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Moulay Ahmed Iraki: Emotion unanime après le décès du 1er ministre de l’Environnement de l’histoire du Maroc 

Jeudi 25 janvier 2018 à 12h53
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Moulay Ahmed Iraki: Emotion unanime après le décès du 1er ministre de l’Environnement de l’histoire du Maroc
 

L’ancien secrétaire d’Etat à l’Environnement est décédé, mercredi 24 janvier 2018 à Casablanca, à l’âge de 69 ans des suites d’une longue maladie. Membre de l’USFP, il fut le 1er titulaire du département de l’écologie de l’histoire politique du Maroc dans le gouvernement Youssoufi de 1998.

 

Interrogé par Médias24, Tarik Kabbage nous déclare qu'il a étudié avec le défunt à l'université à Toulouse, qui est devenu son ami avant de devenir un camarade de parti plus tard. 

"Nous avons usé nos culottes sur les mêmes bancs de l'université, car pendant que lui faisait médecine mois j'étudiais la chimie. Avec Abdelhouhab Berrada qui faisait médecine dentaire, nous lui avions fait passer des examens pour rentrer à l'USFP car à l'époque on n'y entrait pas comme dans un moulin. Il est passé du cercle de sympathisant à celui de partisan, puis, après une formation idéologique, il a été accepté comme membre à part entière en 1973 dans la section toulousaine du parti.

"Nous sommes devenus très proches avant de rentrer au Maroc où il est devenu médecin au CHU de Casablanca et professeur de médecine. En parrallèle, Moulay Ahmed s'est engagé dans l'action partisane et syndicale avant de devenir secrétaire d'Etat à l'environnement. A partir de ce moment, nous avons commencé à avoir certaines divergences d'ordre idéologique car nous ne faisions plus partie du même courant.

"Il a ensuite quitté l'USFP pour créer le parti socialiste avant de faire volte-face et de revenir dans le giron de l'actuel premier secrétaire Driss Lachgar que je n'ai jamais porté dans mon cœur. Cela ne nous a pas brouillés pour autant, car nous avons gardé une relation très amicale et je l'ai revu plusieurs fois avant son décès pendant qu'il était hospitalisé.

"Malgré nos différends, Moulay Ahmed était indéniablement et contrairement à beaucoup d'autres figures de l'USFP une personne intègre et sincère. Même si c'est malheureux à dire, ces valeurs se sont perdues au sein de l'ancien plus grand parti de la gauche qui est, lui aussi, très proche de la tombe", regrette l'ancien maire d'Agadir. 

Fathallah Oualalou qui détenait le portefeuille de l’Economie et des Finances dans le même gouvernement que Iraki nous confirme que la gauche marocaine perd un militant infatigable de la démocratie.

"J’ai bien connu Si Ahmed en tant que camarade de l’USFP et collègue au gouvernement. C’est une très grande perte pour notre pays car c’était un grand monsieur comme on n'en fait plus.

"Que ce soit sur le plan humain ou professionnel, il se distinguait des autres, car il était en tant que professeur et chercheur une référence dans le secteur de la médecine. Grâce à son engagement autour des valeurs de la démocratie et du socialisme, nous nous sommes rassemblés dans le gouvernement Youssoufi où il a occupé le premier poste politique consacré à l’écologie.

"Son combat précoce pour la défense de l’environnement est à l’origine de l’engouement actuel pour cette cause", estime celui qui a aussi été maire de la capitale.

Pour Wafa Hajji qui l’a côtoyé au bureau politique de l’USFP, en dehors de son métier de scientifique, Iraki était surtout un érudit de la gauche marocaine.

"Il ne parlait pas beaucoup mais quand c’était le cas, il nous subjuguait par ses analyses intellectuelles. Si toute la gauche le regrette, c’est parce qu’il était intègre et que le moule semble s’être cassé pour produire ce type de militant qui ne transigeait pas avec les valeurs de la démocratie", conclut la présidente de l’Internationale socialiste des femmes.

Titulaire d’un doctorat de médecine, obtenu en 1977 à Toulouse, il a occupé plusieurs postes au cours de sa longue carrière. Professeur d’université, président du Comité arabe des Nations unies pour l’environnement, puis de l’Association marocaine des études et recherches sur les changements climatiques, Iraki est l’auteur de plusieurs ouvrages scientifiques dans les domaines de la santé, de la pédagogie, du système d’enseignement, de la santé publique, de l’environnement et des sciences humaines

Les obsèques du défunt ont eu lieu ce jeudi 25 janvier après la prière d’Al-Asr au cimetière Al-Ghofrane à Casablanca. Médias24 s'associe à la douleur de ses proches, de ses amis et de sa famille et leur présente ses condoléances.

Ci-après, quelques photos des funérailles qui ont connu la présence de plusieurs personnalités politiques et drainé une foule nombreuse:

 

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