Ne votez pas pour Ibn Taymiyya, un appel lancé par un groupe d’intellectuels et d’artistes

Un peu tardivement, un groupe de 63 intellectuels et artistes lance un appel à ne pas voter pour le PJD. L'initiative provient un groupe d'activistes, dont Salah El Ouadie (Association Damir).

Les signataires entendent s’adresser à l’opinion publique pour expliquer ce qui, selon eux, motive un vote sanction contre le PJD.

Pour eux, la problématique essentielle est celle du biais idéologique avec lequel le PJD appréhende la chose publique et qui est un référentiel du passé. L’islam, écrivent-ils, est un bien commun qui unit les Marocains et le champ religieux est géré par le Chef de l’Etat, Amir Al Mouminine. Ils s’inscrivent donc contre tout usage du référentiel religieux dans le champ politique. Pour eux, la modernité doit être l’objectif premier du Maroc. Modernité ici ne signifie pas occidentalisation. Elle signifie autonomie du droit, démocratie, égalité citoyenne, égalité hommes-femmes dans tous les domaines, respect des individus et des minorités…

Ils préviennent que les pays similaires au Maroc et qui n’avancent pas, régressent au point de “sortir de l’histoire“.

Ils se défendent de toute approche partisane puisqu’ils n’appellent pas à voter pour tel ou tel parti, mais uniquement à un vote sanction contre le PJD.

Selon eux, “l’idéologie du PJD est régulièrement réaffirmée par le secrétaire général de ce parti, qui proclamait lui-même tout récemment son attachement à la pensée d'Ibn Taymiyya*, théologien radical du 13e siècle, connu pour son interprétation violente et sa vision belliqueuse de l’islam. Cette idéologie est fondamentalement contraire aux valeurs de la démocratie. Plus grave encore, elle est une menace contre la prospérité et l'épanouissement des citoyens, une entrave au progrès du Maroc et un obstacle à sa marche vers la modernité sur les plans politique, économique, social et culturel“.

Ils ajoutent que le Maroc a connu au cours des 15 dernières années, 4 événements majeurs:

- L’émergence de la notion de citoyenneté;

- La réforme du code de la famille;

- Le travail d'investigation, de réparation et de justice transitionnelle élaboré par l'Instance Equité & Réconciliation (L'IER);

- L'adoption et la promulgation de la Constitution de juillet 2011, dont le préambule apporte des avancées majeures pour les citoyens marocains.  

Pour eux, la Moudawana, certes “imparfaite“, est le véritable socle du code civil marocain, une vraie constitution civile. Or, le PJD ne se l’est jamais appropriée.

Pour lire le texte intégral et la liste des signataires, et éventuellement signer, le document est ouvert aux signatures, en arabe et en français.

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Pour eux, la problématique essentielle est celle du biais idéologique avec lequel le PJD appréhende la chose publique et qui est un référentiel du passé. L’islam, écrivent-ils, est un bien commun qui unit les Marocains et le champ religieux est géré par le Chef de l’Etat, Amir Al Mouminine. Ils s’inscrivent donc contre tout usage du référentiel religieux dans le champ politique. Pour eux, la modernité doit être l’objectif premier du Maroc. Modernité ici ne signifie pas occidentalisation. Elle signifie autonomie du droit, démocratie, égalité citoyenne, égalité hommes-femmes dans tous les domaines, respect des individus et des minorités…

Ils préviennent que les pays similaires au Maroc et qui n’avancent pas, régressent au point de “sortir de l’histoire“.

Ils se défendent de toute approche partisane puisqu’ils n’appellent pas à voter pour tel ou tel parti, mais uniquement à un vote sanction contre le PJD.

Selon eux, “l’idéologie du PJD est régulièrement réaffirmée par le secrétaire général de ce parti, qui proclamait lui-même tout récemment son attachement à la pensée d'Ibn Taymiyya*, théologien radical du 13e siècle, connu pour son interprétation violente et sa vision belliqueuse de l’islam. Cette idéologie est fondamentalement contraire aux valeurs de la démocratie. Plus grave encore, elle est une menace contre la prospérité et l'épanouissement des citoyens, une entrave au progrès du Maroc et un obstacle à sa marche vers la modernité sur les plans politique, économique, social et culturel“.

Ils ajoutent que le Maroc a connu au cours des 15 dernières années, 4 événements majeurs:

- L’émergence de la notion de citoyenneté;

- La réforme du code de la famille;

- Le travail d'investigation, de réparation et de justice transitionnelle élaboré par l'Instance Equité & Réconciliation (L'IER);

- L'adoption et la promulgation de la Constitution de juillet 2011, dont le préambule apporte des avancées majeures pour les citoyens marocains.  

Pour eux, la Moudawana, certes “imparfaite“, est le véritable socle du code civil marocain, une vraie constitution civile. Or, le PJD ne se l’est jamais appropriée.

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