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Volailles infectées: la FISA dément et dénonce une campagne de dénigrement 

Mardi 27 novembre 2018 à 16h11
Volailles infectées: la FISA dément et dénonce une campagne de dénigrement
 

De nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des viandes de volailles avec des signes d'infection ou de putréfaction au niveau de la poitrine dus, selon les explications d'un lanceur d'alerte anonyme, à des piqûres de colistine (antibiotique). La FISA dément tout cela et assure qu'il s'agit d'une campagne de dénigrement des produits avicoles.

Depuis quelques jours, de nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux avec pour sujet la qualité des viandes de volailles.

Tout commence par la diffusion d'un enregistrement audio d'un intervenant dans l'émission radio "Hdi Rassek" de la SNRT. Un homme, requérant l'anonymat et se déclarant "technicien agricole", affirme que le taux de mortalité de la volaille a augmenté ces derniers temps, et que les éleveurs "n'hésitent pas à leur injecter des antibiotiques, plus précisément de la colistine pour les doper le temps de les écouler sur le marché".

"Normalement, un poulet traité à la colistine doit rester au moins 21 jours à la ferme avant d'être vendu pour une consommation directe ou livré aux unités de production de charcuterie", précise le technicien. "Ce délai n'est pas respecté, car il n'y a pas de contrôle", ajoute-t-il. 

Le technicien qui affirme travailler dans le secteur avicole appelle les citoyens à la vigilance et leur donne une astuce pour vérifier si le poulet acheté "a subi une piqûre d'antibiotique ou pas". Il explique qu'il faut enlever la peau au niveau de la poitrine et vérifier s'il y a une rougeur ou un point bleu qui serait selon lui l'emplacement de la piqûre d'antibiotique.

C'est justement ce qu'ont fait certains citoyens, d'après les vidéos que nous avons pu visionner. Notons que nous n'avons pas pu authentifier ces vidéos, ni la date de leur publication, ni même la date de passage de ce technicien anonyme sur les ondes de la radio. 

D'après ces vidéos qui ont fortement circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux et sur WhatsApp qui est devenu un canal à part entière au Maroc, des citoyens affirment avoir trouvé des traces de piqûres sur la viande de poulet achetée. Dans l'une des vidéos, l'on arrive à voir qu'au milieu de la poitrine il y a une putréfaction de la viande. 

Contacté par Médias24, Youssef Alaoui, président de la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA), assure que "ces vidéos sont anciennes et qu'elles ont été recyclées. De plus, nous ne savons pas dans quelles conditions ont été tournées ces images, ni si les carcasses n'étaient pas déjà mortes depuis plusieurs jours". 

Pour notre interlocuteur, l'objectif derrière ces vidéos "est de dénigrer le poulet en tant que produit". 

"Je rappelle de nouveau qu'il n'y a pas d'usage d'hormones par les éleveurs au Maroc. Et en ce qui concerne le traitement antibiotique, il peut être donné par piqûre si un poulet tombe malade", affirme-t-il avant d'inviter les consommateurs à faire le test suivant: "Prenez un poulet vivant, tuez-le dans des conditions traçables et faites l'autopsie en laboratoire. La FISA s'engage à vous rembourser vos frais si vous trouvez quelque chose", promet-t-il.
 

Médias24 a également contacté l'Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA) sans pouvoir joindre les responsables. 

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