Le Maroc et les Nations-Unies s'acheminent vers un compromis au sujet du "retour à la pleine fonctionnalité de la Minurso". Le dernier délai pour trouver un accord est a priori fin juillet. Les discussions "techniques" ont commencé. Contrairement à ce qui a été dit et écrit, les contacts n'ont jamais été interrompus.

Une mission "technique" des Nations-Unies se trouvait vendredi 10 juin à Laâyoune, où elle a eu des discussions avec Kim Bolduc, représentante spéciale de Ban Ki-moon pour le Sahara et chef de la Minurso, ainsi qu’avec le général major Muhammad Tayyab Azam [Pakistan], commandant de la Minurso, apprend Médias 24 de sources marocaines.

Ces discussions ont pour objectif de définir les véritables besoins de la Minurso en personnel civil. La résolution du Conseil de sécurité, votée le 29 avril dernier, a fixé un délai de 90 jours (expirant donc fin juillet) pour un retour de la Minurso à sa pleine fonctionnalité.

“Pleine fonctionnalité“ ne signifie pas obligatoirement le retour du personnel civil expulsé par le Maroc, ni son remplacement par un effectif identique (73 personnes). La discussion porte donc sur ces points: de combien de personnes la Minurso a-t-elle réellement besoin et pour quelles tâches…

Il paraît hautement improbable que la composante civile de la Minurso revienne à son niveau d’avant la crise. Il y aura un retour de civils, pas forcément les mêmes et certainement moins nombreux.

La grande nouveauté, c’est la présence de Jamal Benomar au sein de la commission technique onusienne arrivée vendredi à Laâyoune.

Jamal Benomar a été nommé en novembre dernier conseiller spécial de Ban ki-moon avec rang de secrétaire général adjoint. Auparavant, il avait notamment été envoyé spécial au Yémen.

Selon nos sources, cette visite à Laâyoune est le début du processus de “sortie par le haut“. En d’autres termes, le processus qui aboutira à une formule de fonctionnement de la Minurso acceptable pour les deux parties, Maroc et Nations-Unies.

La présence de Jamal Benomar n’est pas anodine, nous confirment nos sources. Elle constitue l’élément clé de la discussion indirecte entre les deux parties et de la confiance entre elles. Il fallait en effet un interlocuteur crédible et qui jouit de la confiance des deux parties. C’est le cas de Benomar.

Les Nations-Unies, par la voix du porte-parole Stéphane Dujarric, ont confirmé vendredi la visite de la commission technique onusienne. La visite fait partie du "dialogue permanent avec le Maroc pour voir comment nous pouvons mettre en œuvre la résolution du Conseil de sécurité pour le retour de la mission à sa pleine fonctionnalité," a déclaré Dujarric au cours du point de presse quotidien.

Le porte-parole a affirmé que Benomar “ne dirige pas la mission, il fait partie d'une délégation du Département des opérations de maintien de la paix du Secrétariat général, qui s’est rendue à Laâyoune“.

Vente aux enchères
Quoi de neuf ?
Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.

Le Maroc et les Nations-Unies s'acheminent vers un compromis au sujet du "retour à la pleine fonctionnalité de la Minurso". Le dernier délai pour trouver un accord est a priori fin juillet. Les discussions "techniques" ont commencé. Contrairement à ce qui a été dit et écrit, les contacts n'ont jamais été interrompus.

Une mission "technique" des Nations-Unies se trouvait vendredi 10 juin à Laâyoune, où elle a eu des discussions avec Kim Bolduc, représentante spéciale de Ban Ki-moon pour le Sahara et chef de la Minurso, ainsi qu’avec le général major Muhammad Tayyab Azam [Pakistan], commandant de la Minurso, apprend Médias 24 de sources marocaines.

Ces discussions ont pour objectif de définir les véritables besoins de la Minurso en personnel civil. La résolution du Conseil de sécurité, votée le 29 avril dernier, a fixé un délai de 90 jours (expirant donc fin juillet) pour un retour de la Minurso à sa pleine fonctionnalité.

“Pleine fonctionnalité“ ne signifie pas obligatoirement le retour du personnel civil expulsé par le Maroc, ni son remplacement par un effectif identique (73 personnes). La discussion porte donc sur ces points: de combien de personnes la Minurso a-t-elle réellement besoin et pour quelles tâches…

Il paraît hautement improbable que la composante civile de la Minurso revienne à son niveau d’avant la crise. Il y aura un retour de civils, pas forcément les mêmes et certainement moins nombreux.

La grande nouveauté, c’est la présence de Jamal Benomar au sein de la commission technique onusienne arrivée vendredi à Laâyoune.

Jamal Benomar a été nommé en novembre dernier conseiller spécial de Ban ki-moon avec rang de secrétaire général adjoint. Auparavant, il avait notamment été envoyé spécial au Yémen.

Selon nos sources, cette visite à Laâyoune est le début du processus de “sortie par le haut“. En d’autres termes, le processus qui aboutira à une formule de fonctionnement de la Minurso acceptable pour les deux parties, Maroc et Nations-Unies.

La présence de Jamal Benomar n’est pas anodine, nous confirment nos sources. Elle constitue l’élément clé de la discussion indirecte entre les deux parties et de la confiance entre elles. Il fallait en effet un interlocuteur crédible et qui jouit de la confiance des deux parties. C’est le cas de Benomar.

Les Nations-Unies, par la voix du porte-parole Stéphane Dujarric, ont confirmé vendredi la visite de la commission technique onusienne. La visite fait partie du "dialogue permanent avec le Maroc pour voir comment nous pouvons mettre en œuvre la résolution du Conseil de sécurité pour le retour de la mission à sa pleine fonctionnalité," a déclaré Dujarric au cours du point de presse quotidien.

Le porte-parole a affirmé que Benomar “ne dirige pas la mission, il fait partie d'une délégation du Département des opérations de maintien de la paix du Secrétariat général, qui s’est rendue à Laâyoune“.

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.