La Fondation Mohammed VI des ouléma africains en ordre de marche

La ville de Fès a accueilli mardi 14 juin, un événement inédit et très attendu: la mise sur les rails de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, présidée par le Roi. Le Souverain a installé le Conseil supérieur de la Fondation.

Les oulémas membres de la Fondation viennent de 30 pays africains pour la plupart situés au sud du Sahara. La Fondation a un rôle qui se limite exclusivement au champ religieux.

Le Maroc et plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne ont au cours des siècles partagé une vision similaire de l’Islam, caractérisée d’une part par la modération et d’autre part par l’implantation de zaouias et de tariqas soufies qui ont joué un rôle historique et social essentiel.

La Fondation qui a été créé par le dahir du 26 juin 2015, vise à préserver les constantes, tenant à la doctrine, au rite et à la sensibilité spirituelle, communes au Maroc et aux pays d’Afrique; la diffusion des prescriptions authentiques de la charia et enfin la propagation de la pensée islamique modérée.

Ahmed Toufiq, le ministre des Habous et des Affaires islamiques,  a été nommé président délégué de la Fondation. Dans une allocution, il a expliqué les limites de l’action de la Fondation, ce qui permet d’éviter tout amalgame et toute fausse interprétation:

- elle se soumet aux lois locales et ne peut pas se substituer à une quelconque instance officielle d’un pays donné, ne peut pas être partie prenante d’un enjeu de rivalité quel qu’il soit, ne peut pas être un acteur s’impliquant dans une quelconque activité politique, ne peut pas être un corps étranger greffé, car son action ne part que des constantes partagées par tous les pays qui la composent; elle se situera au dessus des rivalités et des intérêts.

La Fondation compte actuellement 103 oulémas venus de 30 pays dont 13 femmes, alors que les oulémas marocains sont au nombre de 20, dont trois femmes.

Le Roi Mohammed VI: les liens spirituels ont toujours unis les peuples africains susbsahariens au Roi du Maroc

“C’est une initiative qui traduit la profondeur des liens spirituels qui unissent depuis toujours les peuples africains subsahariens au Roi du Maroc, Amir Al-Mouminine, peuples auxquels nous sommes liés par l’unité de la foi et du rite et par la communauté de patrimoine civilisationnel.
“Nous la considérons également comme un jalon de plus dans notre orientation stratégique, visant à hisser les relations de coopération politique et économique qui unissent le Maroc à un certain nombre d’Etats africains frères, au niveau d’un partenariat solidaire efficace, dans les différents domaines.
“Notre décision de mettre en place cette institution ne fait pas suite à une contingence fortuite, pas plus qu’elle ne vise à réaliser des intérêts étriqués ou éphémères.
“Elle procède plutôt d’une conception intégrée de la coopération constructive et d’une volonté de répondre concrètement aux demandes de nombre de pays africains frères, en matière religieuse.
“Cette réceptivité est illustrée essentiellement par l’admission de nombreux étudiants africains au sein de l’Institut Mohammed VI de formation des Imams prédicateurs et des prédicatrices, pour études.
“Nous estimons que la Fondation Mohammed VI des oulémas africains est un cadre pour la coopération et l’échange des expériences et la coordination des efforts entre les oulémas, pour qu’ils puissent remplir le devoir qui leur incombe de faire connaître l’image réelle de la religion tolérante de l’Islam et de promouvoir ses valeurs que sont la modération, la tolérance et la volonté de coexistence et afin que la Fondation soit au service de la sécurité, de la stabilité et du développement en Afrique.
“Nous sommes convaincu que cette Fondation, à travers ses différentes filiales dans les pays africains, œuvrera aux côtés de toutes les instances religieuses concernées, à remplir le rôle qui lui revient de répandre la pensée religieuse éclairée et de faire face aux thèses d’extrémisme, de repli sur soi et de terrorisme que certains pseudo-prédicateurs colportent au nom de l’islam, alors que celui-ci n’a rien à voir avec elles.
“Nous avons décidé que la Fondation Mohammed VI des oulémas africains ait son siège à Fès, eu égard au statut religieux dont jouit la cité en tant que capitale académique et spirituelle du Maroc.

“Le choix de Fès tient aussi à la considération que Nous lui portons, compte tenu de la place qu’elle occupe dans le cœur des Africains“.

Les pays africains membres de la Fondation sont: Ethiopie, Centrafrique, Tchad, Sénégal, Soudan, Somalie, Togo, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Niger, Angola, Bénin, Burkina Faso, Tanzanie, Comores, Afrique du Sud, Djibouti, Sao Tome, Sierra Leone, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Congo Kinshasa, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Nigéria. La Fondation aura des filiales dans certains pays membres.

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Les oulémas membres de la Fondation viennent de 30 pays africains pour la plupart situés au sud du Sahara. La Fondation a un rôle qui se limite exclusivement au champ religieux.

Le Maroc et plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne ont au cours des siècles partagé une vision similaire de l’Islam, caractérisée d’une part par la modération et d’autre part par l’implantation de zaouias et de tariqas soufies qui ont joué un rôle historique et social essentiel.

La Fondation qui a été créé par le dahir du 26 juin 2015, vise à préserver les constantes, tenant à la doctrine, au rite et à la sensibilité spirituelle, communes au Maroc et aux pays d’Afrique; la diffusion des prescriptions authentiques de la charia et enfin la propagation de la pensée islamique modérée.

Ahmed Toufiq, le ministre des Habous et des Affaires islamiques,  a été nommé président délégué de la Fondation. Dans une allocution, il a expliqué les limites de l’action de la Fondation, ce qui permet d’éviter tout amalgame et toute fausse interprétation:

- elle se soumet aux lois locales et ne peut pas se substituer à une quelconque instance officielle d’un pays donné, ne peut pas être partie prenante d’un enjeu de rivalité quel qu’il soit, ne peut pas être un acteur s’impliquant dans une quelconque activité politique, ne peut pas être un corps étranger greffé, car son action ne part que des constantes partagées par tous les pays qui la composent; elle se situera au dessus des rivalités et des intérêts.

La Fondation compte actuellement 103 oulémas venus de 30 pays dont 13 femmes, alors que les oulémas marocains sont au nombre de 20, dont trois femmes.

Le Roi Mohammed VI: les liens spirituels ont toujours unis les peuples africains susbsahariens au Roi du Maroc

“C’est une initiative qui traduit la profondeur des liens spirituels qui unissent depuis toujours les peuples africains subsahariens au Roi du Maroc, Amir Al-Mouminine, peuples auxquels nous sommes liés par l’unité de la foi et du rite et par la communauté de patrimoine civilisationnel.
“Nous la considérons également comme un jalon de plus dans notre orientation stratégique, visant à hisser les relations de coopération politique et économique qui unissent le Maroc à un certain nombre d’Etats africains frères, au niveau d’un partenariat solidaire efficace, dans les différents domaines.
“Notre décision de mettre en place cette institution ne fait pas suite à une contingence fortuite, pas plus qu’elle ne vise à réaliser des intérêts étriqués ou éphémères.
“Elle procède plutôt d’une conception intégrée de la coopération constructive et d’une volonté de répondre concrètement aux demandes de nombre de pays africains frères, en matière religieuse.
“Cette réceptivité est illustrée essentiellement par l’admission de nombreux étudiants africains au sein de l’Institut Mohammed VI de formation des Imams prédicateurs et des prédicatrices, pour études.
“Nous estimons que la Fondation Mohammed VI des oulémas africains est un cadre pour la coopération et l’échange des expériences et la coordination des efforts entre les oulémas, pour qu’ils puissent remplir le devoir qui leur incombe de faire connaître l’image réelle de la religion tolérante de l’Islam et de promouvoir ses valeurs que sont la modération, la tolérance et la volonté de coexistence et afin que la Fondation soit au service de la sécurité, de la stabilité et du développement en Afrique.
“Nous sommes convaincu que cette Fondation, à travers ses différentes filiales dans les pays africains, œuvrera aux côtés de toutes les instances religieuses concernées, à remplir le rôle qui lui revient de répandre la pensée religieuse éclairée et de faire face aux thèses d’extrémisme, de repli sur soi et de terrorisme que certains pseudo-prédicateurs colportent au nom de l’islam, alors que celui-ci n’a rien à voir avec elles.
“Nous avons décidé que la Fondation Mohammed VI des oulémas africains ait son siège à Fès, eu égard au statut religieux dont jouit la cité en tant que capitale académique et spirituelle du Maroc.

“Le choix de Fès tient aussi à la considération que Nous lui portons, compte tenu de la place qu’elle occupe dans le cœur des Africains“.

Les pays africains membres de la Fondation sont: Ethiopie, Centrafrique, Tchad, Sénégal, Soudan, Somalie, Togo, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Niger, Angola, Bénin, Burkina Faso, Tanzanie, Comores, Afrique du Sud, Djibouti, Sao Tome, Sierra Leone, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Congo Kinshasa, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Nigéria. La Fondation aura des filiales dans certains pays membres.

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