Le Conseiller donnera une conférence de presse où il exposera, "preuves à l'appui", 192 MDH de malversations dans des marchés du MEN. Le gouvernement et le département de Rachid Belmokhtar attendent qu’il leur transmette les documents pour engager une enquête officielle.

"Notre département prend très au sérieux ses accusations, mais attend de recevoir des preuves irréfutables pour sanctionner d’éventuels cadres mouillés dans des malversations. D’ici là, nous mettons en avant la présomption d’innocence, car nous avons du mal à croire à ces allégations".

C’est en ces termes qu’une source du MEN, parlant sous couvert d’anonymat, résume à Médias 24 la position et les intentions du ministre face aux "graves accusations" lancées par le conseiller istiqlalien.  

Notre interlocuteur poursuit que Rachid Belmokhtar attend de recevoir officiellement les documents prouvant l’implication de membres de son personnel pour diligenter une enquête sur les accusations.

Selon lui, les appels d’offres, dénoncés par le conseiller, relatifs au gardiennage de l’académie Rabat-Salé-Kénitra, font déjà l’objet d’une enquête après une question qu’il a posée au ministre des Finances.

"L’inspection générale a été saisie le mois dernier, après que le parlementaire l’ait interpellée à ce sujet en mai  au Parlement. Concernant l’achat de matériel didactique qu’il dénonce également, nous avons ordonné une enquête interne en 2015, dont les résultats ont été transmis à l’Inspection générale des finances et à la Cour des comptes", conclut-il.

Joint par Médias 24, Abdeslam Lebbar à l’origine des accusations déclare qu’il a remis au chef du gouvernement, juste après son réquisitoire, les documents prouvant l’implication de cadres du MEN.

Il affirme disposer d’une "infinité" de preuves de la défaillance du département de Belmokhtar et que le moment venu, il les transmettra au parquet pour enclencher des poursuites pénales

"Ces documents sont en sécurité et j’attends le moment opportun pour organiser une conférence de presse, qui jettera la lumière sur les dysfonctionnements que je dénonce. Mes révélations ne visent pas une personne ou deux, mais plutôt un système complètement gangréné par une mafia".

Selon lui, les malversations qu’il estime à 192 millions de DH, sont orchestrées par des délégués régionaux et provinciaux du ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle.

Lebbar affirme disposer de procès verbaux truqués, prouvant que des marchés sont attribués à des "affairistes", avec la bénédiction de directeurs d’académie corrompus. Ils n’hésitent pas, selon lui, à exclure des candidats honnêtes, pour favoriser des complices corrompus, pour s’enrichir illégalement.

"Je ne veux accuser personne en particulier, car toute la chaîne est touchée par ces malversations. Mes documents vont mettre à jour les agissements d’une bande de voleurs, agissant avec la complicité de cadres du ministère. J’espère simplement que mes efforts ne seront pas vains pour y mettre fin".

Pour rappel, c’est au cours d’une séance plénière de la Chambre des conseillers, le mardi 19 juillet, que le conseiller s’est adressé au Chef du gouvernement pour lui annoncer la gestion "opaque", la "dilapidation" de deniers publics et des "détournements de fonds" qui touchent le MEN.

Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du dernier Conseil de gouvernement, Mustapha El Khalfi l’a invité à fournir "les prétendus documents pour mener les investigations nécessaires".

Le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’en l’état actuel des choses, les personnes accusées par Lebbar continuent d’assurer leurs fonctions, car elles bénéficient de la présomption d’innocence.

Vente aux enchères
Quoi de neuf ?
Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.

Le Conseiller donnera une conférence de presse où il exposera, "preuves à l'appui", 192 MDH de malversations dans des marchés du MEN. Le gouvernement et le département de Rachid Belmokhtar attendent qu’il leur transmette les documents pour engager une enquête officielle. 

"Notre département prend très au sérieux ses accusations, mais attend de recevoir des preuves irréfutables pour sanctionner d’éventuels cadres mouillés dans des malversations. D’ici là, nous mettons en avant la présomption d’innocence, car nous avons du mal à croire à ces allégations".

C’est en ces termes qu’une source du MEN, parlant sous couvert d’anonymat, résume à Médias 24 la position et les intentions du ministre face aux "graves accusations" lancées par le conseiller istiqlalien.  

Notre interlocuteur poursuit que Rachid Belmokhtar attend de recevoir officiellement les documents prouvant l’implication de membres de son personnel pour diligenter une enquête sur les accusations.

Selon lui, les appels d’offres, dénoncés par le conseiller, relatifs au gardiennage de l’académie Rabat-Salé-Kénitra, font déjà l’objet d’une enquête après une question qu’il a posée au ministre des Finances.

"L’inspection générale a été saisie le mois dernier, après que le parlementaire l’ait interpellée à ce sujet en mai  au Parlement. Concernant l’achat de matériel didactique qu’il dénonce également, nous avons ordonné une enquête interne en 2015, dont les résultats ont été transmis à l’Inspection générale des finances et à la Cour des comptes", conclut-il.

Joint par Médias 24, Abdeslam Lebbar à l’origine des accusations déclare qu’il a remis au chef du gouvernement, juste après son réquisitoire, les documents prouvant l’implication de cadres du MEN.

Il affirme disposer d’une "infinité" de preuves de la défaillance du département de Belmokhtar et que le moment venu, il les transmettra au parquet pour enclencher des poursuites pénales

"Ces documents sont en sécurité et j’attends le moment opportun pour organiser une conférence de presse, qui jettera la lumière sur les dysfonctionnements que je dénonce. Mes révélations ne visent pas une personne ou deux, mais plutôt un système complètement gangréné par une mafia".

Selon lui, les malversations qu’il estime à 192 millions de DH, sont orchestrées par des délégués régionaux et provinciaux du ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle.

Lebbar affirme disposer de procès verbaux truqués, prouvant que des marchés sont attribués à des "affairistes", avec la bénédiction de directeurs d’académie corrompus. Ils n’hésitent pas, selon lui, à exclure des candidats honnêtes, pour favoriser des complices corrompus, pour s’enrichir illégalement.

"Je ne veux accuser personne en particulier, car toute la chaîne est touchée par ces malversations. Mes documents vont mettre à jour les agissements d’une bande de voleurs, agissant avec la complicité de cadres du ministère. J’espère simplement que mes efforts ne seront pas vains pour y mettre fin".

Pour rappel, c’est au cours d’une séance plénière de la Chambre des conseillers, le mardi 19 juillet, que le conseiller s’est adressé au Chef du gouvernement pour lui annoncer la gestion "opaque", la "dilapidation" de deniers publics et des "détournements de fonds" qui touchent le MEN.

Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du dernier Conseil de gouvernement, Mustapha El Khalfi l’a invité à fournir "les prétendus documents pour mener les investigations nécessaires".

Le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’en l’état actuel des choses, les personnes accusées par Lebbar continuent d’assurer leurs fonctions, car elles bénéficient de la présomption d’innocence.

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.