(Source: AP)

Selon une enquête menée par le journal Associated press, l'Algérie a abandonné plus de 13.000 migrants dans le désert au cours des 14 derniers mois, dont des femmes enceintes et des enfants, les obligeant à marcher, parfois sous la menace d'une arme, et sous des températures pouvant atteindre 48°C, vers le Niger!

La plupart des migrants se dirigent vers le Niger. Les plus chanceux réussissent à traverser près de 15 km du No Man's Land jusqu'à la petite ville d'Assamaka. D'autres, désorientés et déshydratés, errent pendant des jours avant d'être retrouvés par une équipe de l'ONU. Certains périssent en route, selon des migrants interrogés par le journal.

"Des femmes sont mortes, d'autres personnes ont disparu dans le désert parce qu'elles ne connaissaient pas le chemin", a déclaré Janet Kamara, qui était enceinte à l'époque.

Elle a accouché d'un bébé mort, qui a été enterré en plein désert. Aujourd'hui elle souffle encore du décès de son enfant. Janet Kamara gérait sa propre entreprise (vente de boissons) en Algérie avant d'être expulsée en mai dernier.

Un porte-parole de l'Union européenne a déclaré que l'UE était consciente de ce que l'Algérie était en train de faire, mais que les "pays souverains" pouvaient expulser les migrants aussi longtemps qu'ils se conformaient au droit international. 

L'Algérie ne fournit aucun chiffre concernant ces expulsions. Mais le nombre de personnes qui se rendent à pied au Niger ne cesse d'augmenter. Selon l'OIM (Organisation international pour les Migrations), 11.276 hommes, femmes et enfants ont survécu à ce calvaire.

Au moins 2.500 autres ont été forcés à marcher dans le désert jusqu'au Mali. Le nombre de personnes ayant succombé en cours de route reste inconnu.

Les migrants racontent avoir été rassemblés, entassés dans des camions qui roulaient pendant 6 à 8 heures, puis déposés au "Point Zéro". Ils sont abandonnés dans le désert et doivent marcher jusqu'au Niger.

Selon le journal, citant l'OIM, au début du mois de juin, 217 hommes, femmes et enfants ont été déposés bien avant ce "Point Zéro", soit 30 kilomètres de la source d'eau la plus proche.

Selon Aliou Kande, un Sénégalais de 18 ans, les autorités algériennes "nous ont jetés dans le désert, sans nos téléphones, et sans argent".

Des vidéos publiées par l'AP, montrant des centaines de personnes s'éloigner des camions et des bus confirment les faits. Deux migrants racontent que des agents algériens ont tiré sur des groupes de personnes pour les forcer à marcher. L'Algérie continue de nier ces allégations. 

Alhoussan Adouwal, membre de l'OIM confirme: "ils viennent par milliers ... Je n'ai jamais rien vu de tel, c'est une catastrophe." 

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Selon une enquête menée par le journal Associated press, l'Algérie a abandonné plus de 13.000 migrants dans le désert au cours des 14 derniers mois, dont des femmes enceintes et des enfants, les obligeant à marcher, parfois sous la menace d'une arme, et sous des températures pouvant atteindre 48°C, vers le Niger!
 

La plupart des migrants se dirigent vers le Niger. Les plus chanceux réussissent à traverser près de 15 km du No Man's Land jusqu'à la petite ville d'Assamaka. D'autres, désorientés et déshydratés, errent pendant des jours avant d'être retrouvés par une équipe de l'ONU. Certains périssent en route, selon des migrants interrogés par le journal.

"Des femmes sont mortes, d'autres personnes ont disparu dans le désert parce qu'elles ne connaissaient pas le chemin", a déclaré Janet Kamara, qui était enceinte à l'époque.

Elle a accouché d'un bébé mort, qui a été enterré en plein désert. Aujourd'hui elle souffle encore du décès de son enfant. Janet Kamara gérait sa propre entreprise (vente de boissons) en Algérie avant d'être expulsée en mai dernier.

Un porte-parole de l'Union européenne a déclaré que l'UE était consciente de ce que l'Algérie était en train de faire, mais que les "pays souverains" pouvaient expulser les migrants aussi longtemps qu'ils se conformaient au droit international. 

L'Algérie ne fournit aucun chiffre concernant ces expulsions. Mais le nombre de personnes qui se rendent à pied au Niger ne cesse d'augmenter. Selon l'OIM (Organisation international pour les Migrations), 11.276 hommes, femmes et enfants ont survécu à ce calvaire.

Au moins 2.500 autres ont été forcés à marcher dans le désert jusqu'au Mali. Le nombre de personnes ayant succombé en cours de route reste inconnu.

Les migrants racontent avoir été rassemblés, entassés dans des camions qui roulaient pendant 6 à 8 heures, puis déposés au "Point Zéro". Ils sont abandonnés dans le désert et doivent marcher jusqu'au Niger.

Selon le journal, citant l'OIM, au début du mois de juin, 217 hommes, femmes et enfants ont été déposés bien avant ce "Point Zéro", soit 30 kilomètres de la source d'eau la plus proche.

Selon Aliou Kande, un Sénégalais de 18 ans, les autorités algériennes "nous ont jetés dans le désert, sans nos téléphones, et sans argent".

Des vidéos publiées par l'AP, montrant des centaines de personnes s'éloigner des camions et des bus confirment les faits. Deux migrants racontent que des agents algériens ont tiré sur des groupes de personnes pour les forcer à marcher. L'Algérie continue de nier ces allégations. 

Alhoussan Adouwal, membre de l'OIM confirme: "ils viennent par milliers ... Je n'ai jamais rien vu de tel, c'est une catastrophe." 

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