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Quel bilan pour quel ministre du gouvernement sortant? 

Mardi 11 octobre 2016 à 16h41
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Quel bilan pour quel ministre du gouvernement sortant?
 

La reconduction du secrétaire général du PJD au poste de chef du gouvernement est l’occasion de revenir sur le bilan de l'équipe gouvernementale sortante. Sur les 38 ministres, certains ont brillé par leurs réalisations ou leur inaction, tandis que pour d’autres, l’histoire ne retiendra même pas leurs noms.

 

A l’occasion de la campagne électorale des législatives, on a de nouveau beaucoup entendu parler de réforme des retraites, de démantèlement de la Caisse de compensation, d’équilibres macro-économiques, d’accélération industrielle, de baisse du prix des médicaments...

Abdelilah Benkirane en particulier, est accusé de s'être approprié une grande partie du bilan des ministres pour mieux convaincre les électeurs de voter pour le parti qui dirigeait la coalition gouvernementale.

Dans les faits, les ministres sortants ont eu plus ou moins de latitude pour mener à bien leur feuille de route, mais certains ont mieux réussi que d'autres et certains ont mieux vendu leurs réalisations que d'autres.

Soutenu par le Roi et par son expérience dans le business, le ministre de l’Industrie et du commerce a jusqu’au dernier jour de son mandat développé les écosystèmes liés aux secteurs automobile, aéronautique et textile. Au terme de sa mission, MHE a largement balisé le terrain à son successeur pour qu’à l’horizon 2020, l’objectif de 500.000 emplois et de dizaines de MMDH de chiffre d’affaires additionnels du plan d’accélération industrielle soit tenu dans les délais.

Les promesses de créations d'emplois signées jusqu'à présent dépassent les 400.000 dans l'industrie. Moulay Hafid Elalamy affirme que ce sont des promesses fermes, faites par les professions concernées ou bien par les gros opérateurs qui ont signé des conventions directes avec l'Etat.

Si le processus initié par MHE réindustrialise le Maroc, ce sera un événement historique. D'une part, parce que cela règlera en grande partie la recherche d'un nouveau modèle économique, le nouveau devant être basé sur l'industrie et sur l'export. Et d'autre part, parce que cela résoudra une grande partie du problème du chômage et de l'arrivée massive de jeunes sur le marché du travail.

L'avenir nous dira quelle est la part des promesses et celle des réalités.

Moulay Hafid Elalamy n'avait jamais fait de politique jusqu'à son arrivée surprise dans le gouvernement Benkirane II en octobre 2013. Au cours de son mandat, il s'est beaucoup impliqué dans "l'accélération industrielle" et a été à l'origine de l'implantation de grosses marques au Maroc, comme PSA ou les 120 fournisseurs de Boeing.

Jusqu'aux élections, il a continué à s'impliquer dans son travail, mais se comportait comme s'il était sûr de quitter le gouvernement, quel que soit le résultat des urnes. Comme pour Aziz Akhannouch et Maroc Vert, on peut se demander s'il ne sera pas retenu au gouvernement pour poursuivre son travail et ce quelle que soit la décision finale du RNI.

Malgré son bilan positif, on retiendra que le titulaire du portefeuille de l’agriculture s’est attiré les foudres de Benkirane, qui estimait avoir été tenu à l’écart de sa désignation comme ordonnateur du fonds de 50 MMDH pour le développement rural (2016-2022). Ministère clé de l’économie marocaine, l’action de Aziz Akhanouch dans le cadre du plan Maroc vert, a permis de limiter les effets de la sécheresse, pour les agriculteurs, qui réaliseront une maigre récolte céréalière en 2016.

Le Plan Maroc Vert vise entre autres à fixer les populations des campagnes et à améliorer leurs conditions de vie. Il vise également à limiter les répercussions des aléas climatiques, à augmenter la production, les exportations et la transformation des produits agricoles. Un exemple parmi d'autres: sans Maroc Vert, le Royaume serait aujourd'hui importateur d'agrumes. Mais cette stratégie a encore d'autres étapes à parcourir, telles que les questions épineuses des marchés de gros ou de la disponibilité de l'eau. Pour la première fois, le Maroc a construit des stations de dessalement au profit de l'irrigation.

Le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, joint par Médias24, affirme ne pas avoir été suffisamment soutenu pour mener à bon port les objectifs de la vision 2020, très loin d’être atteints. «Je n’ai pas arrêté de taper sur la table jusqu’à finir par la casser, pour obtenir davantage de soutien et pour cela, j’ai campé plusieurs fois devant le bureau du chef du gouvernement», poursuit Haddad. Une version contredite par des ministres qui affirment que leur collègue n’a pas su imposer une vision pour obtenir davantage de crédits et développer les potentialités de ce secteur sous-exploité. Ces mêmes collègues confirment toutefois que le tourisme n'a pas été non plus une priorité du chef du gouvernement.

Mohamed Moubdii, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, s’est fait beaucoup d’ennemis auprès des syndicats, qui ont condamné sa gestion du dialogue social et sa volonté d’instituer des recrutements de fonctionnaires en contrat à durée déterminée (CDD). Des critiques infondées, sachant que la réforme des retraites était pilotée par le seul chef du gouvernement. Quant au recrutement par CDD, il a une portée et un périmètre limités.

De tous les membres PPS du gouvernement sortant, c’est incontestablement le nom du ministre de la Santé qui restera dans ses annales. Houcine El Ouardi ne s’est pas distingué par la mise à niveau d’un secteur médical conspué par l’ensemble des Marocains, mais par l’ambitieuse baisse du prix de 2.700 médicaments qui n’avait jamais été engagée par aucun de ses prédécesseurs. Cela ne l’a pas empêché de devoir capituler face à l’importante grève des médecins-stagiaires et de se voir accusé de vendre la santé publique au secteur privé, à travers des partenariats public-privés (PPP).

Louardi a également lancé la mise à niveau des bio-équipements de l'instrastructure dans les régions. Sa politique d'héli-Samu semble coûteuse et mérite un bilan chiffré, mais le ministère ne répond jamais aux questions précises des journalistes.

Abdeslam Seddiki n’a pas brillé par sa politique pour infléchir la courbe du chômage, tout comme son camarade Nabil Benabdellah, qui n’a pas réussi à endiguer l’habitat insalubre ou à venir à bout du déficit en logements sociaux. Ce que beaucoup retiennent de Seddiki, ce sont surtout les maladresses qui ont entaché une certaine interview radiophonqiue. Il a néanmoins à son actif une loi historique, celle qui concerne et rend leurs droits aux employés de maison.

Du côté des ministres PJD, certains ont réussi à créer un consensus pour faire passer leurs projets de loi, tandis que d’autres ont dû faire machine arrière. C’est le cas de Mostafa Ramid, ministre de la Justice, qui s’est heurté à de nombreuses critiques sur sa réforme avortée du code pénal. Tous les autres éléments composant cette réforme ont été mis en place. Ramid est un homme puissant au PJD. Différentes sources proches de ce parti annoncent qu'il ne souhaite pas rester au gouvernement. Et que Benkirane tient à lui.

Plus avisé ou peut-être plus diplomate, son collègue Mustapha El Khalfi a finalement tenu compte d'une grande partie des critiques des éditeurs, pour faire passer sa réforme du code de la presse, malgré l’interdiction de la publicité des jeux de hasard et le déplacement des peines de prison de journalistes vers le code pénal. Le ministre Khalfi a essayé de réaliser des avancées pour le secteur, mais n'a pas toujours été suffisamment sensible au problème de fond, celui du modèle économique de la presse marocaine. On retiendra aussi qu'ils'est fait élire député à Sidi Bennour. Au début du mandat gouvernemental, il avait essayé d'imposer de nouveaux cahiers des charges au pôle public de télévision, sans succès.

Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement, du transport et de la logistique et son ministre délégué chargé du transport, Najib Boulif, n’ont pas vraiment fait preuve d’efficacité sur le dossier du renouvellement des permis. Rappelons aussi que l’appel d’offres lancé par Rebbah pour la concession de 21.000 hectares de mines marocaines de ghassoul, uniques au monde, a été un échec. Sans compter le manque à gagner pour la collectivité. Ce qui est critiquable dans les deux cas, c'est l'absence de méthode. Les appels d'offres pour le ghassoul ont été lancés sans études préalables du gisement. Et le renouvellement des permis de conduire a été géré sans réalisme ni efficacité.

Aziz Rabbah n'aime pas beaucoup la presse et ne répond qu'aux questions qui lui plaisent. Il confond communication et information.

D’autres ont préféré travailler discrètement sous la férule de leur ministère de tutelle, comme Driss El Azami El Idrissi, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, chargé du budget. Un homme respecté par ses pairs et par la communauté des affaires, devenu maire de Fès et député de la ville. En principe, il souhaite se consacrer à sa ville de Fès et Benkirane lui avait demandé, au lendemain de son élection en octobre 2015, de rester ministre jusqu'aux législatives. Selon des sources proches du PJD, Benkirane souhaite garder au gouvernement ce joker qui connaît bien le département du Budget.

De son côté et dans la même logique, le maire de Casablanca Abdelaziz Omari, également ministre des relations avec le Parlement, ne va pas rempiler. il va se consacrer à Casablanca.

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