procéder à l’analyse de la situation afin d’identifier les solutions les plus prometteuses pour sortir de ce bourbier. Ramadan débute dans une semaine et l’approvisionnement du marché national en quantités suffisantes nécessitera certainement la contribution de l’ensemble des opérateurs du secteur.

Le mois sacré verra-t-il s’essouffler le mouvement de boycott ou, au contraire, s’étendra-t-il à d’autres produits, Ramadan étant connu pour une flambée des prix de certaines denrées alimentaires? Nous aurons la réponse dans quelques semaines…

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