Au Maroc, le recyclage des déchets demeure jusqu’à présent limité, n’excédant pas 10% au niveau national.

Le volume des déchets au Maroc pourrait atteindre 12 millions de tonnes en 2020, soit presque le double par rapport à 2014.

Dans son dernier rapport stratégique 2017 sur "les enjeux planétaires de la biosphère", l'Institut royal des études stratégiques (IRES) estime les déchets médicaux et pharmaceutiques à 21.000 tonnes par an.

L’émergence de nouvelles maladies et, par ricochet, de nouveaux médicaments pour y remédier pourrait, à terme, amplifier la génération de ce type de déchets, selon le rapport, qui souligne à cet égard la nécessité de la mise en place de mécanismes et d’outils appropriés.

Le Maroc gagnerait, ainsi, à renforcer les capacités nationales en matière de traitement et de recyclage des déchets et ériger cette filière en pôle dans le cadre du développement de l’économie circulaire, note la même source.

Malgré les efforts déployés par le Maroc, le recyclage des déchets demeure jusqu’à présent limité, n’excédant pas 10% au niveau national, note l'IRES.

Selon la Banque mondiale, les coûts économiques de la dégradation de l’environnement au Maroc, liés à la faible performance, en matière de gestion des déchets solides, représentent près de 0,5% du PIB, vu que les déchets ménagers et assimilés sont souvent mis directement en décharge, dans des points noirs ou dans des cours d’eau, sans aucune forme de traitement ou de contrôle, précise le rapport.

-22% de la biodiverisité à l'horizon 2050

Près de 22% de la biodiversité nationale, risque de disparaître à l’horizon 2050, a indiqué le rapport.

Le Maroc se trouve de plus en plus dans une situation de stress hydrique avec l’équivalent de 600 m3 habitant par an, relève le rapport précisant qu’en 2050, sous la pression démographique et le changement climatique, le capital eau par habitant pourrait chuter à nettement moins de 500 m3 habitant par an, selon le scénario moyen.

A la fin de décembre 2012, près de 1.200 espèces au Maroc se trouvaient dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, dont 9% sont quasi menacées d’extinction, 7% sont vulnérables et 7% sont en danger ou en danger critique d’extinction, contre 70% qui constituent une préoccupation mineure.

Les sols seraient soumis à de fortes pressions dues, notamment, aux besoins du secteur agricole et deviendront très vulnérables à l’érosion, selon le document, qui note que ces derniers souffrent déjà de la dégradation qui se manifeste notamment, à travers la déforestation, les défrichements, les changements du couvert végétal.

Cette dégradation pourrait réduire la surface agricole utile par habitant à 0,22 et à 0,15 hectare par personne en 2025 et à l’horizon 2050, contre 0,24 actuellement, explique l'IRES.

Selon le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, si les écosystèmes forestiers sont généralement caractérisés par une plus grande amplitude de seuils de tolérance climatique, environ 22% de la flore du Maroc risque de disparaitre en 2050, notamment la faune sauvage terrestre, particulièrement impactée par les sécheresses.

Des réserves halieutiques sont aussi menacées, étant donné que les stocks de poisson connaissent déjà une dégradation, qui est le résultat d’une gestion peu efficiente de l’espace côtier, lequel est le théâtre de nombreuses activités.

Celles-ci, couplées avec d’autres facteurs anthropiques, induisent des pressions sur les écosystèmes, nuisant à la stabilité biologique des populations de poissons.

Les rejets polluants portent préjudice à la productivité de la pêche et à la capacité reproductive des espèces, ce qui se traduit par une réduction progressive de la disponibilité des ressources halieutiques et par des impacts négatifs sur les milieux de vie marins. 

A cela s’ajoute la question de la surexploitation des ressources halieutiques. Le rapport indique, à ce propos, que parmi les stocks régulièrement suivis, 16 sont estimés surexploités et 4 sous-exploités. 

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Au Maroc, le recyclage des déchets demeure jusqu’à présent limité, n’excédant pas 10% au niveau national.

Le volume des déchets au Maroc pourrait atteindre 12 millions de tonnes en 2020, soit presque le double par rapport à 2014.

Dans son dernier rapport stratégique 2017 sur "les enjeux planétaires de la biosphère", l'Institut royal des études stratégiques (IRES) estime les déchets médicaux et pharmaceutiques à 21.000 tonnes par an.

L’émergence de nouvelles maladies et, par ricochet, de nouveaux médicaments pour y remédier pourrait, à terme, amplifier la génération de ce type de déchets, selon le rapport, qui souligne à cet égard la nécessité de la mise en place de mécanismes et d’outils appropriés.

Le Maroc gagnerait, ainsi, à renforcer les capacités nationales en matière de traitement et de recyclage des déchets et ériger cette filière en pôle dans le cadre du développement de l’économie circulaire, note la même source.

Malgré les efforts déployés par le Maroc, le recyclage des déchets demeure jusqu’à présent limité, n’excédant pas 10% au niveau national, note l'IRES.

Selon la Banque mondiale, les coûts économiques de la dégradation de l’environnement au Maroc, liés à la faible performance, en matière de gestion des déchets solides, représentent près de 0,5% du PIB, vu que les déchets ménagers et assimilés sont souvent mis directement en décharge, dans des points noirs ou dans des cours d’eau, sans aucune forme de traitement ou de contrôle, précise le rapport.

-22% de la biodiverisité à l'horizon 2050

Près de 22% de la biodiversité nationale, risque de disparaître à l’horizon 2050, a indiqué le rapport.

Le Maroc se trouve de plus en plus dans une situation de stress hydrique avec l’équivalent de 600 m3 habitant par an, relève le rapport précisant qu’en 2050, sous la pression démographique et le changement climatique, le capital eau par habitant pourrait chuter à nettement moins de 500 m3 habitant par an, selon le scénario moyen.

A la fin de décembre 2012, près de 1.200 espèces au Maroc se trouvaient dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, dont 9% sont quasi menacées d’extinction, 7% sont vulnérables et 7% sont en danger ou en danger critique d’extinction, contre 70% qui constituent une préoccupation mineure.

Les sols seraient soumis à de fortes pressions dues, notamment, aux besoins du secteur agricole et deviendront très vulnérables à l’érosion, selon le document, qui note que ces derniers souffrent déjà de la dégradation qui se manifeste notamment, à travers la déforestation, les défrichements, les changements du couvert végétal.

Cette dégradation pourrait réduire la surface agricole utile par habitant à 0,22 et à 0,15 hectare par personne en 2025 et à l’horizon 2050, contre 0,24 actuellement, explique l'IRES.

Selon le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, si les écosystèmes forestiers sont généralement caractérisés par une plus grande amplitude de seuils de tolérance climatique, environ 22% de la flore du Maroc risque de disparaitre en 2050, notamment la faune sauvage terrestre, particulièrement impactée par les sécheresses.

Des réserves halieutiques sont aussi menacées, étant donné que les stocks de poisson connaissent déjà une dégradation, qui est le résultat d’une gestion peu efficiente de l’espace côtier, lequel est le théâtre de nombreuses activités.

Celles-ci, couplées avec d’autres facteurs anthropiques, induisent des pressions sur les écosystèmes, nuisant à la stabilité biologique des populations de poissons.

Les rejets polluants portent préjudice à la productivité de la pêche et à la capacité reproductive des espèces, ce qui se traduit par une réduction progressive de la disponibilité des ressources halieutiques et par des impacts négatifs sur les milieux de vie marins. 

A cela s’ajoute la question de la surexploitation des ressources halieutiques. Le rapport indique, à ce propos, que parmi les stocks régulièrement suivis, 16 sont estimés surexploités et 4 sous-exploités. 

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