Le nombre moyen d’enfants par femme est passé à près de 2,21 enfants en 2014, contre 7 enfants en 1960. C’est ce qui ressort d’une récente étude du Haut-commissariat au Plan sur la fécondité au Maroc.

"Cette baisse accentuée de la fécondité, est principalement due au changement dans le calendrier de la nuptialité et au recours, de plus en plus massif, à la contraception", indique le HCP.

67,4% des femmes utilisent des méthodes contraceptives en 2011

Si la tradition du mariage précoce et universel prédominait au Maroc en 1960, et plus souvent arrangé dès la puberté, les mutations socioéconomiques, qui ont marqué la société marocaine durant les cinq dernières décennies, ont entraîné un bouleversement de cette situation, explique le HCP. "L’âge au premier mariage féminin, de moins de vingt ans vers les années soixante, est passé à plus de 25,7 ans en 2014", ce qui a contribué à l'augmentation de la prévalence contraceptive.

En effet, d'environ 6% des femmes en âge de reproduction utilisant une méthode contraceptive en 1960, elle est passée à 63% en 2004 et à 67,4% en 2011. "La prévalence contraceptive se situe à 65,5% en milieu rural et à 68,9% en milieu urbain".

Près de 55% des femmes utilisent des moyens de contraception moderne. "Le recours aux méthodes traditionnelles ne représente qu’une prévalence de 8%", indique la même source.

Par ailleurs, l'utilisation de la contraception chez les femmes selon le niveau d’instruction fait apparaître des différences relativement modestes. Ainsi, le taux de prévalence passe de 86,9% chez les femmes n’ayant aucune instruction, à 90,8% chez celles ayant atteint le niveau secondaire.

La prévalence reste très faible (11%) chez les femmes n'ayant aucun enfant et s’accroit fortement avec la parité. Elle atteint 70,1% chez les femmes ayant un à deux enfants et 79,3% chez celles qui ont trois à quatre enfants.

Au-delà de la baisse de la fécondité, la planification familiale a également contribué à réduire considérablement les risques de morbidité et des mortalités maternelles et infantiles. "La mortalité maternelle a chuté significativement, passant de 227 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2004 à 72,6 en 2016", souligne le HCP.

"La mortalité infantile est quant à elle passée de 40 pour 1.000 naissances en 2004 à 28,8 en 2010", poursuit-on.

L’amélioration du statut de la femme, un facteur clé de la transition de la fécondité

L’aptitude à lire et à écrire et la scolarisation diplomante ont ouvert aux femmes de nouvelles perspectives quant à leur autonomie et leur insertion professionnelle, engendrant ainsi le recul de leur âge au mariage et le recours de plus en plus massif à la contraception.

L’amélioration de la scolarisation des filles de 7-12 ans, avec un taux net dans le primaire de 94,4% en 2014, a été accompagnée par une alphabétisation des femmes marocaines se situant à 57,9% en 2014 au lieu de 4% en 1960.

La participation des femmes à la vie active au Maroc est également en amélioration. D’environ 17% en 1982, leur taux d’activité est passé à 25,1% en 2014.

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Le nombre moyen d’enfants par femme est passé à près de 2,21 enfants en 2014, contre 7 enfants en 1960. C’est ce qui ressort d’une récente étude du Haut-commissariat au Plan sur la fécondité au Maroc.

"Cette baisse accentuée de la fécondité, est principalement due au changement dans le calendrier de la nuptialité et au recours, de plus en plus massif, à la contraception", indique le HCP.

67,4% des femmes utilisent des méthodes contraceptives en 2011

Si la tradition du mariage précoce et universel prédominait au Maroc en 1960, et plus souvent arrangé dès la puberté, les mutations socioéconomiques, qui ont marqué la société marocaine durant les cinq dernières décennies, ont entraîné un bouleversement de cette situation, explique le HCP. "L’âge au premier mariage féminin, de moins de vingt ans vers les années soixante, est passé à plus de 25,7 ans en 2014", ce qui a contribué à l'augmentation de la prévalence contraceptive.

En effet, d'environ 6% des femmes en âge de reproduction utilisant une méthode contraceptive en 1960, elle est passée à 63% en 2004 et à 67,4% en 2011. "La prévalence contraceptive se situe à 65,5% en milieu rural et à 68,9% en milieu urbain".

Près de 55% des femmes utilisent des moyens de contraception moderne. "Le recours aux méthodes traditionnelles ne représente qu’une prévalence de 8%", indique la même source.

Par ailleurs, l'utilisation de la contraception chez les femmes selon le niveau d’instruction fait apparaître des différences relativement modestes. Ainsi, le taux de prévalence passe de 86,9% chez les femmes n’ayant aucune instruction, à 90,8% chez celles ayant atteint le niveau secondaire.

La prévalence reste très faible (11%) chez les femmes n'ayant aucun enfant et s’accroit fortement avec la parité. Elle atteint 70,1% chez les femmes ayant un à deux enfants et 79,3% chez celles qui ont trois à quatre enfants.

Au-delà de la baisse de la fécondité, la planification familiale a également contribué à réduire considérablement les risques de morbidité et des mortalités maternelles et infantiles. "La mortalité maternelle a chuté significativement, passant de 227 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2004 à 72,6 en 2016", souligne le HCP.

"La mortalité infantile est quant à elle passée de 40 pour 1.000 naissances en 2004 à 28,8 en 2010", poursuit-on.

L’amélioration du statut de la femme, un facteur clé de la transition de la fécondité

L’aptitude à lire et à écrire et la scolarisation diplomante ont ouvert aux femmes de nouvelles perspectives quant à leur autonomie et leur insertion professionnelle, engendrant ainsi le recul de leur âge au mariage et le recours de plus en plus massif à la contraception.

L’amélioration de la scolarisation des filles de 7-12 ans, avec un taux net dans le primaire de 94,4% en 2014, a été accompagnée par une alphabétisation des femmes marocaines se situant à 57,9% en 2014 au lieu de 4% en 1960.

La participation des femmes à la vie active au Maroc est également en amélioration. D’environ 17% en 1982, leur taux d’activité est passé à 25,1% en 2014.

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