Abdelhak Khayame: le passage à l'acte était imminent.

48 heures après l’arrestation de sept présumés terroristes, le patron du BCIJ a livré quelques détails sur l’organisation de la cellule qui s’apprêtait à passer à l’action avec un arsenal venu d’Algérie. Des cibles politiques, diplomatiques et touristiques étaient visées par des attaques à main armée et des attentats kamikazes.

Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 29 janvier, Abdelhak Khayame, patron du BCIJ, a exposé les armes, les matières explosives et les différents équipements saisies au domicile de "l’émir auto-proclamé" de la cellule dans la ville d’El Jadida.

Hormis les équipements opérationnels, 35.000 DH en espèces ont été retrouvés sur les lieux de la perquisition sans compter des reçus de virements qui avaient dû être dépensés par les suspects.

Il a révélé que le pistolet-mitrailleur et les sept armes de poing, aux numéros de série effacés, étaient entrés au Maroc par la frontière algérienne. Afin de retracer leur origine, le laboratoire scientifique de la police est à pied d’œuvre pour tâcher de restaurer leurs numéros d’identification.

Selon Khayame, les sept interpelés s’apprêtaient à commettre "de manière imminente" des attentats dans plusieurs grandes villes du Maroc, car les armes et les deux gilets explosifs étaient opérationnels.

 

Gilets avec ceintures d'explosifs, armes de point, pistolet mitrailleur.

Soumis aux interrogatoires, les suspects n’ont pas encore livré de détails sur leur agenda et sur les cibles choisies sachant que certains complices non identifiés sont activement recherchés par les services marocains.

L’origine de la création de cette cellule terroriste vient d’un jeune marocain âgé d’à peine 20 ans qui s’est radicalisé sur Facebook par des contacts avec un converti européen présent sur le terrain irako-syrien.

Après avoir épousé ses idées et voulu rejoindre (en vain) cette zone de guerre, un ancien condamné marocain identifié dans une affaire de terrorisme au Maroc se trouvant en Irak lui a demandé, via Internet, de commettre des attentats dans le Royaume en lui garantissant l’envoi d’armes et d’argent.

Le jeune s’est donc attelé à séduire sur les réseaux sociaux d’autres candidats au djihad et a pu recruter six comparses âgés de 20 à 29 ans sans emploi et sans bagage scolaire ni universitaire.

Sur l’interpellation du chef de la cellule à El Jadida, le patron du BCIJ a confirmé que l’opération avait, "comme toujours", été supervisée personnellement par Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGST.

Il a poursuivi que l’arrestation s’était faite en douceur après quelques tirs de sommation et l’explosion de la porte d’entrée des deux suspects qui se trouvaient dans un logement en rez-de-chaussée.

L’émir et son lieutenant arrêtés avaient prévu de faire sauter un engin explosif pour faire diversion et pouvoir fuir, mais la réactivité des éléments du BCIJ a pu les neutraliser avant qu’ils ne passent à l’acte.

 

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Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 29 janvier, Abdelhak Khayame, patron du BCIJ, a exposé les armes, les matières explosives et les différents équipements saisies au domicile de "l’émir auto-proclamé" de la cellule dans la ville d’El Jadida.

Hormis les équipements opérationnels, 35.000 DH en espèces ont été retrouvés sur les lieux de la perquisition sans compter des reçus de virements qui avaient dû être dépensés par les suspects.

Il a révélé que le pistolet-mitrailleur et les sept armes de poing, aux numéros de série effacés, étaient entrés au Maroc par la frontière algérienne. Afin de retracer leur origine, le laboratoire scientifique de la police est à pied d’œuvre pour tâcher de restaurer leurs numéros d’identification.

Selon Khayame, les sept interpelés s’apprêtaient à commettre "de manière imminente" des attentats dans plusieurs grandes villes du Maroc, car les armes et les deux gilets explosifs étaient opérationnels.

 

Gilets avec ceintures d'explosifs, armes de point, pistolet mitrailleur.

Soumis aux interrogatoires, les suspects n’ont pas encore livré de détails sur leur agenda et sur les cibles choisies sachant que certains complices non identifiés sont activement recherchés par les services marocains.

L’origine de la création de cette cellule terroriste vient d’un jeune marocain âgé d’à peine 20 ans qui s’est radicalisé sur Facebook par des contacts avec un converti européen présent sur le terrain irako-syrien.

Après avoir épousé ses idées et voulu rejoindre (en vain) cette zone de guerre, un ancien condamné marocain identifié dans une affaire de terrorisme au Maroc se trouvant en Irak lui a demandé, via Internet, de commettre des attentats dans le Royaume en lui garantissant l’envoi d’armes et d’argent.

Le jeune s’est donc attelé à séduire sur les réseaux sociaux d’autres candidats au djihad et a pu recruter six comparses âgés de 20 à 29 ans sans emploi et sans bagage scolaire ni universitaire.

Sur l’interpellation du chef de la cellule à El Jadida, le patron du BCIJ a confirmé que l’opération avait, "comme toujours", été supervisée personnellement par Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGST.

Il a poursuivi que l’arrestation s’était faite en douceur après quelques tirs de sommation et l’explosion de la porte d’entrée des deux suspects qui se trouvaient dans un logement en rez-de-chaussée.

L’émir et son lieutenant arrêtés avaient prévu de faire sauter un engin explosif pour faire diversion et pouvoir fuir, mais la réactivité des éléments du BCIJ a pu les neutraliser avant qu’ils ne passent à l’acte.

 

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