L’ONCF affiche une trésorerie nette chroniquement déficitaire de 2 MMDH et s’efforce de trouver les moyens pour continuer à payer ses fournisseurs et honorer ses engagements. La recherche de nouveaux mécanismes de financement devient une urgence.

Le dernier accident de train de l’ONCF à Bouknadel, le rapport de la Cour des comptes sur les dysfonctionnements de l’office et les retards répétitifs de trains contestés par les passagers soulèvent des questions sur la situation de l’ONCF.

Le dernier rapport sur les entreprises et établissements publics, accompagnant le projet de loi de finances (PLF) 2019, apporte quelques réponses, notamment sur le plan financier et des investissements. Toutefois, il ne fournit pas d’éléments sur la bonne gestion de l’office.

Nouveau contrat programme 2019-2023 en attente

En 2017, les investissements de l’ONCF ont totalisé 6,27 MMDH contre 5,79 MMDH en 2016, soit une hausse de 8,3%. Ces investissements ont porté sur :

Le projet LGV pour un montant de 2,6 MMDH, portant le cumul de l’investissement dans ce projet à 22,4 MMDH, soit 98% du coût global. L’avancement physique du projet LGV à fin mai 2018 atteignait 98%. La mise en service est prévue avant la fin de l’année.

Le programme général de modernisation du réseau pour un montant de 3,7 MMDH: triplement de la ligne Casablanca-Kénitra, doublement complet de la ligne Settat-Marrakech, modernisation des gares. Les taux d’avancement à fin 2017 sont respectivement de 90%, 83% et 59%.

En 2018, l’ONCF prévoyait d’investir 6,83 MMDH, soit une augmentation de 8,9%. Les investissements concernent la poursuite des travaux du projet LGV (1,43 MMDH) et du programme général de modernisation du réseau ferroviaire (5,4 MMDH). A fin juin, 2018, le taux de réalisation des investissements prévus atteint 50%.

En attendant l’élaboration d’un nouveau contrat programme Etat-ONCF pour la période 2019-2023, le programme d’investissement prévisionnel portera essentiellement sur le maintien de la performance de l’outil de production via son renouvellement, la réhabilitation des infrastructures et l’acquisition du matériel roulant pour 5,5 MMDH en 2019, 5 MMDH en 2020 et 6,4 MMDH en 2021.

Situation financière alarmante

Le chiffre d’affaires transport et fret a fait du surplace en 2017, à 3,7 MMDH. En 2018, l’ONCF prévoit une amélioration de 5%, à 3,9 MMDH, grâce à la hausse de l’activité voyageurs de 13% et celle du fret de 7%. En 2019, le chiffre d’affaires attendu devrait atteindre 4,1 MMDH.

Mais ce qui inquiète dans les agrégats de l’ONCF est son niveau d’endettement. A cause des investissements lancés et en cours, la dette de l’office s’élève à 34,9 MMDH à fin 2017 et à 38,2 MMDH à fin juin 2018 contre à peine 26,4 MMDH en 2016.

Le déficit de trésorerie atteint 2,1 MMDH à fin 2017. Selon le rapport sur les EEP, ce déficit fait l’objet de mesures de résorption en vue d’assurer le paiement des fournisseurs et permettre la couverture des engagements de l’office.

N’empêche, le recours à des leviers de financement adaptés devient une urgence. Notamment des financements en capital à très longue durée à travers les Organismes de placements collectifs en infrastructures et les partenariats public-privé.

Le rapport sur les EEP finit malgré tout de signaler la nécessité de mieux gérer l’office. «L’ONCF est appelé à s’engager sur l’amélioration de ses performances, la rationalisation de ses charges et la valorisation de ses actifs ainsi que la cession de ceux non nécessaires à l’exploitation».

«Le développement de ces outils devrait être adossé à une nouvelle vision de modernisation du secteur ferroviaire dans le cadre d’une réforme institutionnelle alignée sur les pratiques internationales, préconisant la séparation entre l’exploitation commerciale d’une part, et le développement et le financement des infrastructures, d’autre part ».

A noter que l’ONCF affiche un déficit net de 614 MDH en 2017. La prévision pour 2018 est de 570 MDH.

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L’ONCF affiche une trésorerie nette chroniquement déficitaire de 2 MMDH et s’efforce de trouver les moyens pour continuer à payer ses fournisseurs et honorer ses engagements. La recherche de nouveaux mécanismes de financement devient une urgence.

Le dernier accident de train de l’ONCF à Bouknadel, le rapport de la Cour des comptes sur les dysfonctionnements de l’office et les retards répétitifs de trains contestés par les passagers soulèvent des questions sur la situation de l’ONCF.

Le dernier rapport sur les entreprises et établissements publics, accompagnant le projet de loi de finances (PLF) 2019, apporte quelques réponses, notamment sur le plan financier et des investissements. Toutefois, il ne fournit pas d’éléments sur la bonne gestion de l’office.

Nouveau contrat programme 2019-2023 en attente

En 2017, les investissements de l’ONCF ont totalisé 6,27 MMDH contre 5,79 MMDH en 2016, soit une hausse de 8,3%. Ces investissements ont porté sur :

Le projet LGV pour un montant de 2,6 MMDH, portant le cumul de l’investissement dans ce projet à 22,4 MMDH, soit 98% du coût global. L’avancement physique du projet LGV à fin mai 2018 atteignait 98%. La mise en service est prévue avant la fin de l’année.

Le programme général de modernisation du réseau pour un montant de 3,7 MMDH: triplement de la ligne Casablanca-Kénitra, doublement complet de la ligne Settat-Marrakech, modernisation des gares. Les taux d’avancement à fin 2017 sont respectivement de 90%, 83% et 59%.

En 2018, l’ONCF prévoyait d’investir 6,83 MMDH, soit une augmentation de 8,9%. Les investissements concernent la poursuite des travaux du projet LGV (1,43 MMDH) et du programme général de modernisation du réseau ferroviaire (5,4 MMDH). A fin juin, 2018, le taux de réalisation des investissements prévus atteint 50%.

En attendant l’élaboration d’un nouveau contrat programme Etat-ONCF pour la période 2019-2023, le programme d’investissement prévisionnel portera essentiellement sur le maintien de la performance de l’outil de production via son renouvellement, la réhabilitation des infrastructures et l’acquisition du matériel roulant pour 5,5 MMDH en 2019, 5 MMDH en 2020 et 6,4 MMDH en 2021.

Situation financière alarmante

Le chiffre d’affaires transport et fret a fait du surplace en 2017, à 3,7 MMDH. En 2018, l’ONCF prévoit une amélioration de 5%, à 3,9 MMDH, grâce à la hausse de l’activité voyageurs de 13% et celle du fret de 7%. En 2019, le chiffre d’affaires attendu devrait atteindre 4,1 MMDH.

Mais ce qui inquiète dans les agrégats de l’ONCF est son niveau d’endettement. A cause des investissements lancés et en cours, la dette de l’office s’élève à 34,9 MMDH à fin 2017 et à 38,2 MMDH à fin juin 2018 contre à peine 26,4 MMDH en 2016.

Le déficit de trésorerie atteint 2,1 MMDH à fin 2017. Selon le rapport sur les EEP, ce déficit fait l’objet de mesures de résorption en vue d’assurer le paiement des fournisseurs et permettre la couverture des engagements de l’office.

N’empêche, le recours à des leviers de financement adaptés devient une urgence. Notamment des financements en capital à très longue durée à travers les Organismes de placements collectifs en infrastructures et les partenariats public-privé.

Le rapport sur les EEP finit malgré tout de signaler la nécessité de mieux gérer l’office. «L’ONCF est appelé à s’engager sur l’amélioration de ses performances, la rationalisation de ses charges et la valorisation de ses actifs ainsi que la cession de ceux non nécessaires à l’exploitation».

«Le développement de ces outils devrait être adossé à une nouvelle vision de modernisation du secteur ferroviaire dans le cadre d’une réforme institutionnelle alignée sur les pratiques internationales, préconisant la séparation entre l’exploitation commerciale d’une part, et le développement et le financement des infrastructures, d’autre part ».

A noter que l’ONCF affiche un déficit net de 614 MDH en 2017. La prévision pour 2018 est de 570 MDH.

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