Plusieurs mouvements de troupes marocaines en direction du sud sont signalés par des témoins oculaires. Il est impossible de savoir si ces mouvements sont liés à la situation à l'est et au sud du mur de sécurité au Sahara. Ou bien s'il s'agit des habituelles manœuvres militaires de printemps. Au demeurant, ces deux hypothèses ne s'excluent pas forcément.

De longs convois sont signalés sur l'autoroute en direction d'Agadir. Des mouvements d'artillerie lourde étaient également visibles vendredi et samedi. Il s'agissait de MLRS chinois.

Ce sont des lance-roquettes sophistiqués avec une portée de 140 km.

En cas de recours à l'option militaire, l'hypothèse la plus probable est celle de frappes éclair à l'est et éventuellement au sud du mur de défense, contre les installations du polisario. Il peut également s'agir de démantèlements d'installations militaires et de destruction des constructions du polisario.

La composante militaire de la Minurso ne disposait, au 1er mars dernier, que de 225 membres, n'effectuant que des missions de jour. Des postes d'observation existent à Tindouf, Bir Lahlou et Tifariti. Depuis le 1er juillet 2017 et en raison de menaces portant sur les régions à l'est du mur, la Minurso n'effectue des patrouilles que dans un rayon de 100 km autour des postes d'observation.

Ci-dessous, la carte officielle de la Minurso et de ses postes d'observation.

La bande de 5 km de part et d'autre du mur est la zone tampon interdite à toute implantation ou activité militaire. Elle montre clairement que la présence du polisario, sous quelque forme que ce soit, dans les régions de Guergarate et de Mahbes, est formellement interdite et ne peut pas se faire sans être détectée par la Minurso. Il en va partiellement de même pour les zones de Bir Lahlou, Tifariti et Mehaires, trois zones où le polisario renforce son implantation alors que s'y trouvent des postes permanents de la Minurso.

A ce stade, le Maroc aura vraiment gagné s'il arrive à convaincre tous ses interlocuteurs du sérieux de son intention de recourir à toutes les options en cas de besoin. Y compris l'option militaire. Il aura gagné sur toute la ligne s'il arrive à déloger le polisario sans tirer une balle.

La résolution du conseil de sécurité est attendue à partir du 25 avril. Elle constitue l'enjeu ultime de ce mois d'avril. D'ici là, un retrait du polisario, partiel ou total, réel ou pas, est envisageable. Et des opérations militaires sont peu probables, le Maroc voudra certainement donner sa chance à la diplomatie.

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Ce sont des lance-roquettes sophistiqués avec une portée de 140 km.

En cas de recours à l'option militaire, l'hypothèse la plus probable est celle de frappes éclair à l'est et éventuellement au sud du mur de défense, contre les installations du polisario. Il peut également s'agir de démantèlements d'installations militaires et de destruction des constructions du polisario.

La composante militaire de la Minurso ne disposait, au 1er mars dernier, que de 225 membres, n'effectuant que des missions de jour. Des postes d'observation existent à Tindouf, Bir Lahlou et Tifariti. Depuis le 1er juillet 2017 et en raison de menaces portant sur les régions à l'est du mur, la Minurso n'effectue des patrouilles que dans un rayon de 100 km autour des postes d'observation.

Ci-dessous, la carte officielle de la Minurso et de ses postes d'observation.

La bande de 5 km de part et d'autre du mur est la zone tampon interdite à toute implantation ou activité militaire. Elle montre clairement que la présence du polisario, sous quelque forme que ce soit, dans les régions de Guergarate et de Mahbes, est formellement interdite et ne peut pas se faire sans être détectée par la Minurso. Il en va partiellement de même pour les zones de Bir Lahlou, Tifariti et Mehaires, trois zones où le polisario renforce son implantation alors que s'y trouvent des postes permanents de la Minurso.

A ce stade, le Maroc aura vraiment gagné s'il arrive à convaincre tous ses interlocuteurs du sérieux de son intention de recourir à toutes les options en cas de besoin. Y compris l'option militaire. Il aura gagné sur toute la ligne s'il arrive à déloger le polisario sans tirer une balle.

La résolution du conseil de sécurité est attendue à partir du 25 avril. Elle constitue l'enjeu ultime de ce mois d'avril. D'ici là, un retrait du polisario, partiel ou total, réel ou pas, est envisageable. Et des opérations militaires sont peu probables, le Maroc voudra certainement donner sa chance à la diplomatie.

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