Le nouveau DG du fonds souverain marocain, Obaid Amrane, est un pur produit du secteur public. Ingénieur agronome de l’IAV, il est passé par l’Inspection des Finances, la direction du Trésor, avant d’atterrir en 2010 à MASEN en tant que membre du directoire.

Abid Amrane. C’est avec ce nom que la MAP l’a présenté hier après sa nomination en Conseil des ministres au poste de directeur général de Ithmar Capital. 

Un nom introuvable sur les moteurs de recherche. Situation qui a suscité plusieurs interrogations sur le profil de celui qui remplacera Tarik Senhaji à la tête du premier fonds souverain du royaume. 

Un fonds impliqué dans des projets stratégiques, comme le gazoduc Maroc-Nigéria ou les projets de transformation urbaine Wessal, à Casablanca et à Rabat.

Il s’agit en fait d’une erreur de traduction : son nom exact est Obaid Amrane. Les opérateurs qui traitent avec MASEN le connaissent bien, puisqu'il était membre du directoire de l'agence marocaine des énergies renouvelables depuis sa création en 2010.

Bras droit de Mustafa Bakkoury, Obaid Amrane était (officieusement) le porte-parole de l'agence énergétique et surtout sa chevrille ouvrière. 

« Ses expériences antérieures dans les domaines économique et financier, associées à son expertise en ingénierie, lui permettent de superviser tous les process et opérations développés par MASEN », peut-on lire dans sa bio sur le site de l’agence dirigée par Mustafa Bakkoury.

Une bio qui retrace le parcours d’un homme qui a fait toute sa carrière ou presque dans le secteur public.

Un profil assez différent de son prédécesseur Tarik Senhaji, issu des grandes écoles françaises (Polytechnique et Ensea-Paris) et qui a fait carrière dans la haute finance à l’international (Natixis, SFI, Société Générale, Calyon, Dresdner Bank).

Diplômé de l’Institut agronomique vétérinaire Hassan II de Rabat, Obaid Amrane a fait son initiation à la finance au sein de l’Inspection générale des finances.

Au ministère, il occupera plusieurs fonctions : inspecteur des Finances, puis chef du service de la restructuration de la dette à la Direction du Trésor et chef de la division du crédit dans cette même direction.

Il a travaillé notamment sur des dossiers chauds, nous dit un de ses proches, comme l’audit des grands établissements bancaires publics, opéré au début des années 2000, sous le gouvernement de l’alternance.

« Au titre de ses fonctions, il représente alors l’Etat dans de nombreux conseils d’administration et conseils de surveillance d’établissements publics et de sociétés privées », lit-on également sur sa bio.

Avant de rejoindre MASEN, l’homme est passé par le secteur privé : il a occupé pendant cinq ans la fonction de Directeur général de la filiale marocaine du Groupe Banque populaire caisse d’épargne.

Né à Rabat en 1972, Obaid Amrane est marié et père de deux enfants.

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Le nouveau DG du fonds souverain marocain, Obaid Amrane, est un pur produit du secteur public. Ingénieur agronome de l’IAV, il est passé par l’Inspection des Finances, la direction du Trésor, avant d’atterrir en 2010 à MASEN en tant que membre du directoire.  

 

 

Abid Amrane. C’est avec ce nom que la MAP l’a présenté hier après sa nomination en Conseil des ministres au poste de directeur général de Ithmar Capital. 

Un nom introuvable sur les moteurs de recherche. Situation qui a suscité plusieurs interrogations sur le profil de celui qui remplacera Tarik Senhaji à la tête du premier fonds souverain du royaume. 

Un fonds impliqué dans des projets stratégiques, comme le gazoduc Maroc-Nigéria ou les projets de transformation urbaine Wessal, à Casablanca et à Rabat.

Il s’agit en fait d’une erreur de traduction : son nom exact est Obaid Amrane. Les opérateurs qui traitent avec MASEN le connaissent bien, puisqu'il était membre du directoire de l'agence marocaine des énergies renouvelables depuis sa création en 2010.

Bras droit de Mustafa Bakkoury, Obaid Amrane était (officieusement) le porte-parole de l'agence énergétique et surtout sa chevrille ouvrière. 

« Ses expériences antérieures dans les domaines économique et financier, associées à son expertise en ingénierie, lui permettent de superviser tous les process et opérations développés par MASEN », peut-on lire dans sa bio sur le site de l’agence dirigée par Mustafa Bakkoury.

Une bio qui retrace le parcours d’un homme qui a fait toute sa carrière ou presque dans le secteur public.

Un profil assez différent de son prédécesseur Tarik Senhaji, issu des grandes écoles françaises (Polytechnique et Ensea-Paris) et qui a fait carrière dans la haute finance à l’international (Natixis, SFI, Société Générale, Calyon, Dresdner Bank).

Diplômé de l’Institut agronomique vétérinaire Hassan II de Rabat, Obaid Amrane a fait son initiation à la finance au sein de l’Inspection générale des finances.

Au ministère, il occupera plusieurs fonctions : inspecteur des Finances, puis chef du service de la restructuration de la dette à la Direction du Trésor et chef de la division du crédit dans cette même direction.

Il a travaillé notamment sur des dossiers chauds, nous dit un de ses proches, comme l’audit des grands établissements bancaires publics, opéré au début des années 2000, sous le gouvernement de l’alternance.

« Au titre de ses fonctions, il représente alors l’Etat dans de nombreux conseils d’administration et conseils de surveillance d’établissements publics et de sociétés privées », lit-on également sur sa bio.

Avant de rejoindre MASEN, l’homme est passé par le secteur privé : il a occupé pendant cinq ans la fonction de Directeur général de la filiale marocaine du Groupe Banque populaire caisse d’épargne.

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