A l’issue d’une réunion tenue samedi 5 janvier, le 1er parti d’opposition du Maroc a retrouvé le système de direction bicéphale qui avait cours pendant l'ère Bakkoury-El Omari. Selon plusieurs dirigeants du PAM, la désignation d'Ahmed Akhchichine comme secrétaire général adjoint permettra de surmonter la crise interne que vit le parti avant le renouvellement de toutes ses instances au congrès d’octobre prochain et le scrutin législatif de 2021. Du coup, s'il réussit sa mission, il y a de fortes chances qu'il succède à Hakim Benchamach.

Depuis qu’il a succédé à Elyas El Omari, Hakim Benchemach n‘a manifestement pas réussi à faire l’unanimité autour de sa personne ni à redonner une visibilité parlementaire au PAM censé être la 1ère force d’opposition loin devant l’Istiqlal qui pourtant lui vole de plus en plus la vedette.

Après plusieurs critiques sur sa mauvaise (ou son absence de) gestion du parti, une réunion de conciliation, en présence de tous les clans, s’est tenue samedi 5 janvier au siège du parti à Rabat.

Une rencontre placée sous le signe de la réconciliation pour préparer plusieurs échéances internes et externes. Tout d’abord, la tenue d’un Conseil national en avril prochain puis celle en octobre d’un Congrès national qui renouvellera toutes les instances du parti 2 ans avant le scrutin législatif de 2021 qui constituera un test déterminant pour l'avenir du parti

Recueillis par Médias24, les avis divergent sur la finalité de cette réunion que certains présentent comme un simple nouveau départ logistique pour un parti en crise et d’autres comme la fin du leadership de Benchamach et la préparation à sa succession.

Ainsi, pour la député Milouda Hazib, l’intérêt de cette rencontre est d’avoir désamorcé les conflits claniques pour mettre en place une nouvelle dynamique d’action unitaire.

Akhchichine, l’homme de la réconciliation ?

Notre interlocutrice affirme que la désignation d'Ahmed Akhchichine comme adjoint du leader Benchamach n’est pas une restructuration mais un simple retour aux statuts en rappelant que lorsque Mustapha Bakkouri était secrétaire général du parti, Elyas Elomari était déjà son SG adjoint.

« Dans un souci de réconciliation, le secrétaire général a nommé au bureau politique Cheikh Biadillah, Habib Belkouch, Mohamed Maazouz qui sont l’âme du parti sachant qu’ils font partie des fondateurs.

"C’est également le cas de Akhchichine qui a intégré le BP et qui est devenu secrétaire général adjoint. Il assistera Si Hakim pour diriger le parti et le rendre plus puissant pour les nombreux rendez-vous qui nous attendent. Ces changements permettront de de mettre fin à la crise interne et de tourner la page.

"Après nous être accordés sur l’équipe aux commandes, il reste encore quelques personnalités à nommer au bureau politique et au bureau fédéral qui seront opérationnelles dans moins d’un mois

"Une fois complétées, ces instances travailleront efficacement jusqu’au prochain congrès qui les renouvèlera toutes », affirme, optimiste, l’ex-Cheffe du groupe pamiste à la Chambre basse.

Benchamach-Akhchichine, nouveau duo pour un nouveau départ du PAM ?

Un avis partagé par le porte-parole officiel, Khalid Adnoune, qui présente les décisions prises comme un nouveau départ du PAM pour :

- remplir son rôle de parti politique auprès de l’opinion publique

- renforcer sa place d’opposant au parlement

- préparer le congrès ordinaire (entre octobre et janvier) pour reconduire(ou pas) Hakim Benchamach

- être en ordre de bataille pour le scrutin législatif prévu en 2021.

Faisant partie d'une commission consultative constituée par Mustapha Bakkoury, Ahmed Akhchichine, Mohamed Hammouti et Abdenbi Bioui pour résoudre la crise interne qui s'éternisait, l’ex-député Mehdi Bensaïd qualifie la réunion de tentative de rapprochement des points de vue pour aller sereinement vers le 4ème congrès du parti.

Le secrétaire général adjoint, futur secrétaire général en octobre prochain ?

« Il ne s’agit pas d’accabler le SG car en fait, les dissensions actuelles découlent de l’héritage de son prédécesseur.

"Nous nous devions de réagir sachant qu’avant la réunion de samedi, les différentes instances avaient une mésentente majeure et globale sur le mode de fonctionnement de notre parti.

"En nommant Akhchichine, nous avons remis les choses en place. En effet, le PAM avait besoin d’être réorganisé pour mettre fin à l’ultra-leadership initié par Elyas Elomari et poursuivie par Benchamach

"Sachant que leur stratégie n’a pas été payante, que ce soit au niveau électoral en 2016 ou organisationnel depuis l’arrivée de Si Hakim aux commandes, il était nécessaire et urgent qu’une personne de l’envergure du nouveau SG adjoint se consacre, à plein temps, à la restructuration du parti confronté à une crise aigüe jusqu'à la tenue du 4ème congrès national.

"Un rendez-vous important pour trouver un successeur au secrétaire général sortant qui sera en mesure de réunir nos différentes sensibilités et saura également donner un coup d’arrêt à l’abstentionnisme lors du futur scrutin législatif qui sera le seul test de succès ou pas pour tous les partis politiques», conclut l’ancien président de la commission parlementaire des affaires étrangères.

Sachant qu"Elyas El Omari a été l’adjoint de Mustapha Bakkoury, il apparait donc de plus en plus probable que Ahmed Akhchichine succède à Hakim Benchamach si ce dernier ne rempile pas à un nouveau mandat de secrétaire général du PAM.

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A l’issue d’une réunion tenue samedi 5 janvier, le 1er parti d’opposition du Maroc a retrouvé le système de direction bicéphale qui avait cours pendant l'ère Bakkoury-El Omari. Selon plusieurs dirigeants du PAM, la désignation d'Ahmed Akhchichine comme secrétaire général adjoint permettra de surmonter la crise interne que vit le parti avant le renouvellement de toutes ses instances au congrès d’octobre prochain et le scrutin législatif de 2021. Du coup, s'il réussit sa mission, il y a de fortes chances qu'il succède à Hakim Benchamach.

Depuis qu’il a succédé à Elyas El Omari, Hakim Benchemach n‘a manifestement pas réussi à faire l’unanimité autour de sa personne ni à redonner une visibilité parlementaire au PAM censé être la 1ère force d’opposition loin devant l’Istiqlal qui pourtant lui vole de plus en plus la vedette.

Après plusieurs critiques sur sa mauvaise (ou son absence de) gestion du parti, une réunion de conciliation, en présence de tous les clans, s’est tenue samedi 5 janvier au siège du parti à Rabat.

Une rencontre placée sous le signe de la réconciliation pour préparer plusieurs échéances internes et externes. Tout d’abord, la tenue d’un Conseil national en avril prochain puis celle en octobre d’un Congrès national qui renouvellera toutes les instances du parti 2 ans avant le scrutin législatif de 2021 qui constituera un test déterminant pour l'avenir du parti

Recueillis par Médias24, les avis divergent sur la finalité de cette réunion que certains présentent comme un simple nouveau départ logistique pour un parti en crise et d’autres comme la fin du leadership de Benchamach et la préparation à sa succession.

Ainsi, pour la député Milouda Hazib, l’intérêt de cette rencontre est d’avoir désamorcé les conflits claniques pour mettre en place une nouvelle dynamique d’action unitaire.

Akhchichine, l’homme de la réconciliation ?

Notre interlocutrice affirme que la désignation d'Ahmed Akhchichine comme adjoint du leader Benchamach n’est pas une restructuration mais un simple retour aux statuts en rappelant que lorsque Mustapha Bakkouri était secrétaire général du parti, Elyas Elomari était déjà son SG adjoint.

« Dans un souci de réconciliation, le secrétaire général a nommé au bureau politique Cheikh Biadillah, Habib Belkouch, Mohamed Maazouz qui sont l’âme du parti sachant qu’ils font partie des fondateurs.

"C’est également le cas de Akhchichine qui a intégré le BP et qui est devenu secrétaire général adjoint. Il assistera Si Hakim pour diriger le parti et le rendre plus puissant pour les nombreux rendez-vous qui nous attendent. Ces changements permettront de de mettre fin à la crise interne et de tourner la page.

"Après nous être accordés sur l’équipe aux commandes, il reste encore quelques personnalités à nommer au bureau politique et au bureau fédéral qui seront opérationnelles dans moins d’un mois

"Une fois complétées, ces instances travailleront efficacement jusqu’au prochain congrès qui les renouvèlera toutes », affirme, optimiste, l’ex-Cheffe du groupe pamiste à la Chambre basse.

Benchamach-Akhchichine, nouveau duo pour un nouveau départ du PAM ?

Un avis partagé par le porte-parole officiel, Khalid Adnoune, qui présente les décisions prises comme un nouveau départ du PAM pour :

- remplir son rôle de parti politique auprès de l’opinion publique

- renforcer sa place d’opposant au parlement

- préparer le congrès ordinaire (entre octobre et janvier) pour reconduire(ou pas) Hakim Benchamach

- être en ordre de bataille pour le scrutin législatif prévu en 2021.

Faisant partie d'une commission consultative constituée par Mustapha Bakkoury, Ahmed Akhchichine, Mohamed Hammouti et Abdenbi Bioui pour résoudre la crise interne qui s'éternisait, l’ex-député Mehdi Bensaïd qualifie la réunion de tentative de rapprochement des points de vue pour aller sereinement vers le 4ème congrès du parti.

Le secrétaire général adjoint, futur secrétaire général en octobre prochain ?

« Il ne s’agit pas d’accabler le SG car en fait, les dissensions actuelles découlent de l’héritage de son prédécesseur.

"Nous nous devions de réagir sachant qu’avant la réunion de samedi, les différentes instances avaient une mésentente majeure et globale sur le mode de fonctionnement de notre parti.

"En nommant Akhchichine, nous avons remis les choses en place. En effet, le PAM avait besoin d’être réorganisé pour mettre fin à l’ultra-leadership initié par Elyas Elomari et poursuivie par Benchamach

"Sachant que leur stratégie n’a pas été payante, que ce soit au niveau électoral en 2016 ou organisationnel depuis l’arrivée de Si Hakim aux commandes, il était nécessaire et urgent qu’une personne de l’envergure du nouveau SG adjoint se consacre, à plein temps, à la restructuration du parti confronté à une crise aigüe jusqu'à la tenue du 4ème congrès national.

"Un rendez-vous important pour trouver un successeur au secrétaire général sortant qui sera en mesure de réunir nos différentes sensibilités et saura également donner un coup d’arrêt à l’abstentionnisme lors du futur scrutin législatif qui sera le seul test de succès ou pas pour tous les partis politiques», conclut l’ancien président de la commission parlementaire des affaires étrangères.

Sachant qu"Elyas El Omari a été l’adjoint de Mustapha Bakkoury, il apparait donc de plus en plus probable que Ahmed Akhchichine succède à Hakim Benchamach si ce dernier ne rempile pas à un nouveau mandat de secrétaire général du PAM.

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