Le fondateur du think tank Amadeus se dit très optimiste sur l’exclusion des séparatistes du polisario des rangs de l’UA. Le retour du Maroc réclamé par la majorité des pays africains ouvre la voie à un retour rapide à la situation qui prévalait avant l’admission de la "rasd" à l’OUA.

Hormis le retour quasi-acté du Royaume au sein de l’Union Africaine, la question que se posent tous les Marocains concerne les modalités et les délais d’exclusion de la "rasd" de cette instance.

Selon Brahim Fassi-Fihri, contacté par Médias 24, la procédure d’adhésion d’un Etat au sein de l’UA, régie par l’article 29 de l’acte constitutif de cette instance, sera une simple formalité pour le Maroc.

Rappelons que dès qu’un pays manifeste son intérêt pour adhérer à l’UA et que la présidence de la commission reçoit 28 acceptations (majorité simple des 54 Etats membres), il est intégré de facto.

Fassi Fihri soutient que cette procédure aboutira concrètement au prochain sommet ordinaire de l’UA, qui se tiendra en janvier 2017 à Addis Abeba ou au plus tard au sommet extraordinaire de juillet qui se tiendra à Dakar ou en Guinée, dont le Chef d’Etat présidera l’Union Africaine après le Tchad.

Interrogé sur le laps de temps nécessaire pour geler l’adhésion de la "rasd" après le retour acté du Maroc, notre interlocuteur précise que l’intégration marocaine est corrélée à cette suspension.

"La motion présentée par le président gabonais rend tout à fait crédible une suspension rapide et la 1re action du Maroc, comme membre officiel de l’UA, sera d’agir en conséquence car il n’y a pas de cohabitation possible", précise le président d’Amadeus.

Il n’exclut cependant pas la présence simultanée et temporaire des délégations marocaine et séparatiste lors du prochain sommet africain, le temps que le Maroc dépose sa motion contre la "rasd".

"Dès que le Maroc a fait acte de candidature, le lendemain il y a eu une motion majoritaire en faveur de son adhésion. L’exécution de la proposition de suspension peut être très rapide si la majorité qualifiée des 2/3 est atteinte. Je pense que les jours de la rasd sont comptés et que la procédure d'exclusion prendra entre 6 mois et un an".

A la question de savoir combien de membres de l’UA rejoindront le Maroc lors de ce vote décisif, il avance que les 28 Etats s’étant déjà prononcés en sa faveur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

"Il ne faut pas faire de dichotomie entre les 28 qui se sont déjà prononcés et les autres, qui le feront le moment venu. Evitons comme certains l’ont fait hâtivement d’exclure par exemple l’Egypte de la liste de nos soutiens et de la diaboliser, car cela est contre-productif. Le Maroc est dans une dynamique positive, car bien plus que la majorité des 54 pays africains réclament son retour et sont prêts à exclure la rasd", assure t-il.

Optimiste, il affirme que le moment venu, la Tunisie, la Mauritanie, le Mali, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya, le Cameroun, le Niger répondront présents pour voter la suspension de "l‘entité fantoche".

Fassi Fihri poursuit que même certains irréductibles comme le Nigéria pourraient changer d’avis en se basant sur l’intérêt de développer des échanges économiques avec le Royaume, devenu incontournable sur le continent par ses investissements et sa stabilité politique et sécuritaire.

"Ceux qui refuseront de faire preuve de pragmatisme se mettront en travers de la marche de l’histoire, car le temps de la diplomatie de la valise et des idéologies est révolu. Entre une marque Maroc attractive et une Algérie sur le recul, il n’y a pas photo", conclut-il.

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Le fondateur du think tank Amadeus se dit très optimiste sur l’exclusion des séparatistes du polisario des rangs de l’UA. Le retour du Maroc réclamé par la majorité des pays africains ouvre la voie à un retour rapide à la situation qui prévalait avant l’admission de la "rasd" à l’OUA.

Hormis le retour quasi-acté du Royaume au sein de l’Union Africaine, la question que se posent tous les Marocains concerne les modalités et les délais d’exclusion de la "rasd" de cette instance.

Selon Brahim Fassi-Fihri, contacté par Médias 24, la procédure d’adhésion d’un Etat au sein de l’UA, régie par l’article 29 de l’acte constitutif de cette instance, sera une simple formalité pour le Maroc.

Rappelons que dès qu’un pays manifeste son intérêt pour adhérer à l’UA et que la présidence de la commission reçoit 28 acceptations (majorité simple des 54 Etats membres), il est intégré de facto.

Fassi Fihri soutient que cette procédure aboutira concrètement au prochain sommet ordinaire de l’UA, qui se tiendra en janvier 2017 à Addis Abeba ou au plus tard au sommet extraordinaire de juillet qui se tiendra à Dakar ou en Guinée, dont le Chef d’Etat présidera l’Union Africaine après le Tchad.

Interrogé sur le laps de temps nécessaire pour geler l’adhésion de la "rasd" après le retour acté du Maroc, notre interlocuteur précise que l’intégration marocaine est corrélée à cette suspension.

"La motion présentée par le président gabonais rend tout à fait crédible une suspension rapide et la 1re action du Maroc, comme membre officiel de l’UA, sera d’agir en conséquence car il n’y a pas de cohabitation possible", précise le président d’Amadeus.

Il n’exclut cependant pas la présence simultanée et temporaire des délégations marocaine et séparatiste lors du prochain sommet africain, le temps que le Maroc dépose sa motion contre la "rasd".

"Dès que le Maroc a fait acte de candidature, le lendemain il y a eu une motion majoritaire en faveur de son adhésion. L’exécution de la proposition de suspension peut être très rapide si la majorité qualifiée des 2/3 est atteinte. Je pense que les jours de la rasd sont comptés et que la procédure d'exclusion prendra entre 6 mois et un an".

A la question de savoir combien de membres de l’UA rejoindront le Maroc lors de ce vote décisif, il avance que les 28 Etats s’étant déjà prononcés en sa faveur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

"Il ne faut pas faire de dichotomie entre les 28 qui se sont déjà prononcés et les autres, qui le feront le moment venu. Evitons comme certains l’ont fait hâtivement d’exclure par exemple l’Egypte de la liste de nos soutiens et de la diaboliser, car cela est contre-productif. Le Maroc est dans une dynamique positive, car bien plus que la majorité des 54 pays africains réclament son retour et sont prêts à exclure la rasd", assure t-il.

Optimiste, il affirme que le moment venu, la Tunisie, la Mauritanie, le Mali, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya, le Cameroun, le Niger répondront présents pour voter la suspension de "l‘entité fantoche".

Fassi Fihri poursuit que même certains irréductibles comme le Nigéria pourraient changer d’avis en se basant sur l’intérêt de développer des échanges économiques avec le Royaume, devenu incontournable sur le continent par ses investissements et sa stabilité politique et sécuritaire.

"Ceux qui refuseront de faire preuve de pragmatisme se mettront en travers de la marche de l’histoire, car le temps de la diplomatie de la valise et des idéologies est révolu. Entre une marque Maroc attractive et une Algérie sur le recul, il n’y a pas photo", conclut-il.

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