Ambiance empreinte de gravité ce dimanche 1er avril dans les couloirs du parlement et de la primature. Le Maroc mobilise le front intérieur avant de lancer une offensive diplomatique contre les provocations du “polisario“. “Toutes les options sont ouvertes“, indique une source autorisée contactée par Médias24.

Les agissements du “polisario“ dans le no man’s land à l’extérieur du mur de défense sont “gravissimes“ et violent les accords militaires onusiens de 1991. Il est de la responsabilité de l’ONU de défendre le statu quo. Le Maroc estime que la réaction onusienne n’est pas assez ferme. C’est pourquoi il va réagir.

La première étape consistera en une réaction diplomatique “très ferme“. Et la suivante? “Toutes les options sont ouvertes pour protéger les droits du Maroc“, nous indique une source marocaine autorisée. Des chefs de partis politiques n’excluent pas l’option militaire pour rétablir le respect des accords. Mais le terme “militaire“ n’est pas utilisé par les officiels marocains. Il est suggéré à travers cette formule toutes les options sont ouvertes. Explications.

Une journée marathon

Ce dimanche, la journée commence au parlement avec la réunion conjointe des deux commissions des Affaires étrangères et de la défense. Une réunion extraordinaire à la demande du gouvernement.

Bourita fait un exposé. Laftit, ministre de l’Intérieur, expose la situation sur le terrain.

Dans l’après-midi, le Chef du gouvernement réunit les chefs des partis politiques représentés au parlement (photo).  Les deux ministres Bourita et Laftit exposent de nouveau la situation. Elotmani veut d’une part informer, “que chaque acteur ait le même niveau d’information et de mobilisation“, nous déclare une source de la primature. Une réunion d‘écoute également puisque les partis se sont exprimés.

La situation sur le terrain, des violations “inacceptables“ des accords militaires et du statu quo

Dans un point de presse, Nasser Bourita a indiqué que "depuis un certain temps, il y a eu une multiplication des provocations et d'éléments de chantage à l'égard de la Minurso, des déploiements militaires et des annonces médiatiques qui visent toutes à altérer le statut juridique et historique de la zone à l'est du dispositif de défense, et notamment à Bir Lahlou et Tifariti".

 


"Ces développements graves constituent une violation directe des accords militaires, un défi et une menace au cessez-le-feu et compromettent sérieusement la stabilité régionale", a souligné le ministre, martelant que "le Maroc, de manière la plus claire, ne saura tolérer un quelconque changement dans le statut juridique, historique et réel de cette zone".
A cet égard, M. Bourita a rappelé que ce dispositif de défense, tracé entre 1986 et 1990 en coordination et en concertation avec de grandes puissances, a été réalisé "pour empêcher une confrontation directe entre les armées marocaine et algérienne", expliquant que "c'est dans ce cadre-là que cette zone a été laissée libre de toute présence militaire ou civile". La définition même de ce qu’est une zone tampon. Médias24 apprend que les grandes puissances en questions citées sont notamment les Etats-Unis et la France.
Entre 1989 et 1991, même après la construction de ce dispositif, les Forces Armées Royales (FAR) sont restées présentes dans cette zone, a-t-il ajouté, notant que c'est uniquement à la veille du cessez-le feu en septembre 1991 que les FAR se sont retirées au-delà de ce dispositif pour permettre aux Nations-Unies d’installer leur dispositif de surveillance de ce cessez-le feu.

En d’autres termes, malgré la construction du mur marocain, les zones à l’est et au sud du mur ont toujours vu une présence des FAR jusqu’à l’accord du cessez-le-feu.

"Le Maroc, de la manière la plus claire à l’époque, avait précisé que cette zone devrait être libre de toute présence et placée sous la responsabilité exclusive de la Minurso" qui y a mis en place, dès 1991, cinq postes de surveillance à Bir Lahlou, Tifariti, Mehaires, Mijek et à Aghwani, a fait savoir le ministre.

 La ceinture de sécurité “n’est pas une frontière“

"Ce dispositif n’a jamais été construit comme une frontière (...). Cette zone est placée exclusivement sous la responsabilité de l'ONU", a souligné M. Bourita, rejetant l'idée qu'il s'agisse "d'une zone du polisario" ou d'une "zone libérée".

“Zone libérée“ est en effet le terme récurrent dans la propagande du “polisario“.

Revenant sur les provocations récentes du polisario, "encouragé par l'Algérie", pour tenter de modifier le statut de cette zone, M. Bourita a fait savoir qu'il s'agissait d'abord "d'actions de chantage à l’égard de la Minurso".

En effet, le polisario demandait aux éléments de la Minurso de le rencontrer non pas à Tindouf mais à Bir Lahlou ou à Tifariti, "ce qui constitue un précédent dangereux", a-t-il dit, rappelant que "l'ONU a toujours traité avec le polisario là où il a toujours été, à savoir sur le territoire algérien".
Par ailleurs, M. Bourita a confié à la presse qu'à au moins quatre reprises, des actions pour limiter la liberté de circulation des observateurs militaires de la Minurso ont été entreprises à la mi-mars par le polisario afin de les empêcher d'arriver à ladite zone, "ce qui constitue une entrave sérieuse à l’action de la Minurso".

"Encore plus récemment, il y a eu des annonces du transfert de quelques soi-disant structures du polisario vers cette zone", a-t-il poursuivi, soulignant que "tous ces développements constituent des provocations à l'égard de la communauté internationale, un défi envers la Minurso et une menace directe à la stabilité de la région".

“La Minurso doit assurer son rôle“, sinon “le Maroc assumera ses responsabilités“

En ce sens, M. Bourita a affirmé que "le Maroc considère que la Minurso, qui a la responsabilité de gérer cette zone, doit assurer pleinement son rôle", faisant observer que "la gestion permissive et légère de ce qui s'est passé à Guergarate a été interprétée comme un encouragement".

"Si l'ONU, Secrétariat général et Conseil de sécurité, ne sont pas prêts à mettre fin à ces provocations, s'ils n’interviennent pas pour que le statu quo et le statut juridique soient préservés, le Maroc assumera ses responsabilités", a prévenu le ministre, s'interrogeant, par ailleurs, sur l'absence de toute mention des récentes violations commises par le polisario à l'est du dispositif de défense du Sahara marocain dans la copie avancée du rapport du Secrétaire général de l'ONU sur le Sahara.
De son côté, le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, qui s'exprimait également lors de ce point de presse organisé suite à une réunion présidée par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani, avec les chefs des partis politiques représentés au Parlement sur les derniers développements de la question de l'intégrité territoriale du Royaume, a affirmé que le "Maroc ne restera pas les bras croisés" devant les attaques destinées à altérer le statut historique et juridique de cette zone, prévenant que le Royaume "est prêt à tout, absolument à tout, pour préserver son intégrité territoriale".
M. Laftit a saisi cette occasion pour pointer du doigt la responsabilité de l'Algérie dans ce conflit artificiel, faisant savoir que chaque mois, des dizaines de jeunes issus des provinces du Sud sont formés à Alger pour commettre des actes de vandalisme et semer le trouble public.
"En ce moment-même, des jeunes sahraouis sont en train de recevoir des formations de ce type à Alger", a-t-il dit.
Il a rappelé, à cet égard, que le Royaume est engagé dans le développement de ses provinces du sud à travers des projets d’un montant avoisinant les 7 milliards de dollars.

Les prochains jours ou semaines vont être très mouvementés.

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Ambiance empreinte de gravité ce dimanche 1er avril dans les couloirs du parlement et de la primature. Le Maroc mobilise le front intérieur avant de lancer une offensive diplomatique contre les provocations du “polisario“. “Toutes les options sont ouvertes“, indique une source autorisée contactée par Médias24.

Les agissements du “polisario“ dans le no man’s land à l’extérieur du mur de défense sont “gravissimes“ et violent les accords militaires onusiens de 1991. Il est de la responsabilité de l’ONU de défendre le statu quo. Le Maroc estime que la réaction onusienne n’est pas assez ferme. C’est pourquoi il va réagir.

La première étape consistera en une réaction diplomatique “très ferme“. Et la suivante? “Toutes les options sont ouvertes pour protéger les droits du Maroc“, nous indique une source marocaine autorisée. Des chefs de partis politiques n’excluent pas l’option militaire pour rétablir le respect des accords. Mais le terme “militaire“ n’est pas utilisé par les officiels marocains. Il est suggéré à travers cette formule toutes les options sont ouvertes. Explications.

Une journée marathon

Ce dimanche, la journée commence au parlement avec la réunion conjointe des deux commissions des Affaires étrangères et de la défense. Une réunion extraordinaire à la demande du gouvernement.

Bourita fait un exposé. Laftit, ministre de l’Intérieur, expose la situation sur le terrain.

Dans l’après-midi, le Chef du gouvernement réunit les chefs des partis politiques représentés au parlement (photo).  Les deux ministres Bourita et Laftit exposent de nouveau la situation. Elotmani veut d’une part informer, “que chaque acteur ait le même niveau d’information et de mobilisation“, nous déclare une source de la primature. Une réunion d‘écoute également puisque les partis se sont exprimés.

La situation sur le terrain, des violations “inacceptables“ des accords militaires et du statu quo

Dans un point de presse, Nasser Bourita a indiqué que "depuis un certain temps, il y a eu une multiplication des provocations et d'éléments de chantage à l'égard de la Minurso, des déploiements militaires et des annonces médiatiques qui visent toutes à altérer le statut juridique et historique de la zone à l'est du dispositif de défense, et notamment à Bir Lahlou et Tifariti".

 


"Ces développements graves constituent une violation directe des accords militaires, un défi et une menace au cessez-le-feu et compromettent sérieusement la stabilité régionale", a souligné le ministre, martelant que "le Maroc, de manière la plus claire, ne saura tolérer un quelconque changement dans le statut juridique, historique et réel de cette zone".
A cet égard, M. Bourita a rappelé que ce dispositif de défense, tracé entre 1986 et 1990 en coordination et en concertation avec de grandes puissances, a été réalisé "pour empêcher une confrontation directe entre les armées marocaine et algérienne", expliquant que "c'est dans ce cadre-là que cette zone a été laissée libre de toute présence militaire ou civile". La définition même de ce qu’est une zone tampon. Médias24 apprend que les grandes puissances en questions citées sont notamment les Etats-Unis et la France.
Entre 1989 et 1991, même après la construction de ce dispositif, les Forces Armées Royales (FAR) sont restées présentes dans cette zone, a-t-il ajouté, notant que c'est uniquement à la veille du cessez-le feu en septembre 1991 que les FAR se sont retirées au-delà de ce dispositif pour permettre aux Nations-Unies d’installer leur dispositif de surveillance de ce cessez-le feu.

En d’autres termes, malgré la construction du mur marocain, les zones à l’est et au sud du mur ont toujours vu une présence des FAR jusqu’à l’accord du cessez-le-feu.

"Le Maroc, de la manière la plus claire à l’époque, avait précisé que cette zone devrait être libre de toute présence et placée sous la responsabilité exclusive de la Minurso" qui y a mis en place, dès 1991, cinq postes de surveillance à Bir Lahlou, Tifariti, Mehaires, Mijek et à Aghwani, a fait savoir le ministre.

 La ceinture de sécurité “n’est pas une frontière“

"Ce dispositif n’a jamais été construit comme une frontière (...). Cette zone est placée exclusivement sous la responsabilité de l'ONU", a souligné M. Bourita, rejetant l'idée qu'il s'agisse "d'une zone du polisario" ou d'une "zone libérée".

“Zone libérée“ est en effet le terme récurrent dans la propagande du “polisario“.

Revenant sur les provocations récentes du polisario, "encouragé par l'Algérie", pour tenter de modifier le statut de cette zone, M. Bourita a fait savoir qu'il s'agissait d'abord "d'actions de chantage à l’égard de la Minurso".

En effet, le polisario demandait aux éléments de la Minurso de le rencontrer non pas à Tindouf mais à Bir Lahlou ou à Tifariti, "ce qui constitue un précédent dangereux", a-t-il dit, rappelant que "l'ONU a toujours traité avec le polisario là où il a toujours été, à savoir sur le territoire algérien".
Par ailleurs, M. Bourita a confié à la presse qu'à au moins quatre reprises, des actions pour limiter la liberté de circulation des observateurs militaires de la Minurso ont été entreprises à la mi-mars par le polisario afin de les empêcher d'arriver à ladite zone, "ce qui constitue une entrave sérieuse à l’action de la Minurso".

"Encore plus récemment, il y a eu des annonces du transfert de quelques soi-disant structures du polisario vers cette zone", a-t-il poursuivi, soulignant que "tous ces développements constituent des provocations à l'égard de la communauté internationale, un défi envers la Minurso et une menace directe à la stabilité de la région".

“La Minurso doit assurer son rôle“, sinon “le Maroc assumera ses responsabilités“

En ce sens, M. Bourita a affirmé que "le Maroc considère que la Minurso, qui a la responsabilité de gérer cette zone, doit assurer pleinement son rôle", faisant observer que "la gestion permissive et légère de ce qui s'est passé à Guergarate a été interprétée comme un encouragement".

"Si l'ONU, Secrétariat général et Conseil de sécurité, ne sont pas prêts à mettre fin à ces provocations, s'ils n’interviennent pas pour que le statu quo et le statut juridique soient préservés, le Maroc assumera ses responsabilités", a prévenu le ministre, s'interrogeant, par ailleurs, sur l'absence de toute mention des récentes violations commises par le polisario à l'est du dispositif de défense du Sahara marocain dans la copie avancée du rapport du Secrétaire général de l'ONU sur le Sahara.
De son côté, le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, qui s'exprimait également lors de ce point de presse organisé suite à une réunion présidée par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani, avec les chefs des partis politiques représentés au Parlement sur les derniers développements de la question de l'intégrité territoriale du Royaume, a affirmé que le "Maroc ne restera pas les bras croisés" devant les attaques destinées à altérer le statut historique et juridique de cette zone, prévenant que le Royaume "est prêt à tout, absolument à tout, pour préserver son intégrité territoriale".
M. Laftit a saisi cette occasion pour pointer du doigt la responsabilité de l'Algérie dans ce conflit artificiel, faisant savoir que chaque mois, des dizaines de jeunes issus des provinces du Sud sont formés à Alger pour commettre des actes de vandalisme et semer le trouble public.
"En ce moment-même, des jeunes sahraouis sont en train de recevoir des formations de ce type à Alger", a-t-il dit.
Il a rappelé, à cet égard, que le Royaume est engagé dans le développement de ses provinces du sud à travers des projets d’un montant avoisinant les 7 milliards de dollars.

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