La famille d'Enas Khammash et de sa fille Bayan veut savoir pourquoi cette Palestinienne de 23 ans, enceinte, et son bébé de 18 mois devaient-elles mourir dans le nouvel accès de fièvre entre le mouvement islamiste Hamas et Israël, dans et autour de la bande de Gaza?

A quelques kilomètres de là, de l'autre côté de la frontière, les riverains israéliens de Gaza, épuisés par une nuit à courir aux abris pour se protéger d'une pluie de roquettes et d'obus de mortier exprimaient leur inquiétude pour leurs enfants.

Les pourtours israéliens de Gaza ont essuyé entre mercredi 7 août soir et jeudi 8 août à midi un barrage de dizaines de roquettes et d'obus de mortier, auquel l'aviation israélienne a riposté en frappant plus de 150 sites du Hamas.

Enas Khammash et sa fille Bayan dormaient quand une frappe israélienne a atteint leur maison, les tuant toutes les deux, disent des proches et des voisins. Le père de la fillette a été gravement blessé.

Sans être au fait de ces évènements en particulier, un porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a assuré que, "par définition", l'armée n'avait tiré que sur des sites du Hamas.

La maison des Khammash dans le quartier de Jafarawi à Deir al-Balah se trouve à quelques centaines de mètres d'une base militaire du Hamas, une des nombreuses dans l'enclave, souvent situées au cœur de quartiers densément peuplés.

Il y règne à présent une forte odeur de mort. Les murs sont maculés de sang et de boue.

Une voisine, Oum Walid, dit avoir entendu des gémissements en provenance de la maison environ 30 minutes après l'explosion et être entrée pour découvrir les corps.

"C'était comme un cauchemar. J'aurais préféré mourir que de voir cette scène", raconte-t-elle.

Abdullah Khammash, 31 ans, un cousin des victimes, a apostrophé le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman.

"Je dis à Lieberman: Venez voir vous-mêmes les dégâts. Qu'est-ce que cette petite fille avait fait de mal?", s'est-il ému. La famille n'a aucun lien avec les groupes armés, a-t-il protesté.

"Cette petite fille ne haïssait personne, comme je ne hais personne", dit-il.

Des centaines de personnes ont suivi en larmes les obsèques du bébé porté dans un petit cercueil.

(Avec AFP)

Lire aussi: Nouvelles frappes israéliennes contre Gaza: Les équipes médicales marocaines épargnées

Quoi de neuf ?
Rendez-vous Partenaires
  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.

La famille d'Enas Khammash et de sa fille Bayan veut savoir pourquoi cette Palestinienne de 23 ans, enceinte, et son bébé de 18 mois devaient-elles mourir dans le nouvel accès de fièvre entre le mouvement islamiste Hamas et Israël, dans et autour de la bande de Gaza?

A quelques kilomètres de là, de l'autre côté de la frontière, les riverains israéliens de Gaza, épuisés par une nuit à courir aux abris pour se protéger d'une pluie de roquettes et d'obus de mortier exprimaient leur inquiétude pour leurs enfants.

Les pourtours israéliens de Gaza ont essuyé entre mercredi 7 août soir et jeudi 8 août à midi un barrage de dizaines de roquettes et d'obus de mortier, auquel l'aviation israélienne a riposté en frappant plus de 150 sites du Hamas.

Enas Khammash et sa fille Bayan dormaient quand une frappe israélienne a atteint leur maison, les tuant toutes les deux, disent des proches et des voisins. Le père de la fillette a été gravement blessé.

Sans être au fait de ces évènements en particulier, un porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a assuré que, "par définition", l'armée n'avait tiré que sur des sites du Hamas.

La maison des Khammash dans le quartier de Jafarawi à Deir al-Balah se trouve à quelques centaines de mètres d'une base militaire du Hamas, une des nombreuses dans l'enclave, souvent situées au cœur de quartiers densément peuplés.

Il y règne à présent une forte odeur de mort. Les murs sont maculés de sang et de boue.

Une voisine, Oum Walid, dit avoir entendu des gémissements en provenance de la maison environ 30 minutes après l'explosion et être entrée pour découvrir les corps.

"C'était comme un cauchemar. J'aurais préféré mourir que de voir cette scène", raconte-t-elle.

Abdullah Khammash, 31 ans, un cousin des victimes, a apostrophé le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman.

"Je dis à Lieberman: Venez voir vous-mêmes les dégâts. Qu'est-ce que cette petite fille avait fait de mal?", s'est-il ému. La famille n'a aucun lien avec les groupes armés, a-t-il protesté.

"Cette petite fille ne haïssait personne, comme je ne hais personne", dit-il.

Des centaines de personnes ont suivi en larmes les obsèques du bébé porté dans un petit cercueil.

(Avec AFP)

Lire aussi: Nouvelles frappes israéliennes contre Gaza: Les équipes médicales marocaines épargnées

  • Newsletter

    Abonnez-vous à nos newsletters et alertes.
Quoi de neuf ?

A lire aussi


Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.