Les fils du journaliste assassiné Jamal Khashoggi ont demandé aux autorités saoudiennes de restituer le corps de leur père afin que la famille puisse faire son deuil, ont-ils déclaré à CNN dans une interview diffusée dimanche 4 novembre.

Jamal Khashoggi a été tué à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul par une équipe envoyée de Riyad le 2 octobre, un assassinat dont le président turc a déclaré qu'il avait été ordonné par "les plus hauts niveaux" du gouvernement saoudien.

"J'espère vraiment que ce qui s'est passé n'a pas été douloureux pour lui, ou que ça a été rapide. Ou qu'il a eu une mort paisible", a dit Abdullah Khashoggi à la chaîne américaine lors de l'interview à Washington.

"Tout ce que nous voulons maintenant, c'est de l'enterrer à Al Baqi à Médine avec le reste de sa famille", a précisé son frère Salah, faisant référence à un cimetière en Arabie Saoudite.

"J'ai parlé de ça avec les autorités saoudiennes et j'espère juste que cela arrivera bientôt."

Le procureur en chef de Turquie a récemment dit que M. Khashoggi avait été étranglé dès son entrée dans le consulat et a aussi confirmé que son corps avait été démembré.

Yasin Aktay, conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan, a même évoqué dans un article publié vendredi dernier la possibilité que le corps du journaliste ait été dissous dans de l'acide pour le faire disparaître.

Droits de l'Homme: l'Arabie saoudite, objet d'un examen à l'ONU

Les membres de l'ONU procèdent lundi 5 novembre à Genève à l'examen de la situation des droits de l'Homme en Arabie saoudite.

L'Arabie saoudite, royaume à majorité sunnite, fait aussi face au mécontentement croissant du gouvernement américain, Washington exigeant désormais la fin des frappes aériennes de la coalition menée par Ryad au Yémen.

Le Royaume-Uni a de son côté appelé ses partenaires au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à agir pour promouvoir une solution politique à la guerre au Yémen. "Pendant trop longtemps, les deux parties au conflit au Yémen ont cru qu'une solution militaire était possible, avec des conséquences catastrophiques pour la population", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, cité dans le communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

La guerre au Yémen oppose les forces pro-gouvernementales, soutenues par Ryad, aux rebelles Houthis soutenus par l'Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays. Depuis, l'Arabie saoudite a été accusée à plusieurs reprises de bavures ayant coûté la vie à des centaines de civils et le Yémen est en proie à la pire situation humanitaire au monde.

En plus de trois ans, le conflit a fait près de 10.000 morts, selon l'ONU.

"Les Etats membres de l'ONU doivent mettre un terme à leur silence assourdissant face à l'Arabie saoudite et faire leur devoir, qui est de surveiller attentivement la cruauté dans le royaume, pour empêcher d'autres violations scandaleuses des droits de l'Homme dans le pays et au Yémen", a déclaré dans un communiqué la directrice des campagnes d'Amnesty International au Moyen-Orient, Samah Hadid.

"L'épouvantable mort de Jamal Khashoggi a montré jusqu'où peuvent aller les autorités saoudiennes dans leur répression de toute opposition pacifique, une répression qui n'a fait que s'intensifier depuis que Mohammed ben Salmane est devenu prince héritier", a-t-elle ajouté, dans un communiqué.

A Genève, la délégation saoudienne est menée par Bandar Al Aiban, président de la Commission des droits de l'Homme, chargé d'exposer les efforts déployés par son pays pour s'acquitter de ses obligations et engagements en matière de droits de l'Homme.

Un dialogue d'environ trois heures est ensuite prévu entre l'Arabie saoudite et les membres, qui pourront émettre des critiques et faire des recommandations.

Même les pays qui ne sont pas membres du Conseil de sécurité peuvent intervenir. Certains ont déjà publié une liste non exhaustive des questions qu'ils souhaitaient poser à la délégation saoudienne.

(Avec AFP)

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Les fils du journaliste assassiné Jamal Khashoggi ont demandé aux autorités saoudiennes de restituer le corps de leur père afin que la famille puisse faire son deuil, ont-ils déclaré à CNN dans une interview diffusée dimanche 4 novembre.
 

Jamal Khashoggi a été tué à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul par une équipe envoyée de Riyad le 2 octobre, un assassinat dont le président turc a déclaré qu'il avait été ordonné par "les plus hauts niveaux" du gouvernement saoudien.

"J'espère vraiment que ce qui s'est passé n'a pas été douloureux pour lui, ou que ça a été rapide. Ou qu'il a eu une mort paisible", a dit Abdullah Khashoggi à la chaîne américaine lors de l'interview à Washington.

"Tout ce que nous voulons maintenant, c'est de l'enterrer à Al Baqi à Médine avec le reste de sa famille", a précisé son frère Salah, faisant référence à un cimetière en Arabie Saoudite.

"J'ai parlé de ça avec les autorités saoudiennes et j'espère juste que cela arrivera bientôt."

Le procureur en chef de Turquie a récemment dit que M. Khashoggi avait été étranglé dès son entrée dans le consulat et a aussi confirmé que son corps avait été démembré.

Yasin Aktay, conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan, a même évoqué dans un article publié vendredi dernier la possibilité que le corps du journaliste ait été dissous dans de l'acide pour le faire disparaître.

Droits de l'Homme: l'Arabie saoudite, objet d'un examen à l'ONU

Les membres de l'ONU procèdent lundi 5 novembre à Genève à l'examen de la situation des droits de l'Homme en Arabie saoudite.

L'Arabie saoudite, royaume à majorité sunnite, fait aussi face au mécontentement croissant du gouvernement américain, Washington exigeant désormais la fin des frappes aériennes de la coalition menée par Ryad au Yémen.

Le Royaume-Uni a de son côté appelé ses partenaires au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à agir pour promouvoir une solution politique à la guerre au Yémen. "Pendant trop longtemps, les deux parties au conflit au Yémen ont cru qu'une solution militaire était possible, avec des conséquences catastrophiques pour la population", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, cité dans le communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi.

La guerre au Yémen oppose les forces pro-gouvernementales, soutenues par Ryad, aux rebelles Houthis soutenus par l'Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays. Depuis, l'Arabie saoudite a été accusée à plusieurs reprises de bavures ayant coûté la vie à des centaines de civils et le Yémen est en proie à la pire situation humanitaire au monde.

En plus de trois ans, le conflit a fait près de 10.000 morts, selon l'ONU.

"Les Etats membres de l'ONU doivent mettre un terme à leur silence assourdissant face à l'Arabie saoudite et faire leur devoir, qui est de surveiller attentivement la cruauté dans le royaume, pour empêcher d'autres violations scandaleuses des droits de l'Homme dans le pays et au Yémen", a déclaré dans un communiqué la directrice des campagnes d'Amnesty International au Moyen-Orient, Samah Hadid.

"L'épouvantable mort de Jamal Khashoggi a montré jusqu'où peuvent aller les autorités saoudiennes dans leur répression de toute opposition pacifique, une répression qui n'a fait que s'intensifier depuis que Mohammed ben Salmane est devenu prince héritier", a-t-elle ajouté, dans un communiqué.

A Genève, la délégation saoudienne est menée par Bandar Al Aiban, président de la Commission des droits de l'Homme, chargé d'exposer les efforts déployés par son pays pour s'acquitter de ses obligations et engagements en matière de droits de l'Homme.

Un dialogue d'environ trois heures est ensuite prévu entre l'Arabie saoudite et les membres, qui pourront émettre des critiques et faire des recommandations.

Même les pays qui ne sont pas membres du Conseil de sécurité peuvent intervenir. Certains ont déjà publié une liste non exhaustive des questions qu'ils souhaitaient poser à la délégation saoudienne.

(Avec AFP)

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