Le prix du baril de pétrole WTI est tombé jeudi 29 novembre sous la barre des 50 dollars pour la première fois depuis octobre 2017 à une semaine d'une réunion de l'Opep, pénalisé par la crainte d'un surplus d'offre.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de WTI pour livraison en janvier perdait 54 cents vers 11H30 GMT par rapport à la clôture de mercredi, à 49,75 dollars. Vers 08H40 GMT, la référence américaine du brut est tombée à 49,41 dollars, son plus bas depuis presque quatorze mois.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance valait 57,92 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 84 cents vers 11H30 GMT. Vers 08H40 GMT, le baril de référence en Europe est tombé à 57,50 dollars, également à son plus bas niveau depuis début octobre 2017.

Depuis leurs sommets en quatre ans atteints il y a presque deux mois, les prix du pétrole ont perdu environ 35%, pénalisés par des craintes d'un surplus d'offre et par des doutes sur la capacité de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires à s'accorder sur une réduction de leur production, lors de leur sommet qui se tiendra les 6 et 7 décembre à Vienne.

"Selon le président Poutine (qui s'est exprimé mercredi), la Russie est "absolument à l'aise" avec un prix du pétrole (de Brent, ndlr) à 60 dollars", ont fait valoir les analystes de Commerzbank.

Et dans la même journée, le ministre saoudien de l'Energie, Khaled Al-Faleh, en visite au Nigeria, "a dit clairement que l'Arabie saoudite ne réduirait pas sa production seule", ont également souligné les analystes de Commerzbank.

Ce à quoi son homologue nigérian a répondu qu'il était encore trop tôt pour savoir si son pays défendrait une baisse de la production ou non.

L'Arabie saoudite sous pression

A une semaine du sommet de l'Opep et de ses partenaires, dont la Russie fait partie, de telles déclarations ne constituent "pas une perspective très encourageante", a souligné Tamas Varga, analyste pour PVM.

Alors que l'Arabie saoudite s'était prononcée il y a quelques semaines pour une baisse de la production, plusieurs commentateurs ont souligné la position difficile dans laquelle se trouve le pays avec le meurtre du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, dont il est accusé.

Pour le royaume, il est important de conserver le soutien de la Maison blanche, qui à plusieurs reprises a clairement affiché sa préférence pour un pétrole moins cher.

La semaine dernière encore, le président américain Donald Trump a remercié ostensiblement Ryad pour la baisse des cours du pétrole, après avoir témoigné un soutien appuyé au régime saoudien dans l'affaire Khashoggi.

De plus, les derniers chiffres "sur les stocks américains de pétrole brut ont ajouté une pression supplémentaire sur les marchés, affectant clairement les prix", ont jugé les analystes d'ActivTrades, alors que les Etats-Unis pompent à des niveaux records.

Mercredi, selon les chiffres publiés par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les réserves de pétrole brut ont augmenté pour la dixième semaine de suite.

Depuis la mi-septembre, les réserves américaines de brut ont crû de plus de 56 millions de barils.

(AFP)

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Le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance valait 57,92 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 84 cents vers 11H30 GMT. Vers 08H40 GMT, le baril de référence en Europe est tombé à 57,50 dollars, également à son plus bas niveau depuis début octobre 2017.

Depuis leurs sommets en quatre ans atteints il y a presque deux mois, les prix du pétrole ont perdu environ 35%, pénalisés par des craintes d'un surplus d'offre et par des doutes sur la capacité de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires à s'accorder sur une réduction de leur production, lors de leur sommet qui se tiendra les 6 et 7 décembre à Vienne.

"Selon le président Poutine (qui s'est exprimé mercredi), la Russie est "absolument à l'aise" avec un prix du pétrole (de Brent, ndlr) à 60 dollars", ont fait valoir les analystes de Commerzbank.

Et dans la même journée, le ministre saoudien de l'Energie, Khaled Al-Faleh, en visite au Nigeria, "a dit clairement que l'Arabie saoudite ne réduirait pas sa production seule", ont également souligné les analystes de Commerzbank.

Ce à quoi son homologue nigérian a répondu qu'il était encore trop tôt pour savoir si son pays défendrait une baisse de la production ou non.

L'Arabie saoudite sous pression

A une semaine du sommet de l'Opep et de ses partenaires, dont la Russie fait partie, de telles déclarations ne constituent "pas une perspective très encourageante", a souligné Tamas Varga, analyste pour PVM.

Alors que l'Arabie saoudite s'était prononcée il y a quelques semaines pour une baisse de la production, plusieurs commentateurs ont souligné la position difficile dans laquelle se trouve le pays avec le meurtre du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, dont il est accusé.

Pour le royaume, il est important de conserver le soutien de la Maison blanche, qui à plusieurs reprises a clairement affiché sa préférence pour un pétrole moins cher.

La semaine dernière encore, le président américain Donald Trump a remercié ostensiblement Ryad pour la baisse des cours du pétrole, après avoir témoigné un soutien appuyé au régime saoudien dans l'affaire Khashoggi.

De plus, les derniers chiffres "sur les stocks américains de pétrole brut ont ajouté une pression supplémentaire sur les marchés, affectant clairement les prix", ont jugé les analystes d'ActivTrades, alors que les Etats-Unis pompent à des niveaux records.

Mercredi, selon les chiffres publiés par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les réserves de pétrole brut ont augmenté pour la dixième semaine de suite.

Depuis la mi-septembre, les réserves américaines de brut ont crû de plus de 56 millions de barils.

(AFP)

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