Véhicule attaqué par des jeunes à coups de pierre entre le petit rocher et le cabestan dimanche 1er octobre

Les caillassages des véhicules n’ont pas cessé sur l’autoroute entre les capitales administrative et économique. Interrogée par Médias24, une source d’Autoroutes du Maroc minimise ce phénomène "amplifié par les réseaux sociaux "et affirme que les caméras et les patrouilles d'ADM parviennent à élucider la majorité des agressions qui se produisent sur les autoroutes marocaines.

Les cas d’automobilistes qui reçoivent des pierres sur leur pare-brise sont de plus en plus médiatisés par des victimes qui diffusent des vidéos. Si leur fiabilité n’est pas toujours vérifiable, il n’en demeure pas moins qu’une partie de ces incidents aboutissent souvent à des blessés voire même à des décès.

Il n’en faut pas plus pour instaurer une véritable paranoïa chez les conducteurs qui prennent le volant à la nuit tombée et craignent de devenir victimes de voyous qui n’hésitent pas à jeter des pierres, à partir de ponts surélevés, pour immobiliser les véhicules et dépouiller leurs occupants de leurs biens.

Interrogée par Médias24, une source autorisée de ADM affirme que ces incidents sont extrêmement rares et que la dernière vidéo qui fait état d’un caillassage est véridique mais que cette agression ne s'est pas produite sur l’autoroute, plutôt en milieu urbain. La vidéo en fin d'article montre non pas un véhicule  mais plusieurs voitures et camions touchés par des projectiles qui ont endommagé la carosserie ou les les pare-brise. Une des victimes affirme que les agresseurs devaient être nombreux car le véhicule de son père a dû faire face à un véritable déluge coordonné de pierres à partir d'un pont surélevé. .

"Il y a beaucoup de fake news sur les réseaux sociaux où certaines personnes publient des vieilles vidéos ou alors qui sont sorties de leur contexte. Dans le cas de cette nouvelle vidéo [ci-dessous, NDLR], la victime qui témoigne à l'image roulait à Tit Mellil avant d’être agressée dans le périmètre urbain de Lahraouiyine. Elle s’est ensuite rendue à une gare de péage où se trouvaient les gendarmes pour déposer une plainte et tout le monde a cru qu’il avait été attaqué sur l’autoroute alors que c'est faux. Nous avons une cellule qui surveille attentivement toutes les vidéos (vraies ou fausses) et ADM met en œuvre tous les moyens humains et technologiques pour enrayer ce phénomène.

"Sur le tronçon Aéroport Mohammed V-Casablanca-Rabat, nous avons installé des caméras de surveillance tous les deux kilomètres. Elles servent à surveiller le trafic autoroutier et en cas de besoin, nous transmettons ces vidéos aux forces de d’ordre pour identifier les auteurs d’agressions. Cela permet d’aboutir à un taux d’élucidation proche de 100%. Il y a un vrai travail d’équipe avec tous les acteurs (justice, police, gendarmerie) pour renforcer la sécurité des usagers. Hormis ces outils technologiques, nous sous-traitons à une société extérieure des rondes avec des patrouilleurs qui avertissent notre quartier général et les forces de sécurité en cas de problème", précise notre source.

A la question de savoir quelle est la zone autoroutière la plus criminogène du Maroc, notre interlocuteur préfère ne pas avancer de chiffres en ajoutant qu’ADM n’avait déploré qu’un seul décès, en 2013, consécutif à un jet de pierre dans la région de Chichaoua.

Il faut cependant rappeler que Farida Berrada, épouse du président du conseil de surveillance des laboratoires pharmaceutiques Bottu, avait trouvé la mort après avoir été touchée à la poitrine par un parpaing qui avait transpercé le pare-brise du véhicule où elle était passagère à côté de son chauffeur. Survenue sur l’axe autoroutier El Jadida-Casablanca en mars 2014, cette affaire avait abouti à l’arrestation des coupables mais n’avait pas mis un coup d’arrêt aux agressions à coup de jets de pierres.

"Nous mettons en œuvre tous les moyens pour dissuader les éventuels agresseurs de récidiver et dans le cas où ce genre de drame se produit, nous aidons à faire déférer les auteurs devant la justice".

"Nous ne sommes ni sociologues ni agents de police mais cela ne nous empêche pas de mener des actions avec les autres acteurs pour empêcher certains criminels de faire de nos autoroutes leur terrain de chasse. ADM investit lourdement tous les ans pour éradiquer ce phénomène sociétal mais le risque zéro n’existe nulle part dans le monde", conclut notre source qui ajoute que ni les routes nationales ni même les périmètres urbains ne sont épargnés par ce nouveau type de criminalité.

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Les caillassages des véhicules n’ont pas cessé sur l’autoroute entre les capitales administrative et économique. Interrogée par Médias24, une source d’Autoroutes du Maroc minimise ce phénomène "amplifié par les réseaux sociaux "et affirme que les caméras et les patrouilles d'ADM parviennent à élucider la majorité des agressions qui se produisent sur les autoroutes marocaines. 

Les cas d’automobilistes qui reçoivent des pierres sur leur pare-brise sont de plus en plus médiatisés par des victimes qui diffusent des vidéos. Si leur fiabilité n’est pas toujours vérifiable, il n’en demeure pas moins qu’une partie de ces incidents aboutissent souvent à des blessés voire même à des décès.

Il n’en faut pas plus pour instaurer une véritable paranoïa chez les conducteurs qui prennent le volant à la nuit tombée et craignent de devenir victimes de voyous qui n’hésitent pas à jeter des pierres, à partir de ponts surélevés, pour immobiliser les véhicules et dépouiller leurs occupants de leurs biens.

Interrogée par Médias24, une source autorisée de ADM affirme que ces incidents sont extrêmement rares et que la dernière vidéo qui fait état d’un caillassage est véridique mais que cette agression ne s'est pas produite sur l’autoroute, plutôt en milieu urbain. La vidéo en fin d'article montre non pas un véhicule  mais plusieurs voitures et camions touchés par des projectiles qui ont endommagé la carosserie ou les les pare-brise. Une des victimes affirme que les agresseurs devaient être nombreux car le véhicule de son père a dû faire face à un véritable déluge coordonné de pierres à partir d'un pont surélevé. .

"Il y a beaucoup de fake news sur les réseaux sociaux où certaines personnes publient des vieilles vidéos ou alors qui sont sorties de leur contexte. Dans le cas de cette nouvelle vidéo [ci-dessous, NDLR], la victime qui témoigne à l'image roulait à Tit Mellil avant d’être agressée dans le périmètre urbain de Lahraouiyine. Elle s’est ensuite rendue à une gare de péage où se trouvaient les gendarmes pour déposer une plainte et tout le monde a cru qu’il avait été attaqué sur l’autoroute alors que c'est faux. Nous avons une cellule qui surveille attentivement toutes les vidéos (vraies ou fausses) et ADM met en œuvre tous les moyens humains et technologiques pour enrayer ce phénomène.

"Sur le tronçon Aéroport Mohammed V-Casablanca-Rabat, nous avons installé des caméras de surveillance tous les deux kilomètres. Elles servent à surveiller le trafic autoroutier et en cas de besoin, nous transmettons ces vidéos aux forces de d’ordre pour identifier les auteurs d’agressions. Cela permet d’aboutir à un taux d’élucidation proche de 100%. Il y a un vrai travail d’équipe avec tous les acteurs (justice, police, gendarmerie) pour renforcer la sécurité des usagers. Hormis ces outils technologiques, nous sous-traitons à une société extérieure des rondes avec des patrouilleurs qui avertissent notre quartier général et les forces de sécurité en cas de problème", précise notre source.

A la question de savoir quelle est la zone autoroutière la plus criminogène du Maroc, notre interlocuteur préfère ne pas avancer de chiffres en ajoutant qu’ADM n’avait déploré qu’un seul décès, en 2013, consécutif à un jet de pierre dans la région de Chichaoua.

Il faut cependant rappeler que Farida Berrada, épouse du président du conseil de surveillance des laboratoires pharmaceutiques Bottu, avait trouvé la mort après avoir été touchée à la poitrine par un parpaing qui avait transpercé le pare-brise du véhicule où elle était passagère à côté de son chauffeur. Survenue sur l’axe autoroutier El Jadida-Casablanca en mars 2014, cette affaire avait abouti à l’arrestation des coupables mais n’avait pas mis un coup d’arrêt aux agressions à coup de jets de pierres.

"Nous mettons en œuvre tous les moyens pour dissuader les éventuels agresseurs de récidiver et dans le cas où ce genre de drame se produit, nous aidons à faire déférer les auteurs devant la justice".

"Nous ne sommes ni sociologues ni agents de police mais cela ne nous empêche pas de mener des actions avec les autres acteurs pour empêcher certains criminels de faire de nos autoroutes leur terrain de chasse. ADM investit lourdement tous les ans pour éradiquer ce phénomène sociétal mais le risque zéro n’existe nulle part dans le monde", conclut notre source qui ajoute que ni les routes nationales ni même les périmètres urbains ne sont épargnés par ce nouveau type de criminalité.

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