source: site EET

Avec La Mamounia, la centrale électrique de Tahaddart (près d’Asilah) sera privatisée en 2019. Depuis son démarrage en 2005, elle affiche une bonne santé financière et des bénéfices en croissance continue sur les 10 dernières années. Elle couvre 7% de la consommation nationale d’électricité. Les détails.

Depuis le Conseil de gouvernement du 8 novembre dernier, on connait désormais la liste des entreprises qui sont proposées à la privatisation en 2019. Le dernier mot reviendra au parlement, puisque cette privatisation se fait à travers une loi dont le projet a été déposé.

L’objectif est de renflouer les caisses de l’Etat, suite à l’effort budgétaire consenti en faveur des secteurs sociaux dans le cadre du PLF 2019.

L’une de ces entreprises est la centrale thermique de Tahaddart, située à quelques encablures d’Asilah. Première centrale à cycle combiné (gaz/vapeur) du Maroc, cette unité se distingue par ses performances énergétiques et environnementales qui lui permettent d’assurer une puissance de 384 MW. Fonctionnant au gaz naturel, elle dégage six fois moins d’oxyde d’azote et un tiers en moins de CO2 qu’une centrale conventionnelle.

Inaugurée en 2005 par le Roi Mohammed VI et l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, la centrale de Tahaddart a nécessité un investissement de 3,1 MMDH. Son exploitation et sa maintenance sont assurées par la société marocaine Energie Electrique de Tahaddart (EET), dont le tour de table est constitué de l’ONEE (48%), de l’espagnol Endesa Generacion (32%) et de l’allemand Siemens Project Ventures (20%).

Dans le cadre de sa probable privatisation en 2019, on ignore encore si l’Etat compte céder une partie ou l’intégralité de sa participation dans EET. Ce qui est certain en revanche, c’est que l’acquéreur potentiel réalisera à coup sûr une bonne affaire, au regard des indicateurs financiers de EET (les données les plus récentes datent de fin 2016).

Un bénéfice net de plus de 200 MDH en 2016

Dotée d’un capital social de 750,4 MDH, la société marocaine Energie Electrique de Tahaddart a réalisé en 2016, un chiffre d’affaires de 605,5 MDH, pour un résultat net de 204 MDH, soit presque le double de celui enregistré en 2006.

Justifiant d’un bon équilibre financier, EET dispose de capitaux propres à hauteur de 1,04 MMDH, avec un endettement de 301 MDH (à moyen et long terme). Fait intéressant, le total de son bilan culmine à 1,4 MMDH, dont 1,1 MMDH d’immobilisations incorporelles (brevets, marques, droits et valeurs similaires).

A fin 2017, la centrale de Tahaddart a produit près de 2.626 Gwh, répondant ainsi à 7% de la consommation électrique nationale, selon le rapport sur les établissements et entreprises publiques, accompagnant le PLF 2019.

EET livre l’intégralité de sa production à l’ONEE, via un contrat de concession expirant en 2025. En ce sens, le futur acquéreur devra recevoir des garanties de l’Etat quant à la reconduction de ce contrat, dont les clauses pourraient être renégociées...

>>Lire aussi: Hôtel La Mamounia: Mais pourquoi privatiser un des joyaux du Maroc ?

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Avec La Mamounia, la centrale électrique de Tahaddart (près d’Asilah) sera privatisée en 2019. Depuis son démarrage en 2005, elle affiche une bonne santé financière et des bénéfices en croissance continue sur les 10 dernières années. Elle couvre 7% de la consommation nationale d’électricité. Les détails.

Depuis le Conseil de gouvernement du 8 novembre dernier, on connait désormais la liste des entreprises qui sont proposées à la privatisation en 2019. Le dernier mot reviendra au parlement, puisque cette privatisation se fait à travers une loi dont le projet a été déposé.

L’objectif est de renflouer les caisses de l’Etat, suite à l’effort budgétaire consenti en faveur des secteurs sociaux dans le cadre du PLF 2019.

L’une de ces entreprises est la centrale thermique de Tahaddart, située à quelques encablures d’Asilah. Première centrale à cycle combiné (gaz/vapeur) du Maroc, cette unité se distingue par ses performances énergétiques et environnementales qui lui permettent d’assurer une puissance de 384 MW. Fonctionnant au gaz naturel, elle dégage six fois moins d’oxyde d’azote et un tiers en moins de CO2 qu’une centrale conventionnelle.

Inaugurée en 2005 par le Roi Mohammed VI et l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, la centrale de Tahaddart a nécessité un investissement de 3,1 MMDH. Son exploitation et sa maintenance sont assurées par la société marocaine Energie Electrique de Tahaddart (EET), dont le tour de table est constitué de l’ONEE (48%), de l’espagnol Endesa Generacion (32%) et de l’allemand Siemens Project Ventures (20%).

Dans le cadre de sa probable privatisation en 2019, on ignore encore si l’Etat compte céder une partie ou l’intégralité de sa participation dans EET. Ce qui est certain en revanche, c’est que l’acquéreur potentiel réalisera à coup sûr une bonne affaire, au regard des indicateurs financiers de EET (les données les plus récentes datent de fin 2016).

Un bénéfice net de plus de 200 MDH en 2016

Dotée d’un capital social de 750,4 MDH, la société marocaine Energie Electrique de Tahaddart a réalisé en 2016, un chiffre d’affaires de 605,5 MDH, pour un résultat net de 204 MDH, soit presque le double de celui enregistré en 2006.

Justifiant d’un bon équilibre financier, EET dispose de capitaux propres à hauteur de 1,04 MMDH, avec un endettement de 301 MDH (à moyen et long terme). Fait intéressant, le total de son bilan culmine à 1,4 MMDH, dont 1,1 MMDH d’immobilisations incorporelles (brevets, marques, droits et valeurs similaires).

A fin 2017, la centrale de Tahaddart a produit près de 2.626 Gwh, répondant ainsi à 7% de la consommation électrique nationale, selon le rapport sur les établissements et entreprises publiques, accompagnant le PLF 2019.

EET livre l’intégralité de sa production à l’ONEE, via un contrat de concession expirant en 2025. En ce sens, le futur acquéreur devra recevoir des garanties de l’Etat quant à la reconduction de ce contrat, dont les clauses pourraient être renégociées...

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