Un draft de la loi de finances américaine énumérant les dispositions pour l’année 2017 déchaȋne la fureur des autorités algériennes. Il y est question de la nécessité d’un recensement des populations de Tindouf et d’une ligne de crédit pour le développement des régions du Maroc, dont le Sahara.

Comme chaque année, le congrès américain prépare à l’avance les priorités de sa politique intérieure et étrangère, qui doivent être budgétisés dans sa loi de finances.

Pour 2017, l’avant-projet réalisé par les représentants américains réclame de prévoir une ligne de crédit au département d’Etat pour financer le recensement des populations des camps de Tindouf.

La volonté exprimée dans le draft de pousser les hôtes algériens à faciliter la tâche aux équipes des Nations-Unies a suscité une violente réaction de l’ambassadeur d’Algérie à Washington.

Réclamée par l’ONU et par l’Union européenne, la demande de recenser le nombre de réfugiés s’est toujours heurtée au refus des autorités algériennes, qui prétendent ne pas être partie prenante du conflit du Sahara alors que les camps de Tindouf se trouvent sur son territoire.

Hormis cette invitation à effectuer un recensement, les représentants américains veulent accorder des subventions au Maroc par le biais du département d’Etat dans le cadre de programmes de développement aux 12 régions du Royaume, dont celle des provinces du sud.

Le site «Al Monitor» révèle que dans un courrier adressé le 24 juin dernier à la représentante démocrate Betty McCollum, connue pour son soutien à l’Algérie, l’ambassadeur Madjid Bouguerra a fait part de la profonde déception et désapprobation de son pays à propos des initiatives parlementaires.

Dans cette lettre, dont le site américain détient copie, l’ambassadeur déclare ne pas comprendre et admettre «la référence inopportune à l’Algérie» pour recenser les populations de Tindouf, car son pays n’est absolument pas partie prenante dans le conflit opposant le Maroc et le polisario.

Selon le diplomate, il est également inacceptable que le département d’Etat finance des programmes de développement «sous l’égide d’un pays qui administre un territoire contesté et occupé à 85%».

Menaçant, il n’hésite pas à attirer l’attention des représentants «sur la gravité et les conséquences d'une telle disposition» qu’il juge injustifiée et inacceptable, sans donner plus de précisions.

La réaction de l’ambassadeur a déclenché une série de déclarations de soutien de certains représentants du lobby algérien présent au congrès et au sénat américains.

Dans un courrier du 11 juillet, le congressman républicain Sean Duffy et président du «Caucus Algéria», a attiré l’attention du président du comité examinant les crédits alloués au titre de la loi de finances sur le danger de maintenir les deux dispositions «anti-algériennes».

"La tentative de recenser le nombre des réfugiés vulnérables à l'abri dans des frontières souveraines de l'Algérie est inappropriée et contreproductive".

"Le maintien de cette disposition dans le projet de loi de finances endommagerait nos relations avec l’Algérie qui a été un partenaire important de la sécurité dans la région, et donnerait de plus l’impression que les USA veulent se substituer aux efforts de la médiation dirigée par l'ONU pour l'avenir du Sahara occidental", a-t-il déclaré pour que l’avant-projet soit expurgé des deux alinéas.

Rappelons que l’initiative des représentants américains ne fait que reprendre les admonestations de l’ONU à l’Algérie pour déterminer avec précision la composition démographique des réfugiés sahraouis.

De plus, un soutien financier de la part du congrès américain aux provinces du sud ne fait que confirmer la position connue du département d’Etat sur son soutien à la proposition d’autonomie sous contrôle marocain.

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Un draft de la loi de finances américaine énumérant les dispositions pour l’année 2017 déchaȋne la fureur des autorités algériennes. Il y est question de la nécessité d’un recensement des populations de Tindouf et d’une ligne de crédit pour le développement des régions du Maroc, dont le Sahara. 

 

Comme chaque année, le congrès américain prépare à l’avance les priorités de sa politique intérieure et étrangère, qui doivent être budgétisés dans sa loi de finances.

Pour 2017, l’avant-projet réalisé par les représentants américains réclame de prévoir une ligne de crédit au département d’Etat pour financer le recensement des populations des camps de Tindouf.

La volonté exprimée dans le draft de pousser les hôtes algériens à faciliter la tâche aux équipes des Nations-Unies a suscité une violente réaction de l’ambassadeur d’Algérie à Washington.

Réclamée par l’ONU et par l’Union européenne, la demande de recenser le nombre de réfugiés s’est toujours heurtée au refus des autorités algériennes, qui prétendent ne pas être partie prenante du conflit du Sahara alors que les camps de Tindouf se trouvent sur son territoire.

Hormis cette invitation à effectuer un recensement, les représentants américains veulent accorder des subventions au Maroc par le biais du département d’Etat dans le cadre de programmes de développement aux 12 régions du Royaume, dont celle des provinces du sud.

Le site «Al Monitor» révèle que dans un courrier adressé le 24 juin dernier à la représentante démocrate Betty McCollum, connue pour son soutien à l’Algérie, l’ambassadeur Madjid Bouguerra a fait part de la profonde déception et désapprobation de son pays à propos des initiatives parlementaires.

Dans cette lettre, dont le site américain détient copie, l’ambassadeur déclare ne pas comprendre et admettre «la référence inopportune à l’Algérie» pour recenser les populations de Tindouf, car son pays n’est absolument pas partie prenante dans le conflit opposant le Maroc et le polisario.

Selon le diplomate, il est également inacceptable que le département d’Etat finance des programmes de développement «sous l’égide d’un pays qui administre un territoire contesté et occupé à 85%».

Menaçant, il n’hésite pas à attirer l’attention des représentants «sur la gravité et les conséquences d'une telle disposition» qu’il juge injustifiée et inacceptable, sans donner plus de précisions.

La réaction de l’ambassadeur a déclenché une série de déclarations de soutien de certains représentants du lobby algérien présent au congrès et au sénat américains.

Dans un courrier du 11 juillet, le congressman républicain Sean Duffy et président du «Caucus Algéria», a attiré l’attention du président du comité examinant les crédits alloués au titre de la loi de finances sur le danger de maintenir les deux dispositions «anti-algériennes».

"La tentative de recenser le nombre des réfugiés vulnérables à l'abri dans des frontières souveraines de l'Algérie est inappropriée et contreproductive".

"Le maintien de cette disposition dans le projet de loi de finances endommagerait nos relations avec l’Algérie qui a été un partenaire important de la sécurité dans la région, et donnerait de plus l’impression que les USA veulent se substituer aux efforts de la médiation dirigée par l'ONU pour l'avenir du Sahara occidental", a-t-il déclaré pour que l’avant-projet soit expurgé des deux alinéas.

Rappelons que l’initiative des représentants américains ne fait que reprendre les admonestations de l’ONU à l’Algérie pour déterminer avec précision la composition démographique des réfugiés sahraouis.

De plus, un soutien financier de la part du congrès américain aux provinces du sud ne fait que confirmer la position connue du département d’Etat sur son soutien à la proposition d’autonomie sous contrôle marocain.

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