Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, interrogé de nouveau sur le Sahara jeudi 21 avril.

Lors du point de presse du jeudi 21 avril les sujets abordés par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Stéphane Dujarric ne manquaient pas. Mais les journalistes voulaient en savoir plus sur le dossier du Sahara d’abord.

Changement climatique, développement durable, ressources hydrauliques, Yémen ou encore Syrie, Libye, Mali et pêches maritimes: les sujets ne manquaient pas pour  le porte-parole jeudi.

Mais intervenant au lendemain du discours de Riyad du Roi Mohammed VI devant le Conseil de coopération du Golfe (CCG), les quatre premières questions posées porteront toutes sur la fermeté du discours royal, la réaction éventuelle du secrétaire général de l’ONU et qui étaient les "conseillers de Ban Ki-moon" pointés du doigt par le Roi.

A la première question sur "le discours au ton ferme prononcé par le Roi du Maroc et le problème avec le SG et plus particulièrement certains de ses conseillers» le journalisme conclura en demandant "s’il y a des contacts particuliers entre le secrétaire général et des représentants du gouvernement marocain concernant ces conseillers?"

Dujarric répondra qu’il n’est "pas au courant" ajoutant: "vous savez je ne vais pas vous répondre directement sur le discours du Roi. Le SG, je crois, ajoute Dujarric a exprimé sa position sur le Sahara dans son rapport.".

La deuxième question du jour porte à nouveau sur le Sahara et les "conseillers de Ban Ki-moon qui servent les intérêts d’autres parties sans égard pour leur devoir en tant que fonctionnaires des Nations-Unies". Le journaliste conclut sa question en demandant "si nous n’avons pas besoin d’un médiateur entre l’ONU et le Maroc".

Réponse de Dujarric qui évite d’entrer dans les détails ou d’alimenter une nouvelle polémique: "Ecoutez, le futur de la mission au Sahara est entre les mains du Conseil de sécurité et le SG a exprimé ses recommandations. Tous ceux qui servent les Nations-Unies, en incluant ceux qui conseillent le secrétaire général font partie du staff des Nations-Unies. Ils ont tous signé la Charte. Leur seule allégeance va aux Nations-Unies et pour servir le secrétaire général. Et ils donnent leurs conseils basés sur cela".

De nouveau, un journaliste demande: "Avons-nous besoin que quelqu’un mène une médiation?". "Il y a une grande différence entre ce que vous dites en tant que porte-parole du secrétaire général des Nations-Unies et ce que dit le Roi du Maroc. C’est un conflit qui fait du tort aux Nations-Unies".

Réponse de Dujarric: "Comme je l’ai dit, le dossier du Sahara est entre les mains du Conseil de sécurité".

D’autres questions suivront sur la présence marocaine à New York ce vendredi 22 avril pour la cérémonie de signature des documents de la COP21 ou encore l’enquête de l’ONU sur les fraudes sur les frais généraux de certains membres de la Minurso.

Le dossier du Sahara qui ne figurait pas jeudi dans la déclaration préliminaire du porte-parole aura tout de même occupé la moitié du temps des questions et réponses du point de presse. Cela en dit  long sur les enjeux que cela représente pour l’image de Ban Ki-moon et de l’ONU et de la partie diplomatique serrée que le Maroc joue à New York.

Outre les importantes différences diplomatiques entre Rabat et le secrétaire général, ce conflit est notamment, et comme souvent,  l’histoire d’un malentendu: entre un secrétaire général de l’ONU enfant rescapé de la guerre de Corée qui en parlait il y a encore quelques jours en recevant un diplôme honoris causa à l’université de Loyola de Los Angeles,  et un Maroc pluriel occupé par les troupes françaises et espagnoles au lendemain de la conférence d’Algésiras et qui n’a pas fini de recouvrer son intégrité territoriale depuis plus d’un demi-siècle, territoire après territoire, enclave après enclave.

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Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, interrogé de nouveau sur le Sahara jeudi 21 avril.

Lors du point de presse du jeudi 21 avril les sujets abordés par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Stéphane Dujarric ne manquaient pas. Mais les journalistes voulaient en savoir plus sur le dossier du Sahara d’abord.

 


 

Changement climatique, développement durable, ressources hydrauliques, Yémen ou encore Syrie, Libye, Mali et pêches maritimes: les sujets ne manquaient pas pour  le porte-parole jeudi.

Mais intervenant au lendemain du discours de Riyad du Roi Mohammed VI devant le Conseil de coopération du Golfe (CCG), les quatre premières questions posées porteront toutes sur la fermeté du discours royal, la réaction éventuelle du secrétaire général de l’ONU et qui étaient les "conseillers de Ban Ki-moon" pointés du doigt par le Roi.

A la première question sur "le discours au ton ferme prononcé par le Roi du Maroc et le problème avec le SG et plus particulièrement certains de ses conseillers» le journalisme conclura en demandant "s’il y a des contacts particuliers entre le secrétaire général et des représentants du gouvernement marocain concernant ces conseillers?"

Dujarric répondra qu’il n’est "pas au courant" ajoutant: "vous savez je ne vais pas vous répondre directement sur le discours du Roi. Le SG, je crois, ajoute Dujarric a exprimé sa position sur le Sahara dans son rapport.".

La deuxième question du jour porte à nouveau sur le Sahara et les "conseillers de Ban Ki-moon qui servent les intérêts d’autres parties sans égard pour leur devoir en tant que fonctionnaires des Nations-Unies". Le journaliste conclut sa question en demandant "si nous n’avons pas besoin d’un médiateur entre l’ONU et le Maroc".

Réponse de Dujarric qui évite d’entrer dans les détails ou d’alimenter une nouvelle polémique: "Ecoutez, le futur de la mission au Sahara est entre les mains du Conseil de sécurité et le SG a exprimé ses recommandations. Tous ceux qui servent les Nations-Unies, en incluant ceux qui conseillent le secrétaire général font partie du staff des Nations-Unies. Ils ont tous signé la Charte. Leur seule allégeance va aux Nations-Unies et pour servir le secrétaire général. Et ils donnent leurs conseils basés sur cela".

De nouveau, un journaliste demande: "Avons-nous besoin que quelqu’un mène une médiation?". "Il y a une grande différence entre ce que vous dites en tant que porte-parole du secrétaire général des Nations-Unies et ce que dit le Roi du Maroc. C’est un conflit qui fait du tort aux Nations-Unies".

Réponse de Dujarric: "Comme je l’ai dit, le dossier du Sahara est entre les mains du Conseil de sécurité".

D’autres questions suivront sur la présence marocaine à New York ce vendredi 22 avril pour la cérémonie de signature des documents de la COP21 ou encore l’enquête de l’ONU sur les fraudes sur les frais généraux de certains membres de la Minurso.

Le dossier du Sahara qui ne figurait pas jeudi dans la déclaration préliminaire du porte-parole aura tout de même occupé la moitié du temps des questions et réponses du point de presse. Cela en dit  long sur les enjeux que cela représente pour l’image de Ban Ki-moon et de l’ONU et de la partie diplomatique serrée que le Maroc joue à New York.

Outre les importantes différences diplomatiques entre Rabat et le secrétaire général, ce conflit est notamment, et comme souvent,  l’histoire d’un malentendu: entre un secrétaire général de l’ONU enfant rescapé de la guerre de Corée qui en parlait il y a encore quelques jours en recevant un diplôme honoris causa à l’université de Loyola de Los Angeles,  et un Maroc pluriel occupé par les troupes françaises et espagnoles au lendemain de la conférence d’Algésiras et qui n’a pas fini de recouvrer son intégrité territoriale depuis plus d’un demi-siècle, territoire après territoire, enclave après enclave.

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