Depuis août dernier, le Maroc a lancé une opération de déplacements de migrants subsahariens qui se trouvent dans le nord du Royaume dans l’espoir de rallier l’Europe. Une mesure dénoncée par les associations marocaines des droits de l'homme.

A Tanger, environ 1.800 migrants subsahariens ont été déplacés. A Nador seule, cette opération a concerné plus de 2.000 migrants. "Ils ont été délogés de leur domicile ou camp, arrêtés et déplacés dans des bus vers les villes du sud notamment Tiznit", nous affirme Omar Naji, président de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), section Nador.

"Les migrants sont arrêtés, transportés et livrés à eux-mêmes", regrette notre source.

Le gouvernement y voit "un message aux réseaux de trafic d'êtres humains". "Il ne s’agit pas là d’une opération de refoulement en dehors du territoire national, le Royaume a œuvré à la consolidation de la politique publique nationale en matière d’intégration des immigrés à travers notamment la régularisation de leur situation et l’adoption de droits en matière de santé, de logement, de l'enseignement et des services sociaux de base" avait souligné le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d’un récent point de presse.

"Le Maroc et les partenaires européens poursuivent le dialogue et tiennent des rencontres régulières", a-t-il dit, assurant que le Royaume "ne peut assumer seul ce fardeau et appelle les partenaires européens à davantage d’interaction dans ce dialogue".

Fin août dernier, un groupe de 116 migrants entré à Sebta a été renvoyé vers le Maroc.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), un total de 4.382 migrants sont entrés par voie terrestre à Sebta et Melilla depuis le début de l'année.

L'Espagne reste la première porte d'entrée pour l'immigration clandestine en Europe, selon l'OIM, avec plus de 32.000 arrivées par terre et par mer depuis le début de l'année.

Le Maroc avait lancé en 2014 une politique de régularisation des migrants illégaux. Plus de 80% des demandes ont été régularisées, selon le CNDH.

 

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Depuis août dernier, le Maroc a lancé une opération de déplacements de migrants subsahariens qui se trouvent dans le nord du Royaume dans l’espoir de rallier l’Europe. Une mesure dénoncée par les associations marocaines des droits de l'homme.

 

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Le gouvernement y voit "un message aux réseaux de trafic d'êtres humains". "Il ne s’agit pas là d’une opération de refoulement en dehors du territoire national, le Royaume a œuvré à la consolidation de la politique publique nationale en matière d’intégration des immigrés à travers notamment la régularisation de leur situation et l’adoption de droits en matière de santé, de logement, de l'enseignement et des services sociaux de base" avait souligné le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d’un récent point de presse.

"Le Maroc et les partenaires européens poursuivent le dialogue et tiennent des rencontres régulières", a-t-il dit, assurant que le Royaume "ne peut assumer seul ce fardeau et appelle les partenaires européens à davantage d’interaction dans ce dialogue".

Fin août dernier, un groupe de 116 migrants entré à Sebta a été renvoyé vers le Maroc.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), un total de 4.382 migrants sont entrés par voie terrestre à Sebta et Melilla depuis le début de l'année.

L'Espagne reste la première porte d'entrée pour l'immigration clandestine en Europe, selon l'OIM, avec plus de 32.000 arrivées par terre et par mer depuis le début de l'année.

Le Maroc avait lancé en 2014 une politique de régularisation des migrants illégaux. Plus de 80% des demandes ont été régularisées, selon le CNDH.

 

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