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Le Zoo de Rabat dépassera en 2018 les 4 millions visiteurs depuis son ouverture 

Vendredi 10 août 2018 à 09h36
Le Zoo de Rabat dépassera en 2018 les 4 millions visiteurs depuis son ouverture
 

S’étalant sur une superficie de 27 hectares, le Jardin Zoologique de Rabat est un complexe multifonctionnel spécialisé dans la faune marocaine, saharienne et africaine qui abrite aujourd’hui 190 espèces africaines représentées par 2 000 animaux. Médias24 publiera au cours des mois d'août et de septembre une série d'articles sur le zoo en général et sur les cinq espaces qui le composent. En voici le premier.

Sous le label «rencontre sauvage», le Jardin Zoologique de Rabat est spécialisé dans la faune marocaine, saharienne et africaine. Cinq écosystèmes africains sont reproduits à l’image des habitats d’origine des animaux :

-La Montagne de l’Atlas

-Le Désert

-La savane

-La Forêt Tropicale

-Les Zones Humides

Conçu selon un parcours séquzntiel le parc reproduit des paysages très proches du milieu naturel des espèces. Les expositions sont accompagnées d’une végétation acclimatée aux régions.

Au sein du zoo, interdiction de parler d’ « animaux en captivité ». L’environnement est arrangé de façon à procurer aux espèces une conservation ex situ. Les barrières sont quasi inexistantes, et remplacées par des abîmes végétaux ou des faussets ornés de plantes africaines.

Hormis la première année (2012) pendant laquelle le jardin zoologique national avait accueilli 800 000 visiteurs, le nombre moyen est de 600 000 visiteurs par an.

Durant les périodes de grande affluence (vacances d’été, vacances scolaires…) le zoo accueille une moyenne d’environ 3 000 visiteurs par jour. Durant la basse saison (au cours de l’année scolaire, au cours de la semaine) le nombre de visiteurs descend à 200 par jour.

Cette année, le zoo dépassera les 4 millions de visiteurs depuis son ouverture.

A l'intérieur des 27 hectares, on dénombre 2 000 animaux représentant 190 espèces différentes, dont une bonne partie menacée, à l'état sauvage.

Pour surveiller cet écosystème, une cinquantaine de soigneurs animaliers et deux vétérinaires et curateurs sont présents sur place. Au total, ils sont près de 170 personnes qui travaillent pour gérer le parc (84 en interne et 84 en externe).

Le jardin zoologique n’a pas réellement une activité commerciale

Détenu à 100% par l’Etat, le jardin zoologique national est une société anonyme créée en 2007.

Mis sous l’égide du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, le parc représente un investissement de 460 MDH, après le rachat de l’ancien terrain par le groupe immobilier Addoha.

Ne bénéficiant d’aucune subvention, le parc reçoit des donations versées par des mécènes: la fondation BMCE, Ciments du Maroc, les Eaux Minérales d'Oulmès, dons émiratis...

Le budget du zoo atteint les 30 MDH annuellement, dont 4 MDH sont consacrés à l’alimentation des animaux. Constituées en grande partie par la vente de billets et certaines prestations de services (parking, location d’espaces de restauration, voiturettes électriques, ferme pédagogique…), les recettes sont nettement inférieures au budget.

«Le parc survit grâce à la trésorerie restée excédentaire à la fin des travaux de construction. Mais il est clair que dans quelques années, nous serons à court de ressources pour assurer la pérennité de cet espace», déclare Salma Slimani, directrice générale déléguée du jardin zoologique de Rabat.

En plein dans le développement durable

Outre le divertissement et la détente, les volets pédagogique et instructif sont très présents. Mais pas que !

Le Jardin zoologique de Rabat s’est donné comme mission :

-La conservation et la protection des espèces animales et des écosystèmes dans lesquels elles vivent ainsi que la contribution à la sauvegarde des espèces de faune parmi les plus rares ou menacées d’extinction.

-La contribution aux recherches universitaires au sujet de différentes espèces, notamment sur le plan biologique, physiologique, comportemental ou sanitaire.

-L’éducation environnementale, l’information et la sensibilisation du grand public aux questions écologiques actuelles.

Le zoo a effectué plusieurs insertions dans le milieu sauvage depuis son ouverture en 2012. Cette activité concerne surtout la faune saharienne, dont les gazelles et les antilopes.

La directrice du zoo précise que la réintroduction des espèces dans le milieu naturel «est assurée par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, le jardin zoologique et quelques associations de conservation de certaines espèces menacées».

«Quand une surpopulation est constatée dans les zoos ou dans les aires protégées, des animaux sont prélevés pour être relâchés dans des réserves naturelles pendant une certaine période, le temps qu’ils puissent redévelopper leurs instincts et réflexes de survie. Une fois les réflexes développés, les animaux sont réintroduits dans leur habitat naturel d’origine. Plusieurs opérations de réintroduction ont été réalisées dans le sud du Maroc pour les antilopes sahariennes»

Grâce aux actions d’élevage et de suivi sanitaire, le jardin zoologique connaît chaque année une moyenne de 150 naissances.

Les résultats positifs du programme de conservation de la faune sauvage, enregistrés depuis l’année 2012, ont permis de constituer des populations viables de certaines espèces animales, et ce dans l’objectif éventuellement de les réintroduire et de collaborer avec un réseau d’institutions nationales et internationales œuvrant pour la sauvegarde de ces espèces.

La ferme pédagogique

S’étendant sur 5 hectares, la ferme pédagogique contribue à l'éducation des enfants (préservation de l’environnement, de la faune…) et offre une attraction supplémentaire grâce à des activités récréatives.

Des ateliers pédagogiques et des activités écologiques, les travaux de la ferme telle que la traite ou la tonte, le contact avec les animaux domestiques et l’alimentation des animaux sont autant de composantes de l’expérience ludo-éducative dans la ferme pédagogique.

Plus de 24.000 enfants ont pu bénéficier des ateliers de la ferme dans le but de leur introduire les thématiques relatives à la faune et à l’environnement en général.

«La ferme pédagogique est mise à la disposition des enfants, afin de les familiariser avec les métiers de la ferme. Nous leur expliquons les tâches quotidiennes des éleveurs, les caractéristiques des animaux de la ferme…, nous leur présentons également les spécificités de la végétation marocaine (les arganiers, la lavande…)», nous explique la directrice du zoo.

Un vivarium de reptiles pour bientôt

Prévu pour fin 2018, le vivarium est un nouvel espace dédié aux reptiles africains.

6 zones distinctes toutes étalées sur un espace d’environ 1.500 m2 mettront en valeur la biodiversité herpétologique africaine et permettront aux visiteurs de mieux comprendre le mode de vie des reptiles africains :

-Zone Subtropicale

-Zone Afro-alpine

-Zone Sud saharienne

-Zone Maroc

-Zone équatoriale

-Zone Malgache

40 espèces représentées par 145 animaux seront exposées :

-14 espèces de serpents

-16 espèces de lézards

-7 espèces de tortues

-2 espèces d’amphibiens

-1 espèce de crocodile.

Services et activités

La restauration rapide est la plus présente au parc avec 5 kiosques situés à la montagne de l’Atlas, aux zones humides, à la savane, à la forêt tropicale et à la ferme pédagogique.

Au niveau du village d’accueil, une variété de plats est proposée par la franchise Konopizza (pizzeria).

Le parc offre une panoplie de services annexes tels que les visites guidées en voiturettes électriques, les ateliers pédagogiques en faveur des enfants, l'organisation de conférences et de Team-Building.

L’aspect divertissement est très présent à travers les animations proposées par le zoo: maquillage visage, mascottes, déguisement, célébration des journées internationales, expositions, ateliers ludiques, nourrissage…

Infos pratiques

Les horaires d’ouverture varient selon les saisons. Le zoo est ouvert aux visiteurs de 10h à 16h30 pendant la période allant de novembre à mars, et de 10h à 18h30 d’avril à octobre. Pendant le mois de Ramadan, le parc est ouvert de 10h à 15h30.

S’agissant des moyens de transport pour se rendre au jardin zoologique de Rabat, les lignes 7, 18, 40 et 45 du bus sont disponibles des différents quartiers de la ville de Rabat. Deux lignes de grands taxis sont également opérationnelles: Kamra-Temara et Rabat ville-Temara.

Les petits taxis sont autorisés à se rendre au parc, le site n'est pas à l'extérieur du périmètre urbain.

Grille tarifaire

Hormis les réductions offertes à l’occasion de l’ouverture, les tarifs du jardin zoologique de Rabat sont restés inchangés depuis 2012. Les adultes paient 50 DH pour le ticket d’entrée. Pour les enfants de moins de 12 ans, le ticket d’entrée est à 30 DH.

Des réductions sont accordées aux groupes d’enfants, les écoles, les personnes à mobilité réduite, les étudiants…

«Alors que la captivité des animaux sauvages fait grincer des dents de plus en plus au sein des organisations et associations militantes dans le monde, comment défendez-vous votre parc ?» a-t-on demandé à Mme Slimani.

«Certains pensent que nous prenons des animaux de leur milieu naturel et les mettons en captivité. Ce qui n’est pas vrai, tous les animaux que nous conservons au parc sont pris de chez d’autres parcs zoologiques. Nous sommes tenus de respecter certaines réglementations qui font que nous effectuons des échanges entre parcs zoologiques. La récupération des animaux du milieu naturel n’est plus d’actualité il y’a bien longtemps.

En ce qui concerne le jardin zoologique de Rabat, tous les animaux que nous conservons sont acquis dans le cadre de conventions établies avec les parcs zoologiques partenaires ou autres institutions zoologiques en Afrique, en Europe ou dans certains pays arabes.

D’autre part, notre zoo a une vocation pédagogique: mieux connaître les espèces qui peuplent notre continent, et nous prenons part à des projets de protection des espèces.

Les gens oublient qu’il y’a des espèces qui, à cause du réchauffement climatique, de la désertification, n’ont plus d’espace naturel où vivre», répond-elle.

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