Au fur et à mesure que l’échéance du 7 octobre approche, une grande nervosité s’empare des dirigeants de l’Istiqlal et du PJD.

Cette nervosité se manifeste par une victimisation et une réponse émotionnelle à toutes les critiques. On constate également une escalade verbale assez étrange, qui a fini par toucher l’institution royale, indirectement sommée de prendre parti.

Ces deux formations sont les mieux placées pour savoir que le Roi est au-dessus des partis et des querelles partisanes et qu’il est l’arbitre des institutions, pas de personnes, ni des formations politiques. Ils le savent, parce qu’en juin 2013, l’Istiqlal s’en était violemment pris au PJD, méchamment, avait quitté le gouvernement et avait sollicité l’arbitrage du Roi. Il avait reçu une fin de non-recevoir.

Cela fait au moins une ou deux années que Chabat et Benkirane martèlent leur analyse du 20-Février. Le premier dit que Benkirane a été amené par la vague de 2011 et que la vague va le rejeter au large. Le second explique comment son parti a eu une contribution essentielle, décisive, au “sauvetage“ du pays.

Cette présentation des événements semble depuis le week-end dernier, se radicaliser:

-«après les crocodiles et les démons», on nous explique qu’il y a «l’Etat profond. Et maintenant, qu’il y a un Etat parallèle».

-«si le PJD ne gagne pas les élections, l’opinion ne le comprendrait pas et réagirait». Comprenez: la rue bougerait, comme en 2011.

-«le Makhzen a une préférence pour tel parti et veut qu’il remporte les élections. Ce parti est d’ailleurs plus puissant que la primature».

-«l’institution monarchique est-elle concernée, est-elle partie prenante dans ce courant de “tahakkoum“ [autoritarisme, dirigisme, hégémonie, désignant le PAM]?» fait mine de s’interroger l’un des dirigeants de l’Istiqlal. En d’autres termes, “si le Roi n’est pas avec nous, il est contre nous“.

En réalité, les choses sont, dans la Constitution et la pratique, parfaitement claires. Le Roi est au dessus des partis. Les deux formations en question préparent l’opinion et leurs propres troupes à un résultat en-dessous de leurs objectifs déclarés, le bouc émissaire est d’avance désigné, c’est le PAM, le ministère de l’Intérieur, l’Etat profond. Et si cela ne suffit pas, ajoutons un zeste de mise en cause des institutions et menaçons la stabilité du pays d’un nouveau printemps arabe.

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Ces deux formations sont les mieux placées pour savoir que le Roi est au-dessus des partis et des querelles partisanes et qu’il est l’arbitre des institutions, pas de personnes, ni des formations politiques. Ils le savent, parce qu’en juin 2013, l’Istiqlal s’en était violemment pris au PJD, méchamment, avait quitté le gouvernement et avait sollicité l’arbitrage du Roi. Il avait reçu une fin de non-recevoir.

Cela fait au moins une ou deux années que Chabat et Benkirane martèlent leur analyse du 20-Février. Le premier dit que Benkirane a été amené par la vague de 2011 et que la vague va le rejeter au large. Le second explique comment son parti a eu une contribution essentielle, décisive, au “sauvetage“ du pays.

Cette présentation des événements semble depuis le week-end dernier, se radicaliser:

-«après les crocodiles et les démons», on nous explique qu’il y a «l’Etat profond. Et maintenant, qu’il y a un Etat parallèle».

-«si le PJD ne gagne pas les élections, l’opinion ne le comprendrait pas et réagirait». Comprenez: la rue bougerait, comme en 2011.

-«le Makhzen a une préférence pour tel parti et veut qu’il remporte les élections. Ce parti est d’ailleurs plus puissant que la primature».

-«l’institution monarchique est-elle concernée, est-elle partie prenante dans ce courant de “tahakkoum“ [autoritarisme, dirigisme, hégémonie, désignant le PAM]?» fait mine de s’interroger l’un des dirigeants de l’Istiqlal. En d’autres termes, “si le Roi n’est pas avec nous, il est contre nous“.

En réalité, les choses sont, dans la Constitution et la pratique, parfaitement claires. Le Roi est au dessus des partis. Les deux formations en question préparent l’opinion et leurs propres troupes à un résultat en-dessous de leurs objectifs déclarés, le bouc émissaire est d’avance désigné, c’est le PAM, le ministère de l’Intérieur, l’Etat profond. Et si cela ne suffit pas, ajoutons un zeste de mise en cause des institutions et menaçons la stabilité du pays d’un nouveau printemps arabe.

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